<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457</id><updated>2011-07-08T17:22:33.958+02:00</updated><title type='text'>Liberté La Nuit</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>69</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-9191400767523252590</id><published>2010-08-12T12:19:00.005+02:00</published><updated>2010-08-12T13:14:28.413+02:00</updated><title type='text'>A ma place</title><content type='html'>Parfois me reviennent des mots de cette histoire. Je marche dans la rue, je nage dans l'eau trouble d'une piscine parisienne, et je pense non pas à lui mais à un discours sur lui, ou parfois pour lui. C'est comme si j'étais tantôt le narrateur de cette histoire, tantôt l'auteur de lettres qu'il ne recevra jamais. Cette histoire est bel et bien finie, depuis trois mois. C'est peu trois mois, et c'est beaucoup en même temps. Car je l'ai beaucoup - et mal certes - aimé ; et que j'ai très peu le désir de le revoir. Il est mort pour moi en tant qu'être. Je ne veux plus rien de lui, et plus définitif encore : ne plus rien lui donner. Il est un souvenir dans lequel se perdre, un texte à interpréter, une maladie qu'il faut éviter de contracter une deuxième fois. De tous mes amours, pourquoi est-ce celui-ci que je trouve aujourd'hui le plus regrettable, le plus humiliant, le plus dégoûtant ? Est-il plus honteux que d'autres amants ? Ou simplement plus beau ? Comment ai-je pu m'attacher à ce point à quelqu'un qui, de façon si évidente, grossière, n'était pas pour moi - et aller aussi loin dans la haine de moi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des gens n'ont fait que m'effleurer, une caresse inconséquente ; rares sont ceux qui m'ont élevé, et c'est dans ces rencontres amoureuses - ou amicales peu importe - qu'on est certain d'avoir été là où on devait être, avec les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;bonnes&lt;/span&gt; personnes ; enfin encore plus rares, au point de se compter sur les doigts d'une main, sont ceux qui m'ont avili, qui ont fait de moi moins que ce que j'étais, car même dans les souffrances sociales, les humiliations de la vie quotidienne, nous sommes sauvés par un apprentissage "sur le tas", une haine aussi immédiate qu'éphémère, qui se clôt sur elle-même - ce sont des sentiments unis que le souvenir balaie d'un revers de la main et nous n'avons rien perdu avec cette haine aussi efficace qu'un clignement d'œil pour faire partir un cil qui incommode notre vision. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimerais ne plus l'aimer du tout et ne plus nous en vouloir, à lui comme à moi, de cet amour malade. Ainsi, j'aurais eu raison de l'aimer (c'était un type bien, comme on dit), et je ne souffrirai plus de cet amour impossible. Parfois j'atteins pour lui une forme de tendresse, mais je vois bien qu'elle se charge, hélas, d'un mépris paternaliste, parfois même - et c'est le sentiment le plus difficile à ressentir - d'une pure et entière pitié.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis peu, il m'ait arrivé de l'oublier. Des jours entiers. Des nuits de pleine lune sans cauchemars de lui, sans rêves durant lesquels je sens son corps se coller au mien, son érection contre moi. Quand je me rends compte que je l'ai oublié, je suis pris d'un bonheur enfantin, dont la puérilité m'étonne ; et c'est bien sûr à ce moment précis que je me souviens de lui et que commence le discours tourbillonnant, que se met en marche la machine à réécrire les souvenirs. Si quand je ne pense pas à lui, je suis bien - la question de l'amour et du malheur n'a pas frappé à ma porte, encore -, quand je repense à lui, alors que suis-je ? Un vengeur, un amoureux, un malade, un fou ? C'est parce que ces sentiments sont moins forts aujourd'hui, l'oscillation entre le haut et le bas de plus en plus proche d'une platitude qui lui ferait beaucoup de peine, à lui mon bel orgueilleux, que je peux écrire ces mots. Me libérer. Exister. Être à ma place.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-9191400767523252590?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/9191400767523252590/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=9191400767523252590' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/9191400767523252590'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/9191400767523252590'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2010/08/ma-place.html' title='A ma place'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-8719424431356785146</id><published>2010-07-23T01:01:00.003+02:00</published><updated>2010-07-23T01:14:31.904+02:00</updated><title type='text'>Déclaration d'amour (mathématique)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/TEjNzyzj5AI/AAAAAAAAC-E/CuNcohn7WDg/s1600/P1020398.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 360px; height: 270px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/TEjNzyzj5AI/AAAAAAAAC-E/CuNcohn7WDg/s400/P1020398.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5496869634900747266" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le vertige. C'est ce que je me dis tout le temps en ce moment. L a remplacé A qui a remplacé Y. Une page a été tournée, une odeur oubliée, un corps a effacé un autre corps. Je hais l'oubli. Quand donc cette inexorable ligne des amours nouvelles cessera-t-elle ? Je ne veux plus aimer. Plus aimer d'autres. Si seulement j'avais pu être l'homme de Y à vie. Je ne veux plus avoir aimé A, je m'en veux de cette aventure qui est devenue une histoire qui est devenue moi. J'aimerais même parfois ne pas avoir rencontré L, qu'aujourd'hui j'aime pourtant et qui me rend heureux ; car il est aussi le témoin et la preuve de mon inconstance, ou peut-être même de celle du temps. En L, je vois déjà D, V, K, Z qui le remplaceront et se remplaceront les uns les autres, et je trouve cela effrayant, vertigineux. Je veux m'arrêter, ne rien oublier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pensais ne jamais pouvoir vivre sans Y - pendant 8 ans, c'est ce que j'ai pensé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pensais ne jamais pouvoir vivre sans A - pendant 9 mois c'est ce que j'ai pensé, 9 mois pendant lesquels j'ai presque oublié Y. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L en effaçant A m'a redonné Y. Maintenant je suis le Y de L, celui que je n'ai pas réussi à être pour A. Je suis donc à jamais mon amour pour Y. C'est ce qui me sauve du néant. Et c'est encore à Y que je le dois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-8719424431356785146?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/8719424431356785146/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=8719424431356785146' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/8719424431356785146'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/8719424431356785146'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2010/07/declaration-damour-mathematique.html' title='Déclaration d&apos;amour (mathématique)'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/TEjNzyzj5AI/AAAAAAAAC-E/CuNcohn7WDg/s72-c/P1020398.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-5239418276838979313</id><published>2010-05-28T19:26:00.005+02:00</published><updated>2010-05-28T19:56:44.886+02:00</updated><title type='text'>8 ans, 9 mois et 7 heures</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/TAAA114Kg-I/AAAAAAAAC9o/ylCIPYY_dIs/s1600/DVC00091.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 360px; height: 270px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/TAAA114Kg-I/AAAAAAAAC9o/ylCIPYY_dIs/s400/DVC00091.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5476378071878239202" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai vu un dimanche de mai. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne l'ai vu que quatre fois depuis notre rupture parce qu'il ne voulait pas. Ce dimanche-là, nous avons passé sept heures ensemble. Nous avons enfin parlé de la fin de notre histoire, sans gêne. Et je me suis mis à pleurer. Lui aussi. Il était ému que je sois ému. Alors j'ai pleuré pendant presque trois heures de façon ininterrompue, et puis j'ai encore pleuré seul en rentrant chez moi tard dans la nuit... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que j'étais si triste que ça ? Je crois que c'était surtout une émotion trop longtemps refoulée qui submergeait mon corps. Le deuil à faire n'était pas celui de mon grand amour nouvellement perdu, mais c'était le sien, celui de mon amour de huit ans ; un deuil que j'avais tout fait pour fuir en me jetant dans les bras d'un autre, d'une passion.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Soudain, ma vie de ces neuf derniers mois me sembla très lointaine, les moments pourtant si intenses de joie et de souffrance s'affaiblirent, et cette relation de huit ans revint en un vertige, aussi vif qu'un clignement d'œil ; en une vague, tout est revenu : je me suis souvenu de nos voyages, de nos orgasmes, de nos disputes, de nos fêtes, de nos moments de tendresse le soir devant un dvd, de nos retrouvailles après les moments de froid, de sa voix si douce au téléphone quand nous étions loin, de nos échecs aussi, et de son regard sur moi, un regard qui me couvait, et de notre premier regard surtout, dans cette boite de nuit kitsch... Oui, en un instant, ce fut comme si le temps n'existait pas, que tout - huit années de vie - était réuni en un accéléré terrifiant et sublime de quelques instants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la première fois depuis neuf mois, je me sentis UN. C'était comme si cette crise de larmes devant lui et sa réponse - le fait qu'il n'ait pas changé, qu'il soit si beau, si intelligent, si généreux - m'avaient rendu à moi-même. Oui, je l'ai aimé, et celui qui l'a aimé est toujours moi, vivant, même si cet amour a pris une autre forme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dimanche-là, son regard, son amour a remplacé le chaos qu'était ma vie par l'ordre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis absolument persuadé à cet instant que dans très peu de temps je vais être heureux à nouveau. Ça y est, je suis déjà heureux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-5239418276838979313?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/5239418276838979313/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=5239418276838979313' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/5239418276838979313'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/5239418276838979313'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2010/05/8-ans-9-mois-et-7-heures.html' title='8 ans, 9 mois et 7 heures'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/TAAA114Kg-I/AAAAAAAAC9o/ylCIPYY_dIs/s72-c/DVC00091.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-9065711038293187112</id><published>2010-05-24T23:13:00.003+02:00</published><updated>2010-05-24T23:25:37.281+02:00</updated><title type='text'>Réécrire</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/S_ruU6DD32I/AAAAAAAAC9c/uuf3LoFMh-8/s1600/P1010495.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 360px; height: 270px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/S_ruU6DD32I/AAAAAAAAC9c/uuf3LoFMh-8/s400/P1010495.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5474950339969146722" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Réécrire ? Oui, mais pour qui ? Pour quoi ? Depuis un an, ma vie est devenue mon œuvre. Un peu ratée comme œuvre, certes. Un roman de gare ? Pas tout à fait. J'ai tellement cru au romanesque ! J'ai cru qu'on pouvait vivre d'amour, par exemple. J'aurais pu en mourir de cette croyance. Car j'ai rencontré un garçon plus romanesque que moi, et je m'y suis brûlé les ailes - comme d'autres s'étaient brûlés à moi auparavant ? J'ai tout quitté pour lui, y compris mon amour de 8 ans. Et voilà 9 mois après, c'est un accouchement, mais pas celui escompté, c'est celui de ma solitude. Se retrouver seul pour la première fois de ma vie d'homme. Est-ce mal de ne plus vouloir aimer ? De ne plus être amoureux de l'amour ? Le vertige reviendra-t-il ? Et si je ne suis plus celui qui aimait et était aimé, alors qui est cet inconnu dans le miroir ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-9065711038293187112?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/9065711038293187112/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=9065711038293187112' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/9065711038293187112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/9065711038293187112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2010/05/reecrire.html' title='Réécrire'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/S_ruU6DD32I/AAAAAAAAC9c/uuf3LoFMh-8/s72-c/P1010495.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-5864650076091686729</id><published>2009-03-18T12:53:00.002+01:00</published><updated>2009-03-18T13:02:28.235+01:00</updated><title type='text'>le bonheur</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/ScDhY-Qc4QI/AAAAAAAABsU/RzCDzOzlndA/s1600-h/bonheur+2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/ScDhY-Qc4QI/AAAAAAAABsU/RzCDzOzlndA/s400/bonheur+2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314495379442295042" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il faudra un jour que je dise l'impossibilité d'aimer deux personnes en même temps, la beauté de cette impossibilité, que le plus grand des bonheurs peut être inséparable du plus grand des malheurs, que je dise aussi le sentiment de la mort qui rôde derrière tout grand amour et la liberté, immense, effrayante et salutaire, de la perte d'un grand amour, et puis les retrouvailles, oui, il ne faudra pas oublier les retrouvailles, le quatrième temps de l'amour selon Godard, quand on a cru qu'on avait tout perdu et qu'on retrouve un vieil amour comme un premier jour de soleil du printemps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-5864650076091686729?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/5864650076091686729/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=5864650076091686729' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/5864650076091686729'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/5864650076091686729'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2009/03/le-bonheur.html' title='le bonheur'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/ScDhY-Qc4QI/AAAAAAAABsU/RzCDzOzlndA/s72-c/bonheur+2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-4692761042290253231</id><published>2008-10-11T19:38:00.007+02:00</published><updated>2008-10-12T19:45:23.660+02:00</updated><title type='text'>embrasser toutes les heures (faces)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SPDog2D3-sI/AAAAAAAABOA/Foxk6y8OOeM/s1600-h/faces.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SPDog2D3-sI/AAAAAAAABOA/Foxk6y8OOeM/s400/faces.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255956416106592962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'aimerais relire chaque livre, revoir chaque film, rejouer chaque musique que j'ai aimés, ceux qui font partie de moi. J'aimerais partager mes passages (tel paragraphe des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vagues&lt;/span&gt;), mes extraits (tel plan de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Faces&lt;/span&gt;), mes airs (telle ouverture de Wagner) avec les gens que j'aime, qui me comprennent, ou parfois même, m'aiment sans me comprendre. Je n'ai jamais fait de différence entre les personnes et les œuvres. A un moment de ma vie, un livre, un film, une musique (un tableau, etc.) me bouleverse, de même que ce que dit un être me semble inédit et tellement proche à la fois. Tout est une question d'âme, un accord secret comme une mélodie où soudain la musique se fond dans l'image... J'ai été ému aujourd'hui de voir la douce présence des mes amis. Et puis je relis Sénèque, ce qui m'aide toujours. Pour la première fois depuis longtemps, et bien que je me sente très fatigué, je suis apaisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;"Certains moments nous sont retirés, certains dérobés, certains filent. La perte la plus honteuse pourtant est celle que l'on fait par négligence. Veux-tu y prêter attention : une grande partie de la vie s'écoule à mal faire, la plus grande à ne rien faire, la vie toute entière à faire autre chose.&lt;br /&gt;Quel homme me citeras-tu qui mette un prix au temps, qui estime la valeur du jour, qui comprenne qu'il meurt chaque jour ? C'est là notre erreur, en effet, que de regarder la mort devant nous : en grande partie, elle est déjà passée ; toute l'existence qui est derrière nous, la mort la tient. Fais donc, mon cher Lucilius, ce que tu écris que tu fais, embrasse toutes les heures ; de la sorte, tu dépendras moins du lendemain quand tu auras mis la main sur aujourd'hui. Pendant qu'on la diffère, la vie passe en courant"&lt;br /&gt;Sénèque, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Lettres à Lucilius&lt;/span&gt;, Lettre 1 (extrait)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-4692761042290253231?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/4692761042290253231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=4692761042290253231' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4692761042290253231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4692761042290253231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2008/10/embrasser-toutes-les-heures-faces.html' title='embrasser toutes les heures (faces)'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SPDog2D3-sI/AAAAAAAABOA/Foxk6y8OOeM/s72-c/faces.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-8798650956941164625</id><published>2008-10-07T11:53:00.005+02:00</published><updated>2008-10-07T14:17:41.120+02:00</updated><title type='text'>these days</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SOtTYGC42VI/AAAAAAAABNI/z7zzJ0ROhmY/s1600-h/Violet+Green+and+Red.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SOtTYGC42VI/AAAAAAAABNI/z7zzJ0ROhmY/s400/Violet+Green+and+Red.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254385063662508370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Now that it's time&lt;br /&gt;Now that the hour hand has landed at the end&lt;br /&gt;Now that it's real&lt;br /&gt;Now that the dreams have given all they had to lend&lt;br /&gt;I want to know do I stay or do I go&lt;br /&gt;And maybe try another time&lt;br /&gt;And do I really have a hand in my forgetting ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Now that I've tried&lt;br /&gt;Now that I've finally found that this is not the way,&lt;br /&gt;Now that I turn&lt;br /&gt;Now that I feel it's time to spend the night away&lt;br /&gt;I want to know do I stay or do I go&lt;br /&gt;And maybe finally split the rhyme&lt;br /&gt;And do I really understand the undernetting ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yes and the morning has me&lt;br /&gt;Looking in your eyes&lt;br /&gt;And seeing mine warning me&lt;br /&gt;To read the signs carefully.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Now that it's light&lt;br /&gt;Now that the candle's falling smaller in my mind&lt;br /&gt;Now that it's here&lt;br /&gt;Now that I'm almost not so very far behind&lt;br /&gt;I want to know do I stay or do I go&lt;br /&gt;And maybe follow another sign&lt;br /&gt;And do I really have a song that I can ride on ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Now that I can&lt;br /&gt;Now that it's easy, ever easy all around.&lt;br /&gt;Now that I'm here&lt;br /&gt;Now that I'm falling to the sunlights and a song&lt;br /&gt;I want to know do I stay or do I go&lt;br /&gt;And do I have to do just one&lt;br /&gt;And can I choose again if I should lose the reason ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yes, and the morning&lt;br /&gt;Has me looking in your eyes&lt;br /&gt;And seeing mine warning me&lt;br /&gt;To read the signs more carefully.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Now that I smile,&lt;br /&gt;Now that I'm laughing even deeper inside.&lt;br /&gt;Now that I see,&lt;br /&gt;Now that I finally found the one thing I denied&lt;br /&gt;It's now I know do I stay or do I go&lt;br /&gt;And it is finally I decide&lt;br /&gt;That I'll be leaving&lt;br /&gt;In the fairest of the seasons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nico, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;The fairest of the seasons&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-8798650956941164625?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/8798650956941164625/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=8798650956941164625' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/8798650956941164625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/8798650956941164625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2008/10/now-that-its-time-now-that-hour-hand.html' title='these days'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SOtTYGC42VI/AAAAAAAABNI/z7zzJ0ROhmY/s72-c/Violet+Green+and+Red.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-4490401198032629911</id><published>2008-10-07T11:52:00.001+02:00</published><updated>2008-10-07T11:56:53.683+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Mes seuls moments de bonheur, je les dois à l'alcool. J'avais oublié comme il était bon de le laisser couler dans les veines. Le temps n'existe plus, la nuit nous appartient, il n'y a plus que des regards chatoyants, comme des anges qui se posent sur mes lèvres pour effacer le passé, un impossible pardon. Le lendemain, bien sûr, la gueule ouverte comme celle d'un chien en train de crever qu'il faut remplir à flots, pour recommencer jusqu'à la nuit des temps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-4490401198032629911?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/4490401198032629911/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=4490401198032629911' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4490401198032629911'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4490401198032629911'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2008/10/mes-seuls-moments-de-bonheur-je-les.html' title=''/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-7582527589045935676</id><published>2008-10-07T11:25:00.004+02:00</published><updated>2008-10-07T11:58:37.078+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>I've been out walking&lt;br /&gt;I don't do too much talking&lt;br /&gt;These days, these days.&lt;br /&gt;These days I seem to think a lot&lt;br /&gt;About the things that I forgot to do&lt;br /&gt;And all the times I had the chance to.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I've stopped my rambling,&lt;br /&gt;I don't do too much gambling&lt;br /&gt;These days, these days.&lt;br /&gt;These days I seem to think about&lt;br /&gt;How all the changes came about my ways&lt;br /&gt;And I wonder if I'll see another highway.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I had a lover,&lt;br /&gt;I don't think I'll risk another&lt;br /&gt;These days, these days.&lt;br /&gt;And if I seem to be afraid&lt;br /&gt;To live the life that I have made in song&lt;br /&gt;It's just that I've been losing so long.&lt;br /&gt;La la la la la, la la.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I've stopped my dreaming,&lt;br /&gt;I won't do too much scheming&lt;br /&gt;These days, these days.&lt;br /&gt;These days I sit on corner stones&lt;br /&gt;And count the time in quarter tones to ten.&lt;br /&gt;Please don't confront me with my failures,&lt;br /&gt;I had not forgotten them.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nico, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;These days&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-7582527589045935676?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/7582527589045935676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=7582527589045935676' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/7582527589045935676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/7582527589045935676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2008/10/ive-been-out-walking-i-dont-do-too-much.html' title=''/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-1214552770710494820</id><published>2008-09-26T14:17:00.005+02:00</published><updated>2008-09-26T14:50:44.389+02:00</updated><title type='text'>esclave, le temps</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SNzZhJIAfgI/AAAAAAAABMw/hJfKoGNUrBk/s1600-h/Isra%C3%ABl+031.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SNzZhJIAfgI/AAAAAAAABMw/hJfKoGNUrBk/s400/Isra%C3%ABl+031.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250310429015571970" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Avant je me taisais. Je ne disais rien quand on enviait ma situation professionnelle. Quelle liberté ! Que j'aimerais faire comme toi ! Travailler de chez moi, fixer mes propres horaires, partir quand bon me semble... Maintenant j'ose le dire : c'est plus que difficile de n'avoir d'autre maître à détester que soi-même. Les humains deviennent des entités abstraites qui tournent comme les ailes du moulin en se renvoyant une balle invisible (comme à la fin de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Blow up&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma situation, c'est certain, m'a donné les plus grandes joies. Par un après-midi estival, marcher dans Paris avec un ami, jouir des changements de lumière sur le parvis en sirotant un verre de n'importe quoi, chercher la beauté secrète des films, des tableaux, faire l'amour, écrire et lire des mots doux - se les répéter. Le regard ainsi libéré se fait caresse. Cet état d'abandon fut inégalable, car le bonheur a rarement conscience d'être bonheur ; et celui-ci était tout à la fois, le bonheur et son intelligence. Un instant suspendu qui durait, en somme. Cela devrait être interdit : c'est injuste d'avoir été si heureux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cet instant, pourtant, je vois bien que ma liberté est une fenêtre ouverte sur la plus grande des prisons, un esclavage souterrain et séduisant loin d'un bureau kafkaïen. Comment leur dire que ma liberté est un champ, que derrière le champ, il y a une forêt, qui cache un autre champ, qui cache une autre forêt, qui cache... Parfois j'ai tout de même envie de courir, de précipiter ma chute pour être vraiment perdu. Ailleurs. Loin. Pour voir - comme dirait un joueur de poker. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voir quoi au juste ? Si dans un autre champ très loin, je ne pourrais pas, par hasard, être un peu meilleur et m'aimer un peu mieux ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-1214552770710494820?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/1214552770710494820/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=1214552770710494820' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/1214552770710494820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/1214552770710494820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2008/09/esclave-le-temps.html' title='esclave, le temps'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SNzZhJIAfgI/AAAAAAAABMw/hJfKoGNUrBk/s72-c/Isra%C3%ABl+031.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-3992536776282151609</id><published>2008-09-24T13:30:00.004+02:00</published><updated>2008-09-24T13:57:46.010+02:00</updated><title type='text'>renoncement</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SNoqKFI2qNI/AAAAAAAABMo/dfTdLdP3E1M/s1600-h/Eoliennes%27.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SNoqKFI2qNI/AAAAAAAABMo/dfTdLdP3E1M/s400/Eoliennes%27.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5249554668320106706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cela ressemblerait à une danse. Deux pas en avant, trois en arrière, deux en avant, un de côté. Après la douloureuse révolte de mon corps, je me suis finalement cassé le même jour lors d'un déménagement et la dent et l'orteil - mais je préfère dire le pied parce que c'est plus impressionnant et plus lacanien (ainsi je peux dire que cela m'a cassé les pieds, et que je m'y suis cassé les dents). J'ai rarement vu quelqu'un qui somatisait autant. Cela m'amuserait franchement, cette surprise d'avoir un corps qui dit les choses à ma place. De toute façon, je n'ai jamais rien pu cacher. Ma douleur, comme mon désir, sont transparents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes récentes décisions de sagesse m'auront donc coûté beaucoup. Deux petites castrations plus loin, je me dis que je vais renoncer moins violemment à tout ce qui a fait que j'étais moi. J'ai dit à J* hier : "Je dois renoncer à ce qui est le plus beau pour être bien, un homme bien". C'est souvent comme ça, le langage, on ne sait pas ce qu'on va dire et on est dépassé par une vérité plus grande que nous, qu'on n'avait même pas soupçonnée. Donc, pour être ce fameux type bien (qu'est-ce que c'est un "type bien" d'ailleurs ?), je dois renoncer à cette recherche de la beauté, de la rencontre, de la grâce, à transcender mes amitiés amoureuses en douce et durable fraternité, Eros en Philia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, le temps passe, le temps passe, et certains jours, je me sens si seul. Je suis pourtant bien entouré. Quelques uns sont fidèles, les autres sont aspirés dans leur vie - et comment leur en vouloir ? J'aimerais percer le mystère du cœur des hommes. Savoir si eux aussi ressentent cette solitude intérieure à certaines heures du jour, de façon impromptue et pourtant si intense, une solitude qui leur donne envie de crier, ou alors de s'allonger et de fermer les yeux pour mieux se plonger dans la nuit...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-3992536776282151609?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/3992536776282151609/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=3992536776282151609' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/3992536776282151609'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/3992536776282151609'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2008/09/renoncement.html' title='renoncement'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SNoqKFI2qNI/AAAAAAAABMo/dfTdLdP3E1M/s72-c/Eoliennes%27.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-7694551351327415624</id><published>2008-08-30T13:09:00.004+02:00</published><updated>2008-08-30T13:51:17.621+02:00</updated><title type='text'>le syndrome de stendhal</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SLkyxyUhnDI/AAAAAAAABMg/HY20EmlzH8A/s1600-h/vertigo3.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SLkyxyUhnDI/AAAAAAAABMg/HY20EmlzH8A/s400/vertigo3.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5240275472325123122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il m'aura donc fallu toutes ces années pour comprendre. Tous ces livres, toutes ces pages, tous ces mots placés les uns à la suite des autres. Comment de si petites unités (un mot, ce n'est vraiment rien) peuvent-elles causer d'aussi vives douleurs ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m'a fallu survivre à trois bronchites - moi qui n'en avais jamais eue - lors de la lecture de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Montagne magique&lt;/span&gt; l'année dernière. Au fur et à mesure de l'avancée du récit, je me sentais aussi souffreteux que le pauvre Hans Castorp qui en pleine santé rend visite à son cousin dans un sanatorium et y reste sept années... La lecture intégrale des romans de Maupassant m'a peu à peu saisi par la même forme d'hypnose. Goûtant de plus en plus son écriture précise, je me suis laissé aller à relire les passages les plus beaux (qui sont aussi les plus violents), à les relire encore jusqu'à en être tout imprégné. Peu à peu, les nuits furent moins douces. Il y eut les insomnies de 3 heures, les cauchemars de 5, et les réveils précoces de 7. Puis il y eut des tremblements au niveau du cœur. Comme dans une horloge, accroché par un long fil un peu trop fin, mon cœur se balançait dans ma cage thoracique (ce qui doit être physiquement impossible, mais qui est bel et bien la sensation que je ressentais alors). Et puis les crises sont devenues plus nombreuses, diurnes, jusqu'à quatre par jour. La certitude que ma mort était proche était mon seul recours, car cela n'avait rien d'effrayant, au contraire. Ah ! Enfin, quelque chose donnera enfin un sens à cette vie... Voilà ce que je me disais. Quand une amie a reconnu ses propres symptômes à ma description, elle m'a offert un antidote imparable : pouvoir nommer le mal était déjà lutter contre lui. Ainsi, le poison et le contre-poison étaient identiques. Ce qu'elle a dit ? Crise d'angoisse. L'angoisse de Maupassant. L'angoisse d'être enfermé dans des projets professionnels stériles. L'angoisse d'une vie de couple agonisante. L'angoisse d'un déménagement qui n'en finit pas. L'angoisse d'un meilleur ami qui devient gravement paranoïaque. L'angoisse de ne plus être aimé, et de ne plus aimer non plus. Le mois d'août parisien aura été une prison de plus. Mais il aura suffi que cette amie me dise ce mot, que je sache, pour que mes poumons et mon cœur retrouvent en partie leur fonction et leur efficacité naturelles. Maintenant, je les guette, mes crises, et je les calme avant même qu'elles n'aient commencé. Elles viennent à des moments précis, avant le déjeuner quand je manque de force, en fin de journée quand je sens que le temps a passé et que je me demande si j'ai assez vécu, et la nuit - les plus vives sont la nuit. Elles font parties de moi à présent, ces crises. Je les dompte, je les caresse, je les respecte : elles sont la juste révolte de mon corps contre les chaînes que je m'impose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au syndrome de Stendhal, psychiatriquement reconnu, c'est celui que ressentait l'auteur du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Rouge et le noir&lt;/span&gt; devant des œuvres en Italie, des œuvres dont la beauté était si forte qu'il était gagné par des vertiges, palpitations, tremblements. Le plaisir et la douleur en même temps. Sagement, j'ai remis la lecture des deux derniers romans de Maupassant à plus tard. Je me noie à présent dans Murakami, cela me semble moins dangereux. Mais dieu sait sur quel rivage il me mènera...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-7694551351327415624?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/7694551351327415624/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=7694551351327415624' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/7694551351327415624'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/7694551351327415624'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2008/08/le-syndrome-de-stendhal.html' title='le syndrome de stendhal'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SLkyxyUhnDI/AAAAAAAABMg/HY20EmlzH8A/s72-c/vertigo3.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-3594668610409507497</id><published>2008-08-07T15:20:00.002+02:00</published><updated>2008-08-07T15:24:51.489+02:00</updated><title type='text'>une si douce violence</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SJr3cqAD5MI/AAAAAAAABLo/6xZVm83UzfM/s1600-h/P1020937.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SJr3cqAD5MI/AAAAAAAABLo/6xZVm83UzfM/s400/P1020937.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5231765988827194562" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quoi ? Tu veux qu'on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu'on renonce au monde pour lui, et qu'on n'ait plus d'yeux pour personne ? La belle chose de vouloir se piquer d'un faux honneur d'être fidèle, de s'ensevelir pour toujours dans une passion, et d'être mort dès sa jeunesse, à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux: non, non, la constance n'est bonne que pour des ridicules, toutes les belles ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être rencontrée la première, ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos cœurs. Pour moi, la beauté me ravit partout, où je la trouve ; et je cède facilement à cette douce violence, dont elle nous entraîne ; j'ai beau être engagé, l'amour que j'ai pour une belle, n'engage point mon âme à faire injustice aux autres ; je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et rends à chacune les hommages, et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu'il en soit, je ne puis refuser mon cœur à tout ce que je vois d'aimable, et dès qu'un beau visage me le demande, si j'en avais dix mille, je les donnerais tous. Les inclinations naissantes après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l'amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à réduire par cent hommages le cœur d'une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu'on y fait ; à combattre par des transports, par des larmes, et des soupirs, l'innocente pudeur d'une âme, qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu'elle nous oppose, à vaincre les scrupules, dont elle se fait un honneur, et la mener doucement, où nous avons envie de la faire venir. Mais lorsqu'on en est maître une fois, il n'y a plus rien à dire, ni rien à souhaiter, tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d'un tel amour; si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre cœur les charmes attrayants d'une conquête à faire. Enfin, il n'est rien de si doux, que de triompher de la résistance d'une belle personne ; et j'ai sur ce sujet l'ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits. Il n'est rien qui puisse arrêter l'impétuosité de mes désirs, je me sens un cœur à aimer toute la terre ; et comme Alexandre, je souhaiterais qu'il y eût d'autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Molière, Dom Juan, Acte I scène 2&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-3594668610409507497?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/3594668610409507497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=3594668610409507497' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/3594668610409507497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/3594668610409507497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2008/08/une-si-douce-violence.html' title='une si douce violence'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SJr3cqAD5MI/AAAAAAAABLo/6xZVm83UzfM/s72-c/P1020937.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-2154579844882129330</id><published>2008-07-16T15:57:00.003+02:00</published><updated>2008-07-16T16:17:13.874+02:00</updated><title type='text'>vacances</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_BHVgrh-bR0g/SH4CtH-f8qI/AAAAAAAABFw/mhhN1g60TK8/s1600-h/P1020884.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_BHVgrh-bR0g/SH4CtH-f8qI/AAAAAAAABFw/mhhN1g60TK8/s400/P1020884.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223615592054911650" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voyager. Travailler. Voyager. Travailler. De festival de cinéma en concert à Milan, de Berlin au sud de la France, j'ai oublié comment être chez moi - à Paris. C'est bien simple, je travaillais davantage quand j'étais officiellement en vacances ! Dans une latence propice à la mélancolie, je recule des obligations qui n'en sont pas vraiment. J'attends quelque chose qui ne viendra pas et qui me serrera le coeur en septembre par son absence même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le temps est volatil l'été... Allons, allons, reprenons-nous : il faut &lt;span style="font-style:italic;"&gt;faire&lt;/span&gt; quelque chose...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-2154579844882129330?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/2154579844882129330/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=2154579844882129330' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/2154579844882129330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/2154579844882129330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2008/07/vacances.html' title='vacances'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_BHVgrh-bR0g/SH4CtH-f8qI/AAAAAAAABFw/mhhN1g60TK8/s72-c/P1020884.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-7757322341835600351</id><published>2008-05-26T20:22:00.009+02:00</published><updated>2008-05-27T19:11:43.775+02:00</updated><title type='text'>entre le jour et la nuit au bord de la mer</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SDsH8OFrf7I/AAAAAAAAAmI/UOXdjerqrL4/s1600-h/fin+du+soleil.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SDsH8OFrf7I/AAAAAAAAAmI/UOXdjerqrL4/s400/fin+du+soleil.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5204762525512204210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai compris peu à peu qu'écrire sur mes amours était un miroir trop aisé à leur réalisation et que, peut-être, si je n'avais pas à les écrire, je ne les vivrais pas. En tout cas, pas tous, pas comme ça. J'ai assez nettement cessé de rencontrer de nouveaux garçons (tout est dans le "assez", bien sûr). J'ai mis un terme à plusieurs histoires qui me noyaient dans ma vie. J'ai repris le travail avec ferveur. J'en ai presque oublié mon narcissisme et mon goût de l'intrigue. Bien sûr, j'ai revu ce garçon, un vrai amant régulier à la Garrel, je me suis laissé tenté par tel autre, j'attends de retourner à Berlin vers Th. auquel je pense toujours avec tendresse et désir. Et puis je ne sais pas, j'ai vu beaucoup de films, j'ai vu beaucoup d'amis ; c'est si rassurant les films et les amis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, au 6e étage d'un immeuble avec terrasse donnant sur la mer, je me suis abandonné à nouveau à une forme de l'amour. Ce n'était certes pas un inconnu, ni tout à fait un ami, mais quelqu'un que je voulais depuis longtemps mieux connaître. Nous nous sommes d'abord assis à la lisière de la plage, là où tout est possible, notamment ne pas se salir tout en profitant du paysage. Je devais rentrer, il m'a accompagné, suivi presque. Aucun de nous deux ne savait ce qui allait arriver. J'étais heureux de le voir, et lui aussi je crois. Je crois seulement car il ne sourit jamais. Sa tristesse n'est pas le moindre de ses charmes. Son prénom et son teint religieux se prêtaient bien à cette soirée sur la côte, une soirée passée à regarder le soleil se coucher sur la terrasse. Le ciel était immense, infini. C'était si bouleversant de se perdre dans le paysage que nous n'avons pas parlé pendant vingt bonnes minutes. Nous sommes restés là à attendre que le soleil passe derrière la montagne. Quand il ne restait plus qu'une traînée rosée, je l'ai embrassé. Je l'ai peut-être embrassé parce que je n'avais rien à lui dire. Ou peut-être comme un joueur - "pour voir". Il a cédé à mon baiser. C'était un baiser très doux, que je voulais comme mon désir, profond, durable et d'une douceur infini. Seule la sonnerie de son téléphone a mis fin à cet instant volé, nous ramenant brutalement au réel. Puis il m'a dit : il y a beaucoup de gens entre nous. Ce qui est vrai. Pourtant, j'avais envie de lui dire que non, qu'il n'y avait ici que lui et moi. J'ai cru qu'il mettait ainsi élégamment fin à notre étreinte ; au contraire, c'est lui cette fois qui m'a embrassé. Nous n'avions pas quitté la terrasse posée au beau milieu du monde dans un équilibre précaire. Bientôt, nos belles chemises sont tombées et nos peaux se sont frôlées avec la même douceur. Son corps était d'une beauté à mes yeux inédite. La perfection de sa musculature fine était quelque chose que je n'avais jamais particulièrement désiré. Et soudain, j'avais en face de moi le garçon le mieux fait du monde. C'était une statue grecque devant le soleil couchant sur la mer. Je touchais sa poitrine et sentait ma main glisser d'elle-même, enivrée par cette beauté à laquelle je prenais goût. Plus tard, notre nudité nous a obligés à entrer dans la salle de bain. Il ne nous a pas regardés dans le grand miroir. Je lui en ai été reconnaissant. Il a fermé les yeux et s'est enfin abandonné. Parfois il me regardait, et c'était comme la première fois. Il me regardait en face. Peut-être ce plaisir que nous nous sommes donnés nous permettra-t-il de nous atteindre. Peut-être que grâce à la beauté de la mer ce soir-là, nous deviendrons amis. Ou alors de vrais amants, de vieux amants ; je garderais en moi encore longtemps l'image de son corps de statue respirant ; je l'embrasserais encore très doucement, pour ne surtout pas le briser.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-7757322341835600351?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/7757322341835600351/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=7757322341835600351' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/7757322341835600351'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/7757322341835600351'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2008/05/statue-entre-le-jour-et-la-nuit-au-bord.html' title='entre le jour et la nuit au bord de la mer'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/SDsH8OFrf7I/AAAAAAAAAmI/UOXdjerqrL4/s72-c/fin+du+soleil.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-6698482751314055145</id><published>2008-03-28T11:03:00.003+01:00</published><updated>2008-03-28T11:22:57.201+01:00</updated><title type='text'>trois fois rien</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R-zDbvGU4II/AAAAAAAAAmA/NSt_Kbx2HKc/s1600-h/moulin+2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R-zDbvGU4II/AAAAAAAAAmA/NSt_Kbx2HKc/s400/moulin+2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5182732152463483010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est étrange de revenir sur les lieux d'un amour passé, seul. Car je suis absolument seul dans mon refuge normand. Il me reste les souvenirs, comme des ombres plantées là, sans substance. Ce n'est pas triste. Je regarde ce monde, connu et inconnu à la fois, comme à l'envers, avec une curiosité non dissimulée. Soudain, de façon inattendue, le désir renaît. Je me souviens d'un ou deux garçons oubliés. Mais il faut oublier pour pouvoir se souvenir, disait Duras. Alors je revis dans ces souvenirs, je les revois par bribes et ils sont beaux, et ils sont rassurants, mes souvenirs. Toutes ces amours sont devenues autre chose, quelque chose d'innommable peut-être, trois fois rien, oui, mais puisqu'on peut le multiplier c'est bien que ce rien est déjà quelque chose... Je me suis arrêté hier sur une phrase de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Montagne magique&lt;/span&gt; : ce qui est impérissable dans l'homme, ce sont les cendres puisque c'est ce qui reste quand on le brûle... Au milieu des chants des canards, des giboulées de mars et des accalmies sur le fleuve qui trône devant ma fenêtre, je me dis que cette image, qui aurait pu être morbide, est elle aussi douce et rassurante. Et puis je contemple le vent dans les arbres, le vent qui joue avec les ombres sur le fleuve.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-6698482751314055145?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/6698482751314055145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=6698482751314055145' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/6698482751314055145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/6698482751314055145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2008/03/trois-fois-rien.html' title='trois fois rien'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R-zDbvGU4II/AAAAAAAAAmA/NSt_Kbx2HKc/s72-c/moulin+2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-9175646383010178734</id><published>2008-02-20T20:45:00.005+01:00</published><updated>2008-02-20T20:56:15.891+01:00</updated><title type='text'>lettre à T. (nuit sans sommeil à Berlin)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R7yEQbFuA2I/AAAAAAAAAl4/7dtkY5puMwk/s1600-h/femme+des+sables+2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R7yEQbFuA2I/AAAAAAAAAl4/7dtkY5puMwk/s400/femme+des+sables+2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169151889999004514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le bruit des roulettes de la valise sur le pavé parisien était triste ce matin-là, un lundi d'hiver ensoleillé pourtant. Il avait tellement de choses à faire, de travail à accomplir, alors il savait qu'il n'aurait plus le temps d'être triste plus tard. Sur le pavé, juste avant d'entrer dans son petit studio blanc du 18e arrondissement, il s'était donc abandonné à sa pensée nostalgique. Il pensait encore à Berlin et à ce garçon - à présent indissociables. T. lui avait dit qu'il valait mieux trop parler, plutôt que le silence. Il pourrait le prendre au mot et se laisser aller à l'impudeur. Mais non il ne chantera pas du Jacques Demy, il n'en gardera que la douceur quand les couleurs se fanent pour devenir décor enneigé. Il faut trouver la juste distance -  la bonne proximité ? - alors il en fait un peu trop, en souriant peut-être, mais cela n'exclut pas la sincérité, n'est-ce pas ? Il sourit aussi de penser que cette histoire est arrivée mille fois à d'autres, à l'un, à l'autre, et qu'ils ne se connaissent pas tant que ça - c'est ce que, du moins, le garçon lui avait dit avant de passer, tout de même, une journée entière avec lui - une journée et une nuit dans son lit. Il se plaît à croire aux possibles, aux retrouvailles, aux éventuels prochains voyages de l'un ou de l'autre, il se complaît même déjà, à peine débarqué, à jeter un œil sur les billets d'un avion qui aujourd'hui encore les sépare mais qui dans une semaine, dix jours, un mois pourrait les réunir à nouveau - Paris et Berlin, lui et T. Et puis il se reprend, il trouve cela ridicule, et puis il se dit qu'il n'a pas peur du ridicule, alors oui pourquoi pas, et puis il se dit que... non, il ne se dit plus rien, il s'agace lui-même et retourne à son travail. Il n'a toujours pas dormi et porte les marques de la nuit d'avant, celle où lui, pas très sérieux, a suivi un autre garçon pas très sérieux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il trouve tout de même cela drôle que le garçon lui ait dit qu'il n'était pas fait pour l'écriture. Il a pensé lui dire qu'il pouvait lui faire un dessin ou pourquoi pas un haïku, que chacun trouverait son moyen de parler à l'autre et qu'ainsi ils se connaîtraient peut-être vraiment, un jour. Mais la porte du métro s'était déjà refermée. Il n'a rien dit. Alors il trouve cela drôle que de lui-même le garçon lui offre un haïku - et touchant aussi. Il ne veut rien promettre et ne rien faire promettre, mais il aimerait que le garçon soit là, le regarder et l'écouter encore. Il rêve d'une autre journée volée au temps, une journée où ils ne verraient pas la lumière, où il n'y aurait plus d'obscurité, juste la douceur d'une rencontre qui tout à coup aurait pu durer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'était levé à Paris ce mardi-là. Le soleil l'éblouissait par la fenêtre. Pourtant, il avait les pieds froids.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-9175646383010178734?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/9175646383010178734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=9175646383010178734' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/9175646383010178734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/9175646383010178734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2008/02/lettre-t.html' title='lettre à T. (nuit sans sommeil à Berlin)'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R7yEQbFuA2I/AAAAAAAAAl4/7dtkY5puMwk/s72-c/femme+des+sables+2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-7260202463612096979</id><published>2008-02-04T11:00:00.001+01:00</published><updated>2008-02-04T11:19:25.066+01:00</updated><title type='text'>les choses inutiles</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R6bl70zvoYI/AAAAAAAAAlw/PGTsmfjcWJY/s1600-h/P1010079.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R6bl70zvoYI/AAAAAAAAAlw/PGTsmfjcWJY/s400/P1010079.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5163066838777569666" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je prends un malin plaisir, après un travail long et difficile, à perdre du temps. Et puis qu'est-ce que c'est d'abord que perdre du temps ? Qui peut le savoir qu'un temps sera perdu ou gagné ? Alors, suivant ma morale - il n'y a rien à gagner ni à perdre - je me laisse guider par les événements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais voir tel film auquel je ne tiens pas vraiment parce qu'il passe à telle heure à tel endroit et que j'y suis, et je suis surpris de l'aimer. Je passe du temps avec tel garçon qui habite tout près de chez moi, et je suis surpris de pouvoir être aussi complice aussi rapidement. Je reste, ivre, devant la porte cochère près d'un bar pour séduire tel autre qui ne veut pas m'embrasser mais qui dit m'aimer déjà, et je suis surpris de l'aimer moi-même déjà un peu. Nous rejouons la même scène à l'infini. Etre au bord de s'embrasser, au bord de s'aimer, au bord d'un faire qui nous ferait basculer ailleurs, quelque part... Là, nous jouissons du nulle part : il n'y a pas de mots pour dire ce que nous sommes l'un pour l'autre. Il y a dans ces intentions dénudées de toute action une beauté particulière. Si seulement tout pouvait toujours rester beau et inutile.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-7260202463612096979?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/7260202463612096979/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=7260202463612096979' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/7260202463612096979'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/7260202463612096979'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2008/02/les-choses-inutiles.html' title='les choses inutiles'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R6bl70zvoYI/AAAAAAAAAlw/PGTsmfjcWJY/s72-c/P1010079.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-2823529621930852950</id><published>2008-01-28T17:53:00.000+01:00</published><updated>2008-01-28T19:00:28.591+01:00</updated><title type='text'>l'amour de l'opium</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R54XbUzvoXI/AAAAAAAAAlo/RkCQVcyhxTE/s1600-h/Pasolini.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R54XbUzvoXI/AAAAAAAAAlo/RkCQVcyhxTE/s400/Pasolini.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160587981222814066" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il me dit que, après l'amour, je suis comme un fumeur d'opium dans les faubourgs de Shanghai. Je m'endors sur le côté, profondément, là où tout est blanc et beau. Je le sais que c'est le plus doux des moments, cette plage, petit espace-temps volé au temps lui-même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me dit que, après l'amour, je suis comme un fumeur d'opium et, pour la première fois, je me vois comme je suis : un drogué, à la recherche de ce bonheur-là, être alangui auprès d'un corps chaud et aimé... Car que chercher d'autre dans les rues du marais et les faubourgs d'Internet si ce n'est un corps contre qui se lover, goûter un instant à l'absolution, à l'oubli ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fleuve en moi se réveille. Cela fait un mois que je suis fidèle. La sexualité d'un vieux couple est toujours belle mais trop rare, et je sens comme une douleur au creux du ventre. Chaque image érotique sur les murs de la ville, chaque bout de peau d'un acteur aperçu dans un film de cinéma, chaque corps frôlé à la piscine, est une tentation déchirante. Je souffre et me sens seul.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux sortir de chez moi, séduire une nouvelle âme, conquérir un nouvel esprit, gravir un nouveau corps, mais je ne sais que trop bien que cela ne s'arrêtera jamais, que je suis prisonnier d'un cycle et qu'il me faut fixer un mur à mes désirs. Je veux sortir de moi, de mon corps, retrouver la plage blanche auprès du corps chaud, sentir le souffle aimé contre ma nuque. Je veux et ne veux pas. Mes entrailles se déchirent. Je respire profondément et vais me cacher dans le noir - attendre, en souffrance, au beau milieu des faubourgs de Shanghai.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-2823529621930852950?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/2823529621930852950/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=2823529621930852950' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/2823529621930852950'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/2823529621930852950'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2008/01/lamour-de-lopium.html' title='l&apos;amour de l&apos;opium'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R54XbUzvoXI/AAAAAAAAAlo/RkCQVcyhxTE/s72-c/Pasolini.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-6272786645256126845</id><published>2008-01-11T19:09:00.000+01:00</published><updated>2008-01-11T19:24:17.734+01:00</updated><title type='text'>paysage figé par la fenêtre</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R4ezkFgT5OI/AAAAAAAAAlg/2XwFYYvZqWs/s1600-h/paysage+fen%C3%AAtre.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R4ezkFgT5OI/AAAAAAAAAlg/2XwFYYvZqWs/s400/paysage+fen%C3%AAtre.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154285731083183330" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le temps avance, calme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'emploie, loin de Paris, à donner à ma vie le charme d'une ritournelle répétée à l'infini. Je crée des petits rituels ; je me lève et me couche toujours aux mêmes heures, lis le matin et le soir, regarde un film après le dîner. Réglé comme une vieille horloge, je travaille, j'avance. Je m'arrête parfois sur cette pensée : comme il est facile de se passer de l'agitation parisienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucun désir n'est venu troubler le repos de mon âme. Cela pourrait ressembler à un tombeau. Ma vie intellectuelle, pourtant, n'a jamais été si vivante.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-6272786645256126845?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/6272786645256126845/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=6272786645256126845' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/6272786645256126845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/6272786645256126845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2008/01/paysage-fig-par-la-fentre.html' title='paysage figé par la fenêtre'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R4ezkFgT5OI/AAAAAAAAAlg/2XwFYYvZqWs/s72-c/paysage+fen%C3%AAtre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-1450365768999079486</id><published>2008-01-04T12:19:00.000+01:00</published><updated>2008-01-05T14:18:42.893+01:00</updated><title type='text'>éloge de la fadeur (la valse des amants)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R34lslgT5NI/AAAAAAAAAlY/SxsQ0xysxs8/s1600-h/Paysage+d%27automne.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R34lslgT5NI/AAAAAAAAAlY/SxsQ0xysxs8/s400/Paysage+d%27automne.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151596471670531282" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je me suis laissé guider une fois de plus en attente d'un signe qui n'a pas cessé de ne pas venir. A chaque nouvelle année, cette tradition, un peu sotte mais assez utile (car oui la sottise est utile), de se dire qu'on sera meilleur demain qu'hier. En somme, c'est ce que je me dis tous les jours depuis plusieurs mois déjà, plusieurs mois parcourus non pas par une dépression profonde (parce qu'il faudrait dès lors remonter) mais par une petite tristesse qui traîne, à la surface. Je regarde ma vie avec un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;détachement&lt;/span&gt; certain. Mieux : je regarde mon corps, moi en train d'agir, comme si c'était un autre, une expérience dont mon esprit pourrait tirer profit, apprendre - et je le regarde se perdre avec un étrange mélange de délice et de douleur. Si on admet que la figure du baroque est le miroir (la vérité est le reflet) et que celle du maniérisme est le voile (qui cache un voile qui cache un voile qui cache un voile... : il n'y a donc pas de vérité), ma vie serait en tout point maniériste, une sorte de cycle qui tourne et se répète en de multiples jeux d'échos privés de sens (le premier son en avait-il seulement un, de sens ?). Le sens, c'est la signification et la direction. Et puisque mon corps et mon esprit (je n'ose dire mon âme, pour ce qu'il en reste) sont &lt;span style="font-style:italic;"&gt;détachés&lt;/span&gt;, il faudrait bien que je lui donne, de force, un sens. Mais avant tout, qu'est-ce c'est, cette répétition infernale ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, au cœur de mes doutes, il y a comme toujours mais plus pour longtemps, espérons-le, les garçons. Par un curieux enchaînement, une déception a amené des retrouvailles qui ont amené une déception qui a amené des retrouvailles... (toujours l'histoire du voile). Face à Adrien qui n'a pas esquissé un mot de remerciement pour les deux semaines pendant lesquels je l'ai logé et écouté, je me suis souvenu de T. avec qui il avait beaucoup en commun, cet orgueil démesuré, leur jeunesse qui se donne des airs de sagesse, jusqu'à une beauté un peu trop grande et qu'ils ne peuvent pas porter (ou plutôt : les abaisse à un narcissisme qui leur interdit toute possibilité d'une amitié sincère). Mais T., sa douceur, son intelligence, son goût sûr, s'est soudain vu revalorisé par la comparaison. Pas de nouvelles depuis 4 ou 5 mois - après une énième petite dispute, car il est caractériel et cyclothymique, mais cela fait partie de son charme ; pourtant, un seul message aura suffi à le faire réapparaître quelques heures plus tard. Il faut dire que c'est un des grands amours de ma vie, et que pendant quelques semaines, il y a un peu plus d'un an, fin août début septembre, nous nous étions vraiment aimés, et j'avais cru, peut-être, vivre avec lui quelque chose comme l'éternité. Il est donc entré dans ce bar où je l'attendais sans l'attendre. Il est venu vers moi, illuminé de l'intérieur, et j'ai constaté qu'il était toujours beau - je l'avais un temps qualifié de plus beau garçon du monde, oui j'étais très amoureux. J'ai constaté surtout qu'il était brillant, que sa parole se dévidait avec bonheur, j'aimais ce qu'il disait, sa façon de le dire, et ce qu'il me faisait dire. Car pour être à la hauteur de sa beauté, il m'a toujours fallu être plus intelligent avec lui - et je vois combien cette phrase est cruelle pour moi, narcisse dégénéré, et pour les autres, ceux, moins beaux peut-être mais qui m'ont aimé tellement mieux. De bar en bar, de bière en bière, nous avançons dans la nuit noire, lui, mon éternel ami P., et moi, le sourire aux lèvres (c'est l'expression préférée de T., qui prendra un malin plaisir à la prononcer dès sa première phrase, comme une marque de reconnaissance entre nous). Toujours aussi imbu de lui-même, T. jouera de l'attirance qu'il sait provoquer et humiliera P. Puis nous partirons le glorieux et moi revivre une scène déjà vécue seize mois plus tôt. Chez lui, nous nous déshabillerons doucement, nous nous regarderons, et il dira : nous sommes de vieux amants, maintenant. Il me dira aussi que nous avons grossi, et je me tairai pudiquement, parce que je sais qu'il n'a pas de mémoire, que je n'ai pas grossi, mais que lui, oui, par contre, a pris quelques kilos. Soudain, ainsi révélé, le glorieux fantasque, sans plus d'orgueil, me dira : je veux te faire jouir, je veux ce que tu veux, dis-moi comment t'aimer. La facilité du contact de nos deux peaux, la tendresse soudaine d'une nuit partagée, le petit matin rêveur parcouru de baisers - voilà ce qu'a été notre nouvelle rencontre, la même et une autre. Quand je suis sorti de chez lui, j'avais le sourire aux lèvres. Tout avait été d'une si belle inconséquence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, j'avais décidé de ne plus jouer, de ne plus me laisser guider par mon corps, ou plutôt : de ne plus laisser mon corps répondre aux attentes des autres. Mais je ne sais pas dire non. En hommage à un amour passé, mais bien présent, j'ai cédé à T. Comment le regretter? La semaine suivante, en son absence, j'ai voulu rejouer cette nuit sans sommeil. P. n'était pas là non plus, et ma valeur morale était en vacances avec lui. J'ai donc erré sans but, en refaisant le même trajet, de bar en bar, mais à vide. Je me souviens de mon ivresse, de cette impression de me voir de haut en train d'entrer dans la cave infernale. Je me souviens d'un baiser, de deux, de trois dans cette cave où je reconnaissais sans connaître quelques ombres du passé. En sortant soudain seul, un couple me demande son chemin. Un des deux me regarde, de face - il dévore mon âme du regard, le vampire. Et moi, ivre, je leur donne des indications parcourues de baisers. Le deuxième tourne la tête, se moquant de nous, et de nos baisers. Oui il faut descendre ici et marcher... (je l'embrasse)... dix minutes ... vous êtes ensemble ?... (je l'embrasse)... Ton copain est très beau, dis-je à celui que j'embrasse une dernière fois... Il se passe des choses étranges à cette heure-là de la nuit, juste avant le matin, quand il n'est plus tard et pas encore tôt. Je les regarde partir, ces deux beaux garçons, jeunes et étrangers, vers leur hôtel. Pas un instant, je n'ai pensé à les suivre. C'était un baiser gratuit, sans attente, presque fou. Je marche quand je vois qu'un autre garçon me suit, lui aussi il vient d'ailleurs, il est Italien, et il n'a pas l'air de jouer dans mon camp (lire : sexuel). Pourtant, il me suit, me parle, prend le bus de nuit qui passe là par hasard et entre chez moi. Je ne sais pas à quel moment j'ai dit oui à quoi, d'ailleurs je n'ai peut-être rien dit. Il ne me plaisait pas, il ne me déplaisait pas non plus. Il s'est déshabillé, m'a assuré qu'il aimait les femmes, m'a montré son sexe me demandant une approbation. Je riais sous cape et n'osait lui dire qu'il bandait mou, que non son sexe n'était pas si gros et qu'il pouvait arrêter de me parler des femmes. Pourtant il était triste ce garçon. Devant son sexe vaguement dressé, je ne me suis pas prosterné comme il l'attendait. Il n'était pas vexé, il continuait à me parler de sa vie à Paris, et puis soudain il m'a dit qu'il avait faim. J'ai sorti tout ce qu'Adrien avait acheté la semaine précédente et qui me dégoûtait un peu parce qu'il avait rempli mon frigo en me disant "nous sommes quittes", alors que je n'attendais nullement du matériel de lui et que nous n'étions définitivement pas quittes - mais cela m'apprendra à accueillir les gens avec trop de ferveur. L'Italien, donc, dévorait pendant que je pensais à Adrien, à T., à ce sexe nu qui n'allait pas servir - et l'idée de ce type nu dans ma cuisine me faisait rire franchement à présent. Il me demanda ensuite s'il pouvait se laver, et je compris seulement à cet instant ce que mon état d'ébriété ne m'avait pas permis de voir - et ma bêtise bourgeoise, il faut bien l'avouer. Ce type, nu devant moi, était là pour coucher parce qu'il voulait manger, se laver, de l'argent. Il n'osait pas le dire, il ne l'avait jamais fait, mais c'était ça. C'était un clochard, un déluné, tombé là chez moi par hasard et qui n'avait nulle part où aller. A cet instant, jamais corps offert à mes yeux - et ce malgré sa beauté - fut moins sexuel. Il se lava, je lui fis des provisions et puis nous sortîmes dans la rue. C'était le matin. Je pris de l'argent, lui tendis, mais il n'en veut pas, alors je lui glisse dans la poche, il a honte, il détourne les yeux, il est ému, il me regarde, il disparaît dans la bouche du métro. J'espère qu'il n'oubliera pas la leçon de morale que je me suis permis de lui donner quand, nu, il m'est apparu comme ce qu'il était : mon enfant, lui ai-je dit, ne fais pas de choses que tu regretterais, ce n'est pas toi, tu n'es pas heureux d'être... je ne sais pas quel mot sortit alors de ma bouche mais je me souviens bien avoir évité celui de prostitué. Je crois qu'il m'écoutait vraiment, et qu'il était touché par ces paroles que l'alcool, la tristesse et une soudaine tendresse, immense, faisaient jaillir hors de ma bouche, car il me répondit que oui, j'avais raison, et qu'il n'y avait pas pensé aussi nettement mais que, à présent, il en était sûr, il serait mieux au pays, loin de Paris. Au petit matin, je me suis couché nu, je n'avais pas fait l'amour, et je n'étais pas encore capable de jouir de l'ironie de la situation : j'avais payé quelqu'un pour &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ne pas&lt;/span&gt; coucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet épisode aurait dû me servir de leçon. Le dernier amant de 2007 était un non-amant. Pourtant je suis retombé dans les pièges du passé, sans doute poussé par la force que m'avait donnée T. Cet autre "vieil amant" qui m'avait déçu jadis me recontacta avec ferveur. Alors que nous avions décidé de nous voir aujourd'hui, hier par hasard (mais il y a si peu de hasard), nous nous sommes retrouvés dans le même bar. Toujours avec P., nous avons parlé, rejoué un nouveau trio. C'était Matthieu, P. et moi, à moins que ce ne fut le passé, le présent et moi perdu au milieu. Matthieu est cultivé, brillant, charmant. Je ne peux toutefois pas m'empêcher d'être un peu agacé par ses phrases toutes faites, qu'il a déjà dites et redites, ces anecdotes à n'en plus finir que je connais par cœur. Je fais comme si c'était la première fois, car je suis trop poli, ou un peu con, ou pas assez courageux sans doute. En tout cas, ce qui le sauva, il prononça exactement la même phrase que T. trois semaines plus tôt : "On va chez moi ?" Tout est dans le mélange de certitude, de tyrannie, oserais-je dire, et dans ce petit doute, un point d'interrogation qu'un autre, plus ivre, n'aurait pas entendu, ce point d'interrogation final, traînant, que T. comme Matthieu ont en commun. La phrase magique me fit l'effet d'une révélation et mon corps cessa de se défendre. Seulement, une fois chez lui, je me suis souvenu de qui était Matthieu. Ce n'était pas un très bon amant d'abord, et ça je l'avais vraiment oublié. Il me dit qu'il me veut, il me prend, il me parle, des mots que je trouve un peu ridicules. Finalement le plaisir vient, parce que mon corps est facile et que mon état d'abandon est, comme toujours, total. Mais la déception, plus profonde, qu'il m'avait causée était d'un autre ordre, elle était morale. Non, ce n'est pas un ami fidèle, il ne fait rien brûler en moi et je me dis à ce moment-là qu'il ne m'intéresse d'ailleurs plus comme ami, ce qui est le signe que c'est la dernière fois que nous couchons ensemble - et, espérons-le, que ce sera le déclencheur d'une nouvelle phase de ma vie, où je ne me laisse plus asservir par le désir des autres. Il me demande si je dors ici (nous sommes, pour ainsi dire, voisins), cette seule question signe un arrêt de mort, c'était la porte de sortie que j'attendais. Je me rhabille sans me presser, et lui dit que non je ne dors pas ici, j'ai besoin de dormir et que je n'ai jamais bien dormi avec lui - il ronfle, il colle et surtout il a ce corps si peu rassurant. Il ne comprend pas ce que je veux dire, ou alors si, il comprend et fait semblant - il me dit que non il ne ronfle pas, c'est qu'il était enrhumé les autres fois (il y huit mois). Je pars et marche jusqu'à chez moi. Petite tristesse mêlée de libération. Je pense à ce moment précis que si je n'avais pas été déçu par Adrien, je n'aurais pas couché avec T. et que si je n'avais pas couché avec T., goûter sa tendresse et le temps qui s'était écoulé sans dommages, je n'aurais pas suivi Matthieu. Soudain dans cette rue qui descend vers chez moi je me dis que je n'ai plus besoin de ça, d'appartenir aux autres, qu'on me regarde, de séduire. Leur assentiment ne compte pas. Je pense à mon petit clochard céleste, mon petit clochard italien, à son remerciement sincère quand il est entré dans la bouche de métro. Pour un instant bien court, ce n'est pas lui que j'avais libéré, c'était moi-même. Moi et mon désir d'être aimé, mon désir d'être désiré, moi et ma confusion. Je lui ai donné du matériel, et comme c'était par surprise je ne peux même pas dire que je me suis donné bonne conscience, non ce n'était pas ça, je m'étais libéré des paquets de gâteaux, du trop de sucre. Et c'est bien mon goût du sucre, le problème, du sucre et du piquant, du nouveau et de l'amer, cette façon de ne pas accepter la fadeur, qui est tout sauf un défaut. En lisant &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Eloge de la fadeur&lt;/span&gt;, je m'arrête sur cette phrase : "L'unique vertu est de ne jamais se laisser entraver."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est ainsi qu'une vie nouvelle commença ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-1450365768999079486?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/1450365768999079486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=1450365768999079486' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/1450365768999079486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/1450365768999079486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2008/01/loge-de-la-fadeur-la-valse-des-amants.html' title='éloge de la fadeur (la valse des amants)'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R34lslgT5NI/AAAAAAAAAlY/SxsQ0xysxs8/s72-c/Paysage+d%27automne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-6864073249310939329</id><published>2007-12-17T12:39:00.000+01:00</published><updated>2007-12-17T13:02:45.942+01:00</updated><title type='text'>désordres</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R2Zkv1gT5MI/AAAAAAAAAlQ/z6KUuoedXpo/s1600-h/Phototh%C3%A8que+-+0814.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R2Zkv1gT5MI/AAAAAAAAAlQ/z6KUuoedXpo/s400/Phototh%C3%A8que+-+0814.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5144910397296600258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je suis une des seules personnes parmi mes connaissances (si j'ose dire) a ne pas être sous antidépresseurs et à ne pas avoir de psy. Pour les médicaments, je n'en suis pas encore là puisque je vis très bien mes jours mélancoliques - cela ne m'empêche pas d'agir. Quant au psy, ce blog en tient lieu - si j'y vais, il cessera, c'est évident. D'un autre côté, j'aurais du mal à ne pas cacher mon plaisir à raconter ma vie sexuelle et un bon psy mettrait immédiatement fin à ma thérapie - et je mépriserais un mauvais. J'ai besoin du récit. J'ai besoin d'ordre aussi. Et là je ne m'en sens pas du tout ordonné. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A. dort chez moi, sans moi, depuis plusieurs jours, et m'a dit ce matin, après m'avoir embrassé et avant de partir : c'est drôle, on dirait des amoureux. Nous jouons, il le sait, je le sais, mais je n'avais peut-être pas envie qu'il dénigre ainsi la part de vérité tapie dans le jeu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà six mois que je suis attiré par un stagiaire que je me suis interdit de draguer (il fait mes fiches de paie !). Son regard torve et intelligent, sa démarche sensuelle, son postérieur bombé, ses épaules solides, sa voix mielleuse... Il part dans quelques semaines pour les Etats-Unis et je veux tenter une opération désespérée avant de le laisser se volatiliser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;O., mon sublime amant catalan, est à Paris, mais je ne peux pas coucher avec lui puisque A. n'a plus de toit et qu'il dort chez moi (je suis sûr que ça ne gênerait pas A. mais bon je suis encore entier dans ma polygamie). Il faut donc que j'explique à O qui se faisait un plaisir de profiter de mon lit que je veux le voir mais pas comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ma tentation hétérosexuelle monte de plus en plus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'aimerais tant être fidèle à Y.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, vraiment, il faut mettre de l'ordre dans tout ça.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-6864073249310939329?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/6864073249310939329/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=6864073249310939329' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/6864073249310939329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/6864073249310939329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/12/dsordres.html' title='désordres'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R2Zkv1gT5MI/AAAAAAAAAlQ/z6KUuoedXpo/s72-c/Phototh%C3%A8que+-+0814.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-8169338578432397767</id><published>2007-12-13T17:55:00.001+01:00</published><updated>2007-12-13T18:21:54.672+01:00</updated><title type='text'>l'éternel retour</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R2FoXlnF6bI/AAAAAAAAAlI/66zzfPhbaJo/s1600-h/Sardaigne+lune.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R2FoXlnF6bI/AAAAAAAAAlI/66zzfPhbaJo/s400/Sardaigne+lune.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5143507003876174258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'attends un appel de A. qui ne vient pas. C'est terrible l'attente, elle fait imaginer de petites fictions. Je me languis de lui, j'imagine les mots d'amour que je n'ai jamais encore prononcés, ceux que j'inventerais pour lui, s'il était là. Mais il n'est pas là. Alors j'attends, et j'envoie un message à l'un, un message à l'autre : qui sait, une nécessité extérieure me sauvera-elle, peut-être ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vide d'un grand travail achevé me laisse, comme à chaque fois, démuni. C'est toujours dans ces moments-là que je souffre le plus, et rencontrer quelqu'un est alors un danger. J'attends. J'attends trop et trop vite. Je veux que ça brûle, que nous échangions des messages lyriques et nos corps amoureux. A. a passé trois jours chez moi. Nous avons beaucoup parlé, beaucoup fait l'amour : pourquoi ne voudrait-il pas revenir vers moi ? Il me l'aurait dit, je l'aurais senti. Bien sûr, il a peur des relations, mais il sait aussi que je ne suis pas seul, et cela le protège. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, j'ai attendu son message toute la journée. A quinze heures, n'en pouvant plus, je me suis couché au bord des larmes. La fatigue et l'incertitude me sont fatales. Comme je ne veux pas tout gâcher, je ne le noie pas sous les messages, attends toujours que cela vienne de lui. Mais là, non, j'ai fait la bêtise de lui envoyer un message, alors j'attends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je pense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense à la première fois que nous nous sommes vus, à mon anniversaire. Je pense à ce qu'il a dit à notre ami commun qu'il avait accompagné - qu'il me trouvait très mignon - et cela me rassure - je lui ai plu, je dois lui plaire encore. Je pense aux semaines qui ont suivi, à la joie que nous avons eue de nous revoir, dans ce bar familier. Je pense à ce baiser fougueux au milieu du bar, sous les yeux de spectateurs médusés, à ce verre que j'ai fait tombé en l'embrassant trop fort, qui s'est brisé au sol, à la première nuit quand je pouvais terminer ses phrases, aux points de suspension, à la douceur de sa voix, je pense à sa voix encore, j'aimerais lui laisser un message pour l'entendre, mais non, je pense à son corps, trop maigre, au désir que j'ai encore dans ma chair de le toucher, de le caresser, de le faire jouir. Je pense à tout cela, mais je devrais dire : malgré moi, car ce sont des pensées qui sont en moi, en lutte, et non moi qui pense. Je brûle. Et je n'attends qu'une seule chose : qu'il soit là pour me regarder brûler pour lui...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-8169338578432397767?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/8169338578432397767/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=8169338578432397767' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/8169338578432397767'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/8169338578432397767'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/12/lternel-retour.html' title='l&apos;éternel retour'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R2FoXlnF6bI/AAAAAAAAAlI/66zzfPhbaJo/s72-c/Sardaigne+lune.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-1953680619308259828</id><published>2007-12-05T17:11:00.000+01:00</published><updated>2007-12-05T17:41:00.157+01:00</updated><title type='text'>cauchemars</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R1bSt6B083I/AAAAAAAAAlA/UH72hauWJ70/s1600-h/Ombre.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R1bSt6B083I/AAAAAAAAAlA/UH72hauWJ70/s400/Ombre.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140527710802867058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il ne me reste que des bribes, des bribes et du noir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà trois jours que je dors mal. Mon dos souffre, se cale dans un trou, au coin d'une bosse, et puis je ferme les yeux. Je vois des lieux sombres. Mais je ne dors pas vraiment. Je suis éveillé. Je vois du noir encore. Je sens des corps humides et sales. Sexuels. Alors je me réveille à nouveau, à moitié, et je jouis. La chaleur étouffante de la chambre close, le bruit d'une goutte qui n'en finit pas de tomber dans la cuisine, je me tourne et je jouis. Face au vide du plafond. Je dors peut-être un peu, humide, et l'enfer recommence, je me réveille, et je jouis encore - comme toutes les heures de toutes les nuits. Sans doute sont à blâmer une lecture forcée - une sombre histoire de viol - et la trop grande liberté que me donne un lourd travail enfin achevé, un certain laisser-aller qui me voit passer beaucoup trop de temps à feuilleter les fantasmes et les corps de garçons inconnus - virtuellement du moins. Mon empathie, si souvent flattée, est aussi une prison, un lit sans fond dans lequel je me perds : trop obscurs garçons aux fantasmes malades, trop tristes heures, chair rance, regards torves, lumière sale, et ce bruit, ce silence pesant comme avant le vomissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La noirceur de ces fantasmes a si peu à voir avec mes espoirs éveillés. Il est 17h, c'est déjà la nuit, et je ne rêve que d'une chose, d'un regard, celui d'un garçon inconnu par exemple, un garçon qui m'aime et me comprend. Un regard doux comme des paupières qui se ferment.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-1953680619308259828?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/1953680619308259828/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=1953680619308259828' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/1953680619308259828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/1953680619308259828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/12/cauchemars.html' title='cauchemars'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R1bSt6B083I/AAAAAAAAAlA/UH72hauWJ70/s72-c/Ombre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-891695785912310724</id><published>2007-12-03T18:21:00.000+01:00</published><updated>2007-12-04T15:26:58.206+01:00</updated><title type='text'>la nuit qui ne m'appartenait plus</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R1REimGYVcI/AAAAAAAAAk4/uEVMmgJRFFA/s1600-R/18761700_w434_h_q80.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R1REimGYVcI/AAAAAAAAAk4/OplluhDpu_A/s400/18761700_w434_h_q80.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5139808435870127554" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Rencontrer quelqu'un, c'est toujours dans un lieu et un temps donnés. Ainsi je préfère voir certains amis en été, d'autres en hiver, certains chez moi, d'autres dans les bars. Il y aurait quelque chose d'incongru et de déplacé à voir untel ici plutôt que là... Et puis il y a les amours. Aimer quelqu'un dans une bulle close sur elle-même loin de tout, combien cela est facile. L'aimer partout et en tout temps demande un peu plus d'abnégation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi que Ben, mon amant australien, est venu chez moi passer quelques jours. Il y a dans sa présence outrancière quelque chose qui violente infiniment mes habitudes de garçon rangé. Je déteste ça, j'adore ça. Il est souvent maladroit, parfois sale, et toujours d'une tendresse un peu étouffante - P. le compare très justement à un gros chien. Quand nous sommes sortis du cinéma ce jour-là, il m'en voulait déjà parce qu'il savait que j'avais aimé "le plus mauvais film du monde" selon lui. C'était faux, je ne l'avais pas aimé, ce film, mais devant son insistance un peu puérile à dire que Wong Kar-wai n'était pas un artiste ("In Australia, he's like a François Ozon"), et aussi parce qu'il avait soupiré très fort pendant le film (extraits de la dispute qui s'ensuivit : "Le cinéma pour moi, c'est comme aller à l'église, la lumière s'éteint et on regarde l'écran blanc : c'est sacré", "Yes but it was the biggest shit I have ever seen, nobody can like it" "Toute la salle n'a pas forcément envie d'avoir tes commentaires, ils viennent pour le film pas pour toi"), devant son insistance donc, je n'ai pas nié et l'ai laissé croire que oui, je l'avais aimé, puis j'ai choisi de dévier la conversation pour ne pas avoir à me justifier face à quelqu'un qui, à ce moment-là, fuyait toute dialectique. Il a naturellement baissé son visage (la position autruche à laquelle je sais désormais ne plus répondre). Et puis nous sommes allés boire des verres avec P. et nous n'avons plus parlé de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;My Blueberry nights&lt;/span&gt;. J'étais juste un peu triste parce que WKW s'était perdu aux Etats-Unis et que je ne pouvais en parler à personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre relation avait changé quelques jours plus tôt. Tout s'était cristallisé autour du sexe. La première soirée, nous avions fait l'amour deux fois, enfin faire l'amour, c'est vite dit et voilà bien le problème : en me regardant, en me touchant, il m'aimait, mais dès que nos sexes étaient découverts, je n'étais plus qu'une chair triste entre ses mains. Le prendre, me faisait mal. Me faire prendre, me faisait mal. Tout était douleur. Plus tard, il s'est couché et j'ai regardé ses mails laissés ouverts sur mon ordinateur. Il y avait quelques messages pornographiques sur un site de choix. Mon sang n'a fait qu'un tour. J'ai tout lu, tout effacé et suis allé me coucher le plus loin possible de son corps souillé. Ses gestes de tendresse me répugnaient, ses mots mielleux, ses baisers salés, tout... Je n'ai pas dormi cette nuit-là. Au réveil, je lui ai tout avoué, ainsi que nous ne coucherions plus jamais ensemble, qu'il m'avait "baisé", trahi, sali, et qu'après ses plus de 1000 amants, ses expériences dans la drogue, il était incapable d'aimer quelqu'un sexuellement - j'en avais encore mal aux entrailles. Il a beaucoup pleuré, il s'est excusé profondément, a supprimé son profil sur le site en question et a fait un voeu de chasteté - car il ne fait jamais les choses à moitié. Peu à peu, je me suis laissé reconquérir, et nous nous sommes embrassés bien des fois durant les jours qui ont suivi. Il a répété des serments d'amour, un amour redevenu pur et neuf, où le désir était présent, mais sa réalisation absente. Ironiquement, nous étions revenus à l'état des personnages de Wong Kar-wai, à se désirer de loin, et à s'aimer dans des circonvolutions tel le partage de la nourriture. S'il avait été capable d'écouter après le film, voilà ce que je lui aurais dit : même un mauvais film de Wong Kar-wai me touche davantage qu'un film plutôt correct de tous ces réalisateurs interchangeables qui tombent toutes les semaines sur les écrans... Heureusement, cette semaine-là, il y avait aussi le film de James Gray, comme pour me consoler. Il portait le doux titre de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Nuit nous appartient&lt;/span&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-891695785912310724?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/891695785912310724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=891695785912310724' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/891695785912310724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/891695785912310724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/12/la-nuit-qui-ne-mappartenait-plus.html' title='la nuit qui ne m&apos;appartenait plus'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R1REimGYVcI/AAAAAAAAAk4/OplluhDpu_A/s72-c/18761700_w434_h_q80.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-4221509206326696942</id><published>2007-11-22T09:33:00.000+01:00</published><updated>2007-11-22T10:00:29.045+01:00</updated><title type='text'>l'inchangé</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R0VEMPofuVI/AAAAAAAAAkw/8RaQaTpti3o/s1600-h/Rodin+-+15.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R0VEMPofuVI/AAAAAAAAAkw/8RaQaTpti3o/s400/Rodin+-+15.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5135585927231420754" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette nuit, j'ai rêvé qu'il n'y avait personne à mon anniversaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années passent et je suis toujours ce petit garçon qui compte le nombre de personnes qui pensent à lui en ce jour inutile, et qui espère que chaque année il y ait les mêmes, et qu'il y en ait davantage. Je compte les absents - à l'autre bout du monde, disparus - et je m'aperçois que ma vie est pleine de trous et que j'aime cet appel d'air, cette attente, ces possibles, ces en-devenir... Et puis il y a ceux qui sont là, les fidèles, et j'ai la soudaine impression que j'ai trois, quatre... dix jambes, que chacun, à sa manière bien à lui, me tient debout, et je me sens solide de ces amours-là. Est-ce cela devenir un homme, être assez solide pour toujours tenir debout ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-4221509206326696942?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/4221509206326696942/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=4221509206326696942' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4221509206326696942'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4221509206326696942'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/11/linchang.html' title='l&apos;inchangé'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R0VEMPofuVI/AAAAAAAAAkw/8RaQaTpti3o/s72-c/Rodin+-+15.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-5233684499207546881</id><published>2007-11-19T15:18:00.000+01:00</published><updated>2007-11-19T16:14:45.284+01:00</updated><title type='text'>l'homosexualité n'est pas toujours un sport de combat</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R0GnfPofuUI/AAAAAAAAAko/c8VlHvR7etY/s1600-h/NYC+mer+2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R0GnfPofuUI/AAAAAAAAAko/c8VlHvR7etY/s400/NYC+mer+2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5134569205393242434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il m'arrive si souvent d'avoir l'impression d'être à la fois acteur et spectateur. Comme dans un rêve en somme, sauf que c'est ma vie et que je me vois d'en haut - exactement comme Tim Roth dédoublé dans le nouveau film de Coppola (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Youth without youth&lt;/span&gt;)... Je vis des expériences que je qualifierai de sociologiques avec une distance étrange. Je me suis toujours senti loin d'une certaine idée militante de l'homosexualité, parce que chaque pierre sur le chemin a été recouverte de mousse, rendue trop glissante, oubliable, friable, pour que je puisse un instant me sentir un homosexuel parmi une entité plutôt que moi-même vivant une expérience émotionnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première expérience où j'ai eu néanmoins l'impression de gagner mes gallons dans une sociologie de l'homosexualité, c'est ma première nuit d'amour. Ce fut un rendez-vous manqué avec la sociologie, pas avec l'amour. On dit souvent que la première fois lance la vie sentimentale sur des rails, et qu'elle identifie ce que sera majoritairement la façon d'aimer de quelqu'un. Le garçon en question, 19 ans comme moi, était mon meilleur ami, mon premier amour et j'étais son premier amour, son meilleur ami. Au réveil, timoré, il me dit : "Cela ne veut pas dire que nous sommes homosexuels". Dans ma tête, je riais, j'étais si heureux, et je lui ai répondu fièrement : "Parle pour toi". Cette joie de l'amour et du sexe ne m'a pas quitté et m'a ôté toute culpabilité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde expérience sociologique ne fut pas davantage un drame. Ce fut mon "coming-out" à mon petit frère. Il y avait quelque chose de violent dans l'idée de lui dire que son grand frère, celui qu'il chérissait, était homosexuel. J'ai donc attendu, par peur sans doute, par pudeur aussi, qu'il ait une copine, qu'il ait 18 ans, qu'il soit libre. Début juillet, nous deux seuls au milieu d'une plage grise, face à la mer infinie... Je me suis vu assez nettement me regarder vivre cette scène, d'en haut encore, et avec une certaine jubilation : vas-y, fais-le, dis-lui, me disais-je à moi-même... Et je souriais en me disant : Tu es en train de vivre une vraie expérience sociologique, un truc qui a un nom, une couleur, une dramaturgie - le coming-out. Sauf que non, il n'y avait pas vraiment de dramaturgie, juste un coup d'épée dans l'eau : il s'en doutait, et s'en foutait. Il a dû être tout de même flatté d'avoir la primeur de la révélation - qui prit donc plutôt l'apparence d'une non-révélation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La troisième expérience date d'il y a une semaine. Là encore, je me suis détaché de moi-même et me suis vu petit, comme parmi une masse en train de vivre "l'Expérience". Ce fut le coming-out aux parents. Il y 11 ans, lors des dernières vacances avec ma famille, ma mère a lâché une phrase qui m'a hanté des nuits entières : "Il n'y a rien de pire que d'avoir un fils prêtre à part avoir un fils homosexuel". J'étais encore peu sûr de moi (et vierge) alors, mais cette phrase me glaça le sang et me fit toujours redouté l'instant fatal où il faudrait : dire. J'ai joui pendant près de 10 ans d'une sorte de double vie qui me convenait un peu trop bien. Jusqu'à ce dimanche, réunion familiale oblige, où ma mère m'a enfermé dans sa chambre pour se rapprocher tout près et me dire : "J'ai dit une phrase horrible il y a quelques années (et de me citer la fameuse phrase), je l'ai immédiatement regrettée, ton père m'a même engueulé plus tard, et c'est peut-être cette phrase qui t'empêche aujourd'hui de faire ton coming-out". Ce mot m'écorcha les oreilles. Venir de sa bouche, de la bouche de ma propre mère, ma mère adorée et haïe. C'était au fond l'invitation que j'attendais depuis des années. Je ne me fis pas prier. Le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;moi&lt;/span&gt; sociologue qui me regardait d'en haut était en train de ricaner de l'ironie de la situation : de coming-out, il n'y en eut pas, il me fut, une fois encore, volé... Même pas une larme, tout juste un discret mouvement de bras de mon père sur mon épaule, mon père qui était derrière et qui écoutait sans rien dire. Plus tard, je pus tout juste lire à table une mélancolie nouvelle dans son regard, des silences, une absence. Plus tard encore, je voulus jouer une vraie révélation dans la voiture avec mon autre frère. Je me dédoublai de l'autre côté du pare-brise pour contempler sa réaction : il avait "acheté" l'information à notre petit frère il y a deux ans déjà, ayant de fort doutes. Bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le petit ange sarcastique riait bien en me voyant sur le quai en route vers chez moi, inchangé après des années de silence angoissé. Il n'y avait plus de secret, plus de jeu à jouer. Et il pouvait partir rejoindre le néant, fier d'avoir été aussi inutile. Pour mon anniversaire, j'ai tout de même demandé à ma mère, un rideau. Rouge, bien sûr.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-5233684499207546881?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/5233684499207546881/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=5233684499207546881' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/5233684499207546881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/5233684499207546881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/11/lhomosexualit-nest-pas-toujours-un.html' title='l&apos;homosexualité n&apos;est pas toujours un sport de combat'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/R0GnfPofuUI/AAAAAAAAAko/c8VlHvR7etY/s72-c/NYC+mer+2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-3043315126990049835</id><published>2007-11-05T13:33:00.000+01:00</published><updated>2007-11-06T10:47:08.933+01:00</updated><title type='text'>le recul du monde</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Ry8X4vPDH6I/AAAAAAAAAkg/po7SweQVDqU/s1600-h/Paysage.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Ry8X4vPDH6I/AAAAAAAAAkg/po7SweQVDqU/s400/Paysage.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5129344764117983138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette chose étrange parfois de vivre la vie là où elle est comme la seule possible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux semaines, j'avais secrètement peur de partir si longtemps, certes pas si loin du petit monde parisien que j'ai pierre à pierre bâti, mais tout de même ailleurs, isolé, comme en exergue. Peu à peu, le téléphone s'est éteint, le rythme automnal des jours au bord de la seine a teinté mes journées d'une mélancolie nouvelle, et j'ai oublié la vie d'avant avec une facilité déconcertante. Ce lieu, ce temps est devenu ma vie... Peut-être est-ce dû à une rencontre en particulier, car s'il y a l'ensemble des rencontres d'une vie, il y en a quelques unes à part, impossibles, innommables qui nous enlèvent à la vie elle-même. Oui, c'est cela, pendant deux semaines, j'ai été enlevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'entre dans cette grande pièce boisée. Il y a un jeune homme qui me salue dans une langue étrangère. Il est australien. Il est grand, blond, presque chauve, les yeux bleus, il a 30 ans, et il me sourit. Je m'attendais à rencontrer quelqu'un d'autre, mais c'est lui qui est là. Les mots sortent de ma bouche et, à ma grande surprise, pour la première fois peut-être, mon anglais hésitant forme des phrases, de vraies phrases tel que j'aurais pu les penser en français. Il me propose très vite de faire le tour de la propriété. C'est très gentil de sa part, voilà ce que je me dis. Je me dis aussi que je ne vais pas m'ennuyer, que les gens ont l'air particulièrement gentil dans ce no man's land dédié à compter les jours qui passent. Nous nous retrouvons dans une chambre de verre au beau milieu de la forêt. Il me regarde. Son regard me brûle, me tue et me ressuscite en un battement. Pour la première fois, je pense que je lui plais et que sa gentillesse n'est pas tout à fait (et si j'ose dire) gratuite. Et puis, le vrai regard, celui qu'on rend : je le regarde dans les yeux et le temps s'arrête. Nous reproduirons bien des fois ce regard droit, frontal, à la dramaturgie parfaite : au début nous sourions, nous nous disons avec les yeux à quel point nous voulons nous embrasser, et puis nous essayons de percer l'âme de l'autre, et la sensation est si forte et si partagée que nous sommes au bord de pleurer, tous les deux, en même temps, et enfin vient mon moment préféré, celui où nous n'avons peur de rien, où nous ravalons nos larmes en souriant, en fixant l'autre fièrement comme pour lui dire : regarde la force de mon amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la pièce même où nous nous sommes rencontrés, il m'écrira des messages. Chacun est devant le mur de son ordinateur, nous faisons en sorte de ne pas nous regarder, je ne suis pourtant qu'à deux mètres de lui, des ombres passent, nous échangeons des mots au bord d'être érotiques pendant des heures, et je dois cacher les effets d'une sensualité qui n'en finit pas de s'ébaucher, la rougeur sur mon front, un frémissement de mes lèvres, un sourire trop transparent qui veut s'échapper et que je retiens... Ainsi côte à côte, nous reportons sans cesse le moment du premier baiser. Il doit arriver, ce moment, nous le savons bien, et nous prenons un malin plaisir à faire durer cette attente toute la journée. C'est dans la cuisine, au moment de mettre le plat au four, qu'il s'approchera de moi après s'être cogné la tête (il est vraiment grand), et que nous nous embrasserons. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien peut durer le temps d'un baiser ? Il me semble que ce baiser a duré deux semaines. Aujourd'hui, envolées les deux semaines, mes lèvres sont sèches. Ce n'est pas rien pourtant deux semaines. C'est ce que je me répète, on ne peut pas se tromper deux semaines. Deux jours, oui, on peut aimer quelqu'un par erreur pendant deux jours, mais pas pendant deux semaines... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Définitivement, il n'est pas du tout mon genre : je n'aime particulièrement ni les cheveux blonds, ni les yeux bleus, ni les gens trop grands... Son corps maladroit le rend comique. Il rit trop fort. Il sent trop fort. Alors, quoi, je ne sais pas... Ce qui peut nous attirer vers quelqu'un, et qui nous dépasse... Peut-être est-ce son léger strabisme, car c'est quand il me regarde de face que je deviens fou, complètement fou. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Curieusement, je me suis détaché de l'idée même d'avoir des amants de retour à Paris. Par une sorte de fidélité absurde, donc belle. Curieusement, car l'amour physique n'était pas si important. Il y a certains jours où nos corps ne se sont pas rencontrés, ou tout juste effleurés - nous nous retrouvions au fond de la cabane, dans une chambre la nuit, nous prenions plaisir à recommencer des actes sexuels que nous ne finissions pas toujours. L'embrasser plutôt que jouir. Le sentir plutôt que le prendre. Pendant ces deux semaines, troublé par cette relation, lui qui n'est plus habitué à aimer, il ne bandait pas. Il était excité, il me faisait jouir - mais seul. Après quelques jours, peu à peu, je sentais son sexe renaitre dans ma main, dans ma bouche, mais il ne jouissait toujours pas. Peut-être était-ce l'ordinateur sur ses genoux, le fait d'être loin de chez lui, ou cette relation qui le dépassait visiblement... Ce long (ré)apprentissage du plaisir mit exactement deux semaines : c'est le dernier jour, avant mon départ, qu'il a joui pour la première fois, sexe contre sexe. J'aime à voir dans cette image dont on me pardonnera la crudité un passage de force vitale. Au moment de partir, j'avais réussi à faire de lui un amoureux &lt;span style="font-style:italic;"&gt;et&lt;/span&gt; un amant. Il était lui-même, puissant et prêt à affronter mon absence. Juste avant mon départ, nous nous sommes retrouvés dans une chambre vide, juste pour nous regarder et nous serrer. Nous avons décidé de ne pas pleurer. Après tout, dans une semaine, nous nous retrouverions pour quelques jours volés au temps qui passe... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour dans les bras de mon mari, je suis surpris que cet amour neuf n'ait pas entravé ma passion officielle. Au contraire, je suis comme un mur, un mur fissuré en deux. Un jour, il faudra peut-être que je choisisse, partir ailleurs avec l'un, rester ici avec l'autre. Pour l'instant, les deux parties du mur se soutiennent... Je sens la vie qui coule dans mes veines et je pourrais en mourir de vouloir gouter l'éternité et avec l'un et avec l'autre. Mais pour l'instant je vais atrocement bien... être avec l'un, attendre l'autre, tout me rend heureux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant que je m'effrite ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-3043315126990049835?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/3043315126990049835/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=3043315126990049835' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/3043315126990049835'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/3043315126990049835'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/11/le-recul-du-monde.html' title='le recul du monde'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Ry8X4vPDH6I/AAAAAAAAAkg/po7SweQVDqU/s72-c/Paysage.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-6426410417840889670</id><published>2007-10-27T12:36:00.000+02:00</published><updated>2007-10-27T12:45:01.007+02:00</updated><title type='text'>trop de bonheur ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RyMVT_PDH5I/AAAAAAAAAkY/WhpPoEoPT4k/s1600-h/NYC+ciel.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RyMVT_PDH5I/AAAAAAAAAkY/WhpPoEoPT4k/s400/NYC+ciel.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5125964234014007186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Au beau milieu du vert de la Normandie, entouré d'inconnus internationaux, j'avais tout pour m'ennuyer. Et pourtant, j'ai recréé un paradis, une île. De là, cette question que je me pose parfois, à la fois vaine et essentielle : qu'est-ce que j'ai fait pour mériter tant de bonheur ? Heureusement pour moi, nulle justice, je ne devrai pas payer cette vie belle et inutile d'amour, de cinéma, de joie...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-6426410417840889670?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/6426410417840889670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=6426410417840889670' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/6426410417840889670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/6426410417840889670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/10/trop-de-bonheur.html' title='trop de bonheur ?'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RyMVT_PDH5I/AAAAAAAAAkY/WhpPoEoPT4k/s72-c/NYC+ciel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-2744505461532767081</id><published>2007-10-21T19:25:00.001+02:00</published><updated>2007-10-21T20:03:02.679+02:00</updated><title type='text'>nouveau départ</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RxuL_f_1esI/AAAAAAAAAkQ/LqABAUwSrqI/s1600-h/Berlin+2007+-+134.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RxuL_f_1esI/AAAAAAAAAkQ/LqABAUwSrqI/s400/Berlin+2007+-+134.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123842924101335746" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est sans douleur particulière mais avec une légère appréhension que je pars deux semaines travailler en Normandie, dans un endroit visiblement reculé, où l'introspection sera mon seul voyage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les derniers jours ont été marqués par un regain d'amour marital. Cela faisait longtemps que tant d'amour ne nous avait pas traversés. Entre son absence et la mienne, une semaine ensemble à New York aura tenu lieu d'écrin à cette cristallisation magistrale. Notre légèreté commune aurait pu nous mener au bout du monde. Et en un sens, elle l'a fait. Silence pudique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens aussi du beau noir et blanc charbonneux de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Control&lt;/span&gt;, expérience doublement étrange puisque film vu avec M. qui cache de moins en moins son amour hystérique pour moi. De temps en temps, il détournait son visage de l'écran pour me regarder de ses yeux fous. Sur l'écran, un homme (connu, mais peu importe) hésite entre deux femmes, l'une qui lui dit qu'elle l'aime, l'autre qu'elle a peur de tomber amoureuse, et la musique, comme sortie des profondeurs, de Joy Division. Il voulait peut-être me demander de choisir. Mais j'aime le noir parce qu'il y a le blanc et vice versa. Alors je lui ai souri, ému, à la fin du film. J'avais envie de lui donner toute ma tendresse, de boire sa folie, d'apaiser ses peurs, et puis je me suis retenu pour ne pas qu'il tombe encore plus... Je l'ai regardé partir silencieux sans savoir s'il me pardonnerait de lui avoir un peu trop donné, sans savoir si je le reverrai. Silence pudique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-2744505461532767081?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/2744505461532767081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=2744505461532767081' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/2744505461532767081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/2744505461532767081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/10/nouveau-dpart.html' title='nouveau départ'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RxuL_f_1esI/AAAAAAAAAkQ/LqABAUwSrqI/s72-c/Berlin+2007+-+134.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-1593338750131113854</id><published>2007-10-12T00:48:00.000+02:00</published><updated>2007-10-13T16:20:09.594+02:00</updated><title type='text'>le déversement</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RxDUB__1erI/AAAAAAAAAkI/MI7veR05g2s/s1600-h/NYC+bus+3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RxDUB__1erI/AAAAAAAAAkI/MI7veR05g2s/s400/NYC+bus+3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5120825907144391346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Hier, je suis retourné chez Moustache, un restaurant libanais dans lequel je dîne à chaque fois que je reviens à New York. Aujourd'hui, j'ai visité le Musée de Brooklyn pour constater que les Rodin avaient changé de place mais que je me souvenais très bien de la peinture européenne du troisième étage. Même le Met où je suis allé me perdre une journée entière mardi n'a plus de secret, je sais où se situe telle ridule ou telle veine sous l'oeil d'un Rembrandt, où se reflète telle lumière sur un Vermeer. Et puis j'ai marché, j'ai reparcouru Canal Street, j'ai remonté Christopher Street du Village à Chelsea, j'ai rejoué à errer sans but dans Central Park, j'ai repris parfois les mêmes photographies, celles qui sont devenues mes souvenirs, dans l'espoir de peut-être y dénicher, plus tard, après une comparaison approfondie, une infime différence. Non, New York n'a pas changé, et si l'émerveillement niais des premières fois s'est peu à peu et presque totalement absenté de mon regard je peux dire qu'à présent je l'aime d'un amour adulte. Je sens le sang battre dans ses artères, la chaleur de son cocon. Je m'y sens en sécurité, à la fois familier et étranger - donc doublement protégé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout à l'heure, j'ai refait l'amour avec un ancien amant, un très ancien amant, un de mes tous premiers. La première fois que nous avons fait l'amour, c'était à Paris, il y a quatre ans, tout était gracieux et évident. Dans le peu de temps que nous avions, il a fallu brûler et je garde de cette après-midi de canicule un souvenir particulier. Ce n'est pas la première fois que j'éprouvais du plaisir, non, mais c'est la première fois que j'éprouvais un plaisir bien précis : celui des amours clandestines, un partage par le corps total et immédiat. Nous n'aurons que ça dans cette vie ? Et bien, soit, brûlons et aimons-nous. Voilà ce que disait l'union de nos deux corps. Plus tard, ses messages tendres, puis nos deux ou trois rendez-vous, clairsemés et pas toujours sexués, m'ont conforté dans l'idée que cette relation était spéciale. J'en ai sans doute connu beaucoup d'autres depuis, et des plus fortes, mais c'est lui qui m'a donné ce goût de l'infidélité joyeuse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je suis entré chez lui tout à l'heure, il a allumé la télévision comme d'autres auraient mis de la musique romantique. Sur l'écran, c'était un film pornographique des années 1970, un film mignon certes, mais cette clarté de son désir m'a immédiatement révulsé : il voulait coucher et avait libéré sa pause déjeuner de jeune homme d'affaires pour cela. Nous avions une heure, il fallait faire vite. J'ai senti cette première image sur l'écran comme un viol. Quand il est sorti des toilettes, il n'avait pas fermé sa ceinture, pour aller plus vite, me suis-je dit. Il y avait quelque chose de répugnant dans sa présence devant moi, ceinture pendante. Je me suis dit que j'allais partir, que j'allais dire non, et puis il m'a dit deux ou trois mots gentils qui m'ont rappelé celui que j'avais connu, celui-là même qui m'écrivait des mots tendres de temps en temps. Je l'ai laissé m'embrasser. Mal. Sa langue dure dans ma bouche. Ses lèvres trop molles. Le mouvement irrégulier. Je ne pensais qu'à la conversation que j'avais eu avec C* dans le train il y a quelques jours sur les bons amants : on le sait dès le baiser, s'il y a accord ou pas. Je me suis laissé guider sur le lit, prêt à me refuser à tout instant, en sachant bien que plus j'attendais, plus ce serait cruel. Et puis il avait la peau douce. Et puis il a utilisé une des armes contre lesquelles je ne peux rien faire. Et puis nous avons couché (et non fait l'amour, ce serait salir les autres qui m'ont vraiment aimés). Il a déplacé la porte de son placard de sorte que le miroir reflète le lit. Il avait dû étudier précisément la position du miroir, avec beaucoup d'autres, ai-je pensé. Il a sorti du gel, un énorme tube dont je n'ai pas voulu regarder la jauge. Et puis il m'a mis un préservatif. Il m'a fait entrer en lui. Vite, il m'a fait changer de position. Je le regardais, sous moi, et je voyais que son regard fuyait, non ne fuyait pas justement mais visait très précisément un point. J'ai tourné la tête, tout en le prenant plus violemment. Le miroir, bien sûr. C'étaient bien mes fesses qui se serraient et se desserraient, mes cuisses qui se raffermissaient, mes testicules qui se balançaient, et même mon sexe qui sortait, et pourtant ce n'était pas moi. C'était une image. Oui, à cet instant où je sentais pourtant la jouissance monter, je me suis dit très clairement, ceci est l'image d'un film pornographique, un pur équivalent de la première image qu'il a allumée quand nous sommes entrés chez lui. Plus tard, je lui ai reproché ce regard insistant, mais non ce n'était pas un reproche, je lui ai dit tristement. J'ai essayé de plaisanter avec celui que j'ai connu, que j'avais connu. Tu ne serais pas un peu Narcissique ? Il n'a pas compris. Il m'a dit que c'étaient mes fesses qu'il regardait et non pas lui-même. J'aurais pu lui répondre mille choses, mais je me suis tu. A cet instant, j'ai compris que je ne l'aimerais plus jamais, que quelque chose était mort. J'ai tout de même ajouté d'autres mots un peu tristes, qui comme tous les mots un peu tristes, se disent avec un sourire fin. Tu as changé. New York t'a rendu plus froid. Il était d'accord avec moi, il n'avait pas l'air de trouver ça très grave. Nous nous sommes séparés sous une pluie battante. J'ai marché encore, J'avais la nausée. Je me souviens qu'à cet instant je me suis juré que ça ne se reproduirait plus. Je m'étais laissé faire, pour voir, pour le passé, et c'était la dernière fois. A cet instant, j'ai aussi pensé à New York, et cette ville que j'avais toujours idéalisée, la seule où j'aurais voulu, en bon Parisien, vivre ; et j'étais content d'en être un peu exclus, de rester le touriste, l'étranger privilégié, celui qui a des amis ici, qui va et qui vient, mais qui repart toujours, parce qu'il sait que la vie, la vraie vie, est ailleurs, loin de ce tourbillon qui séduit infiniment pour mieux engloutir définitivement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-1593338750131113854?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/1593338750131113854/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=1593338750131113854' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/1593338750131113854'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/1593338750131113854'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/10/le-dversement.html' title='le déversement'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RxDUB__1erI/AAAAAAAAAkI/MI7veR05g2s/s72-c/NYC+bus+3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-2172038740053273536</id><published>2007-10-07T21:20:00.000+02:00</published><updated>2007-10-07T22:32:54.310+02:00</updated><title type='text'>in a dark dark night</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rwk9pP_1epI/AAAAAAAAAj4/AX2xipsnnIw/s1600-h/Roses.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rwk9pP_1epI/AAAAAAAAAj4/AX2xipsnnIw/s400/Roses.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118690230361488018" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je regarde l'étranger que je suis devenu avec une curiosité teintée de tristesse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques jours, je recevais des roses qui venaient couronner six années d'amour partagé. Le même jour, je répondais avec ferveur au message tendre d'un jeune homme à qui je pense souvent et contre lequel j'aime me lover. Et puis au milieu de cette nuit enivrée, je m'arrête face à ce jeune réalisateur catalan qui travaille à Londres. Quelques échanges et puis je le regarde vraiment, dans les yeux - une lumière qui m'attire et me brûle en un clignement. Son visage est un poème de douceur, je l'imagine déjà jouer dans une adaptation de "L'Idiot" de Dostoievski, ce qui est un signe de mon enlisement avancé, je sens que je suis au bord des larmes, je ravale mes larmes, je l'écoute et bafouille en anglais, et puis j'écoute les phrases sortir de mon corps, tout ce que je n'aurais jamais cru pouvoir dire à un inconnu rencontré il y a une heure : "I want desperately to kiss you. If I don't kiss you right now, I'm going to die." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quel moment ai-je basculé ? Basculé dans le monde de ceux qui osent ? Peut-être l'alcool et la langue étrangère me rendent-ils plus audacieux... Comment croire qu'il allait me dire oui ? Je ne sais pas ce qu'il a dit. Peut-etre qu'il a dit quelque chose, mais que je n'ai pas pu entendre - je regardais ses yeux. Il a peut-être ri, oui, c'est possible. Il a peut-être dit que j'étais fou, il l'a dit souvent après. Je me souviens qu'il est sorti du bar, il voulait que je le suive, il me le disait du bout des yeux, et moi je m'attachais à ce fil, celui qu'il me tendait dans la nuit. Là, loin du monde, je ne sais pas quand nos yeux se sont fermés, mais c'étaient ses lèvres que je sentais. Non je ne sentais rien. Je n'existais plus. J'étais la nuit, j'étais l'alcool, j'étais lui. Plus tard, lors de l'un de nos nombreux réveils, il me le dira : quand je te touche, c'est comme si tu étais une partie de mon corps. Avant cela, il y a eu l'amour sur le port, entre la mer et les étoiles. Comme nous étions fous. Nous n'aurions pas pu attendre l'hôtel. Marcher dans la nuit. Traverser un chantier, lui donner la main, dire n'importe quoi à 5 heures du matin. Et puis dormir avec lui sans dormir. Nous nous sommes séparés puis retrouvés pour mieux nous séparer à nouveau. C'était le jour, le monde autour. Il a fallu se dire adieu devant un cinéma. Il ne pouvait pas m'embrasser. Il me disait que j'étais si tendre, il touchait mon côté, il me regardait encore avec son demi sourire, celui-là même que je vois quand je pense à lui, et aussi quand je n'y pense pas. Et puis il a fait quelque chose de très gracieux, il m'a pris dans ses bras et il s'est dégagé très très lentement jusqu'à ce que nos mains se détachent comme celles de Dieu et d'Adam au centre du plafond de la Chapelle Sixtine. Et puis il a disparu dans la nuit du cinéma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis rentré à Paris. Heureusement, je n'étais pas seul, sinon j'aurais pleuré dans le train, et ce serait ridicule de pleurer dans un train. Je suis rentrée avec C* qui envie ma capacité d'amour, elle dit souvent qu'elle aimerait être pédé. Elle ne sait pas ce que c'est, les interstices, quand je suis seul dans mon lit, quand je ferme les yeux pour sentir encore ce corps qui sentait si doux, pour voir ce regard dont je n'ai pas percé le mystère ; elle ne sait pas ce que c'est que d'avoir un corps couvert d'invisibles tatouages, les marques des corps aimés, et quand la nuit, l'après-midi, mon corps crie, comme séparé, amputé d'un membre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, oui, parfois, j'aimerais être comme avant. Quand je ne savais pas faire, quand j'avais trop peur des gens pour aller vers eux, quand je ne savais pas donner et prendre aussi vite, quand je ne savais pas immédiatement reconnaître ceux qui me plairaient, ceux à qui je plairais vraiment, quand je pensais qu'aimer c'était aimer une seule personne... C'est sans doute le prix d'être si plein des autres, cette immense déchirure.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-2172038740053273536?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/2172038740053273536/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=2172038740053273536' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/2172038740053273536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/2172038740053273536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/10/in-dark-dark-night.html' title='in a dark dark night'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rwk9pP_1epI/AAAAAAAAAj4/AX2xipsnnIw/s72-c/Roses.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-322244924190608387</id><published>2007-09-20T16:41:00.000+02:00</published><updated>2007-09-20T17:14:45.594+02:00</updated><title type='text'>le refus</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RvKIKpDccYI/AAAAAAAAAIM/Fyk37X5d5i0/s1600-h/Sardaigne+vagues.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RvKIKpDccYI/AAAAAAAAAIM/Fyk37X5d5i0/s400/Sardaigne+vagues.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112298243419304322" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cher J,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je suis très flatté de ton empressement, flatté autant que surpris puisque si tu étais si empressé, tu te serais tout de même manifesté durant ces presque trois semaines. Ce soir-là, au mariage, je t'ai trouvé, comme bien des fois, charmant. Tu m'as séduit parce que tu étais là, avec ta froideur apparente, tes anecdotes à n'en plus finir, ta maladresse enfin, oui, tu étais là devant moi inattendu et désirable. Je me suis donc laissé brûler par la fièvre qui animait tes yeux quand ils se tournaient vers moi - c'est du moins ce qu'il me semblait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ton mail, nulle fièvre, je ne lis que des injonctions. Je ne suis pas un personnage en quête d'auteur. Les romans, je les écris ; dans la vie, je préfère, ô combien, la surprise et la liberté - d'ailleurs, ne dit-on pas que les plus beaux personnages sont ceux qui restent libres et échappent à leur auteur... Alors, non, je n'entrerai pas dans la case un peu trop préméditée d'un emploi du temps tout fait, et oui, tu en trouveras d'autres qui joueront bien mieux que moi le rôle que tu as écrit pour eux. Je te le souhaite et t'embrasse tendrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;(Le lendemain, après une réponse fleuve pétrie de désir, d'excuses et de nouvelles injonctions).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cher J.,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je suis heureux de voir à quel point tu te donnes. Car, oui et je le&lt;br /&gt;dis sans ironie, tu donnes beaucoup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu donnes et tu prends, tu ne t'abandonnes pas. Tu as peur d'être&lt;br /&gt;ridicule, ou pas peur, peu importe, mais sache que tu ne l'es pas. Tu&lt;br /&gt;l'as peut-être été, ou sur le point de l'être, un jour tremblant sur&lt;br /&gt;un banc devant la Cinémathèque. Sache que ce jour-là, j'aurais pu&lt;br /&gt;t'aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en te relisant, je m'aperçois que le seul mot absent de ta&lt;br /&gt;fougue, c'est celui-là même par lequel j'avais terminé mon précédent&lt;br /&gt;message, celui de tendresse. Tu es un lion et je suis un papillon,&lt;br /&gt;nous ne jouons définitivement pas dans la même cour. Tu m'offres un&lt;br /&gt;amour tragique, un sexe violent et, encore une fois, un programme à&lt;br /&gt;remplir... mais moi j'aime l'amour léger, le sexe ludique et la grâce&lt;br /&gt;muette d'un échange véritable. Alors, c'est vrai, nous nous sommes&lt;br /&gt;croisés et nous n'aurions pas dû. Avoir lutté contre cette impossibilité, je trouve que c'est déjà beaucoup et je le garde avec moi comme un secret. Car je ne peux pas me donner à toi, de même que tu ne peux pas t'abandonner, parce que je ne sais pas, parce que tu ne sais pas. Tes lèvres ont le goût de soufre. Tes ailes me font saigner. Et moi, non, je ne veux pas brûler.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-322244924190608387?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/322244924190608387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=322244924190608387' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/322244924190608387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/322244924190608387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/09/le-refus.html' title='le refus'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RvKIKpDccYI/AAAAAAAAAIM/Fyk37X5d5i0/s72-c/Sardaigne+vagues.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-300850505617768366</id><published>2007-09-19T13:16:00.000+02:00</published><updated>2007-09-19T13:18:01.341+02:00</updated><title type='text'>les jours et les nuits (de berlin)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RvD_VJDccXI/AAAAAAAAAIE/kvOh50tTpQs/s1600-h/Berlin+3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RvD_VJDccXI/AAAAAAAAAIE/kvOh50tTpQs/s400/Berlin+3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5111866315738214770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas écrit. J'aurais pu, mais une fois n'est pas coutume, je les ai vécues, mes petites fictions. Je me suis laissé glisser le long du réel, et au fil des rencontres j'ai plongé dans le fleuve de l'oubli. Non, aujourd'hui, je ne me souviens plus de la continuité des choses, de pourquoi j'ai fait ceci ou cela. Il ne me reste que des bribes... Berlin, d'abord, oui Berlin...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine descendu de l'avion avec P., me voici dans les bras de Hendrik qui nous loge. Il est gentiment venu nous chercher, et son excès d'amabilité prend une tournure bien physique : il nous serre contre lui, P. d'un côté, moi de l'autre. Etonné, je regarde le visage de P., qui ne déteste rien tant que ce genre d'effusion (il peine déjà à faire la bise), et je remarque qu'il se contient sans rien dire, un peu dépassé sans doute par les événements. Hendrik ne quittera pas son rôle de (trop) bon guide, P. celui d'invité oppressé qui reste poli. Ah, ces Allemands, ça commence bien... Ce soir-là, nous irons dans un bar qui réussit le miracle d'avoir des garçons beaux et intelligents, puis nous passerons dans une alcôve entièrement recouverte de fourure rouge et de miroirs baroques. C'est dans cet endroit pour le moins décalé qu'un (très) beau Turc me regarde avec insistance. Il ne parle ni français, ni anglais, et envoie une amie pour me séduire. Quelques minutes plus tard, il me fait asseoir sur ses genoux (qui me paraissent immenses) tout en me répétant qu'il est hétéro &lt;span style="font-style:italic;"&gt;et&lt;/span&gt; que je suis très mignon. Plus rien ne me surprend, ma volonté est déjà noyée dans les volutes de l'alcool. Plus tard encore, il me fera toucher ses muscles, sa poitrine. Et quand mon regard un peu intéressé lui montrera ma gentillesse, il fera quelques pas en arrière : je me méprends, dit la traductrice. Il a le physique d'un rugbyman et le visage gracieux d'un danseur. Il ne connaît qu'un seul mot en anglais : bodyguard. C'est son métier. Comme je ne crois pas sérieusement qu'il se passera quelque chose - et le voudrais-je seulement ? - je joue son jeu. Il nous suit, Hendrik, P. et moi, dans un autre bar, loin du Kreuzberg où nous nous sommes réfugiés depuis plusieurs heures déjà. Nous nous arrêtons à l'Alexanderplatz dont j'avais tant rêvé. L'extrémité de la tour est plongée dans la brume, et a une beauté que je ne lui reverrais plus de jour. Dans les sous-sols d'une boîte, le Turc fait mine de partir furieux... Je ne l'ai pas touché, je lui ai juste montré le babyfoot dans la pièce d'à côté. Il a dû croire que je l'entraînais dans un coin sombre. Curieusement, je suis déçu, ou non, moi-même peut-être furieux que ce type refoulé joue avec moi, et ce malgré lui, par pure bêtise... Au moment où il disparaît dans l'escalier en colimaçon, un garçon entre, me regarde, mime le geste que je fais, un geste de tragédien, la main sur le front, il commence, quelques mots en Allemand auxquels je ne comprends rien, puis en anglais. Comme il est agréable de comprendre, de séduire et d'être séduit par les mots. Son regard est franc, ses mots troubles - il me désire, le sait, le veut. Il ne tarde pas à me proposer un verre. J'ai déjà trop bu. I'm drunk enought. Enought for what ? To die, to live, to cry, to kiss... Il m'embrasse. Je sens son corps frémir, son dos ferme, ses baisers fougueux. Le temps s'arrête. L'éternité du premier baiser qui n'en finit pas de recommencer. De la lumière près de la porte, les autres me regardent avec ironie (Hendrik avait prévu mon succès et m'avait encouragé à garder mon petit polo noir). Ils veulent partir. Que faire ? Quand il est entré, à cet instant précis du temps, n'importe quel garçon, un tant soit peu bavard et sensuel, aurait pu me séduire. J'attends donc une nécessité, un signe. Je lui dis que je dois partir, il me dit de venir chez lui. Je lui dis que je n'ai que quatre jours, quatre jours c'est trop peu pour un amour comme le nôtre. Il sourit, il me dit qu'il essayerait bien. Je prends conseil auprès de P., génial paranoïaque hypocondriaque, qui me lance : il est en phase terminale de sida. Il en fallait moins pour me refroidir. Je n'en suis pas du tout sûr, mais bon, puisque j'attendais un signe, je dis adieu à mon amant allemand qui ne le sera jamais vraiment. Dans ces mêmes escaliers en colimaçon où mon Turc a disparu tout à l'heure, nous échangeons un dernier baiser. Comme le dernier est proche du premier, et pourtant si différent. Il me tient par la main, me retient, de multiples baisers. Et puis, je m'échappe, je sors sur la place, à la lumière des lampadaires. P., horrifié, s'approche de moi : il a vu le visage du bien aimé et s'excuse ("Il est très bonne santé celui-là, je l'ai confondu avec un autre..."). Je souris de sa méprise. Je pourrais redescendre, mais je voulais m'échapper, voilà qui est fait. Peut-être avais-je juste besoin de sentir cette légèreté qui ne peut exister qu'à l'étranger, quand on devient autre en recommençant tout à zéro - un baiser, oui, rien qu'un baiser.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Les autres soirées berlinoises ressembleront peu ou prou à celle-ci. Danse et alcool (ah, ce bide de bière que j'ai mis deux semaines à perdre!), garçons et légèreté. Le Commandant Hendrik s'avérera capable d'une sentimentalité insoupçonnée (il écoute le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tristan et Iseult&lt;/span&gt; de Wagner, comme moi, et m'abreuve encore de mots doux, à distance). De jour, je me laisserai guider par Marion dans les rues de Mitte ou sur la "casting allée", j'irai me perdre dans la contemplation des Caravage et des Veermer, je profiterai du soleil des parcs...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, ce bonheur, si dense, s'achève. Nous rentrons tristement, avec P., en sachant bien que nous ne passerons pas de vacances aussi folles avant longtemps, très longtemps. Oui, de vrais vacances : quand l'esprit marche plus vite, ailleurs, autrement, quand on peut se perdre au coin d'une rue et se retrouver la seconde d'après en s'arrêtant pour contempler le vestige d'un mur trop symbolique, une architecture jamais vue, un ciel chargé de mélancolie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je suis rentré ce lundi-là, j'ai ouvert un livre d'allemand. Il était temps que je commence une vie nouvelle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-300850505617768366?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/300850505617768366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=300850505617768366' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/300850505617768366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/300850505617768366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/09/les-jours-et-les-nuits-de-berlin.html' title='les jours et les nuits (de berlin)'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RvD_VJDccXI/AAAAAAAAAIE/kvOh50tTpQs/s72-c/Berlin+3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-522380410775512443</id><published>2007-09-05T11:50:00.000+02:00</published><updated>2007-09-05T12:13:45.025+02:00</updated><title type='text'>un degré et demy</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rt6A8e2RzII/AAAAAAAAAH8/_bGXxmXt9pY/s1600-h/Rohmer.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rt6A8e2RzII/AAAAAAAAAH8/_bGXxmXt9pY/s400/Rohmer.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5106660804045950082" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Indescriptible, irraisonnable joie! L'idée d'aller à Berlin, pour la première fois de ma vie, demain, avec P., me remplit de joie. La perspective du plaisir de voir tout à l'heure, avec JM, le nouveau film d'Eric Rohmer, me remplit de joie. Le cap passé aujourd'hui de, pour la toute, toute première fois, solliciter quelqu'un pour un travail me remplit de joie. Mais où était-elle donc ensevelie toute cette joie qui s'extrait soudain de mon corps consentant ? J'aurais presque envie de chanter, comme dans "Peau d'âne" :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qu'allons nous faire de tant de bonheur &lt;br /&gt;Le montrer ou bien le taire? &lt;br /&gt;Tous deux nous ferons de notre vie&lt;br /&gt;Ce que d'autres n'ont jamais su faire &lt;br /&gt;Nos amours resterons légendaires&lt;br /&gt;Et nous vivrons longtemps après la vie &lt;br /&gt;Mais qu'allons nous faire de tout cet amour&lt;br /&gt;Le montrer ou bien le taire? &lt;br /&gt;Nous ferons ce qui est interdit &lt;br /&gt;Nous irons ensemble à la buvette &lt;br /&gt;Nous fumerons la pipe en cachette &lt;br /&gt;Nous nous gaverons de pâtisseries &lt;br /&gt;Mais qu'allons nous faire de tous ces plaisirs? &lt;br /&gt;Il y en a tant&lt;br /&gt;Il y en a tant&lt;br /&gt;sur Terre&lt;br /&gt;sur Terre&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-522380410775512443?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/522380410775512443/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=522380410775512443' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/522380410775512443'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/522380410775512443'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/09/un-degr-et-demy.html' title='un degré et demy'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rt6A8e2RzII/AAAAAAAAAH8/_bGXxmXt9pY/s72-c/Rohmer.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-4141677587203894582</id><published>2007-09-03T11:33:00.000+02:00</published><updated>2007-09-03T11:47:21.913+02:00</updated><title type='text'>en attendant la pluie</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RtvWxu2RzHI/AAAAAAAAAH0/sgNqDJ9-keI/s1600-h/m%C3%A9tro.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RtvWxu2RzHI/AAAAAAAAAH0/sgNqDJ9-keI/s400/m%C3%A9tro.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5105910752432213106" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Blanc, le ciel n'est plus qu'un nuage.&lt;br /&gt;Le vent frais par la fenêtre ne balayera pas les larmes.&lt;br /&gt;Attendre la pluie pour les noyer dans l'immensité. Et crier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-4141677587203894582?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/4141677587203894582/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=4141677587203894582' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4141677587203894582'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4141677587203894582'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/09/en-attendant-la-pluie.html' title='en attendant la pluie'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RtvWxu2RzHI/AAAAAAAAAH0/sgNqDJ9-keI/s72-c/m%C3%A9tro.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-2163967050101373497</id><published>2007-08-21T14:39:00.000+02:00</published><updated>2007-09-14T10:02:14.466+02:00</updated><title type='text'>la nostalgie du soleil</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rsrdb-2RzGI/AAAAAAAAAHs/-4kjXNMW5Z0/s1600-h/Sardaigne+coucher.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rsrdb-2RzGI/AAAAAAAAAHs/-4kjXNMW5Z0/s400/Sardaigne+coucher.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5101133000747371618" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je pense à ce garçon que je ne reverrai peut-être jamais et que j'ai peut-être vraiment aimé. Je pense à cette île italienne que je ne reverrai peut-être jamais mais dont je me souviendrai toujours - son eau au bleu si transparent. Je me sens comme en exil. C'est peut-être qu'il fait froid aujourd'hui à Paris. Oui, j'ai froid et je repense au soleil de la Sardaigne. Si je donne le nom d'un garçon ou d'un pays à mon exil, n'est-il pas plus profond, plus durable ? Oui, mais être en exil de quoi exactement ? Il y a certains jours où je ne me sens pas à ma place, l'impression que c'est un autre que moi qui est là, qu'en prononçant mon nom c'est à un autre qu'on s'adresse. Et moi, où suis-je alors ? Nulle part. Ce que je sais, c'est que mon oisiveté a assez duré, il est temps que je retourne au travail.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-2163967050101373497?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/2163967050101373497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=2163967050101373497' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/2163967050101373497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/2163967050101373497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/08/la-nostalgie-du-soleil.html' title='la nostalgie du soleil'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rsrdb-2RzGI/AAAAAAAAAHs/-4kjXNMW5Z0/s72-c/Sardaigne+coucher.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-5786542984440693211</id><published>2007-08-14T22:31:00.000+02:00</published><updated>2007-09-14T10:08:12.904+02:00</updated><title type='text'>le feu sacré</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RsITr82d-dI/AAAAAAAAAHk/u-S62S9FR08/s1600-h/feu.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RsITr82d-dI/AAAAAAAAAHk/u-S62S9FR08/s400/feu.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5098659373926709714" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Hier, j'ai fait l'amour trois fois, avec trois garçons différents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai dit "Viens" à mon Italien en transit à Milan, et il est venu. Une semaine après notre rencontre impromptue, il était là, dans mes bras, à Paris. Nous n'avions qu'un week-end pour nous connaître, alors il fallait faire vite, très vite. Aller au cinéma et au musée, parler - beaucoup - lui faire à manger (au moins un boeuf Stroganoff et un tiramisu), et faire l'amour, bien sûr. Apprendre par coeur chaque millimètre de sa peau, caresser ses cicatrices, se souvenir du goût de sa langue, de son sexe, s'imprégner de son odeur. Parfois, sa fierté italienne m'amusait, il prenait mal mon ironie française, et puis quand je boudais, venait me couvrir de baisers. Le dernier jour, dans un souffle il s'est serré contre moi, a susuré un "Je t'aime" si doux et si faible que le moindre frémissement de vent par la fenêtre, le moindre pas sur le plancher du dessus aurait pu le recouvrir. La dernière fois que nous avons fait l'amour, il s'est mis à pleurer, des sanglots entrecoupés d'excuses ("Je ne suis pas comme ça d'habitude"). Je n'ai rien dit. Je l'ai juste serré plus fort, et à mon tour, je l'ai couvert de baisers ; et puis, j'ai bu ses larmes. Quand il est parti ce matin-là, je l'ai regardé s'éloigner encadré par la vitre sale du RER qui le conduisait à son avion. Je suis sorti de la Gare du Nord et j'ai marché, marché, marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai nagé, nagé, nagé. Ma tête était vide, j'étais content de ne penser à rien. Quand je suis sorti de la piscine, je savais que je retrouverais ma chambre blanche et qu'il ne serait plus là. Je ne voulais pas être surpris par une douleur inattendue alors j'avais fait le ménage, changé les draps - tout faire pour ne pas me complaire dans son absence. Quand je suis sorti de la piscine, j'avais un message. Ce n'était pas encore le sien, qui arriverait plus tard, dans la soirée, c'était celui d'un ancien ami-amant, un Brésilien avec qui j'avais beaucoup partagé il y a 9 mois et qui était de retour à Paris pour quelques jours. Il est immédiatement venu chez moi, s'est assis sur mon canapé, m'a confié la cause de son long séjour au Brésil - la mort de son père. Tout en me parlant, il me tenait les mains. Notre complicité physique était évidente dès la première rencontre, et sa sensualité me faisait toujours le même effet, un lent et irrésistible glissement. C'est naturellement que notre verve, nos confidences se changèrent en baisers, en morsures. Nous fîmes l'amour longtemps, comme si c'était la première fois. Je notais secrètement les petites différences de son corps avec le corps de mon souvenir, son ventre moins parfaitement tendu, son torse plus poilu, son sexe plus large. Pendant les heures que dura cet amour, nous n'avions pas prononcé un seul mot. C'est tout aussi naturellement que la jouissance mit fin à nos silences et que, sous la douche, je le retrouvais volubile, tel que je l'avais toujours connu. Sur le pas de la porte, nous échangeons un dernier baiser, nous promettant de nous revoir en septembre et nous partons tous les deux rejoindre notre vie, le réel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon réel, c'était un film d'Oshima avec Julien - le bien nommé &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Plaisirs de la chair&lt;/span&gt;. Julien n'est pas beau, il n'est même pas mon genre, et pourtant je me sens attaché à lui par un lien presque animal. Peut-être est-ce sa voix suave, inégalable. Souvent au téléphone, je fais durer la conversation, l'encourage à continuer juste pour entendre le son de sa voix un peu plus longtemps. Je n'imagine jamais que je referai l'amour avec lui et, à chaque fois, je suis comme débordé par une force, peut-être son désir à lui, peut-être mon propre corps surpris de ce qu'il découvre. Ce soir-là, après le film, après le dîner, nous avons dormi chez lui. Nous nous sommes embrassés voracement, déshabillés rapidement mais nous avons mis longtemps à jouir. Son sperme était le troisième que je recevais de la journée, pourtant ce fut comme une première fois. Je fus aussi étonné de jouir aussi fort après deux orgasmes aussi beaux et pleins que ceux qui l'avaient précédé. Après l'amour, je restais alangui sur le lit tandis qu'il se confiait en me caressant les cuisses. Je lui reprochais mollement d'avoir accueilli chez lui pendant plusieurs jours un ami qui ne le méritait pas et que lui-même ne respectait pas vraiment, à peine un ami en somme, jusqu'à ce qu'il m'avoue qu'il l'avait fait pour se sentir moins seul. Tu es si seul que ça ? Atrocement. J'approche la main de son visage pour le saisir. Qu'il sente une présence alliée. A cet instant, son regard est doux comme sa voix et je me plonge longtemps dans la contemplation de ce bleu si triste bien au-delà du beau et du laid. Je le soupçonne d'avoir laissé la fenêtre ouverte, cette nuit-là, pour que je sois obligé de me coller contre lui, ce que j'aurais de toute façon fait. Tard dans la nuit, nous nous sommes endormis comme un seul corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, j'ai allumé trois cierges, brûlé trois fois dans l'église de l'amour. Oui, j'ai fait l'amour trois fois, avec trois garçons différents. Je les ai tous aimés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-5786542984440693211?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/5786542984440693211/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=5786542984440693211' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/5786542984440693211'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/5786542984440693211'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/08/le-feu-sacr.html' title='le feu sacré'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RsITr82d-dI/AAAAAAAAAHk/u-S62S9FR08/s72-c/feu.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-3115249821400783403</id><published>2007-08-06T11:22:00.000+02:00</published><updated>2007-08-07T02:09:34.239+02:00</updated><title type='text'>il n'y a d'amour généreux que celui qui se sait en même temps passager et singulier</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rrbn5s2d-bI/AAAAAAAAAHU/hI3KNV6wPj0/s1600-h/P1010733.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rrbn5s2d-bI/AAAAAAAAAHU/hI3KNV6wPj0/s400/P1010733.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5095515006894471602" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;1. Sur une plage italienne, fin d'après-midi.&lt;br /&gt;L'eau est incroyablement transparente, je le regarde. Il le sait, comme je sais aussi qu'il me regarde. Il se tourne vers l'horizon puis vers moi puis vers l'horizon... Plus tard, il passera devant moi, s'arrêtera un peu loin. Il n'est pas le seul à changer ainsi de place ; c'est une danse, les garçons font les paons sur la plage. Inédit aux yeux voraces, j'attire les regards comme un petit rongeur au milieu des vautours.IIs passent et repassent, s'arrêtent, jouent les indifférents, fixent au loin. Lui n'est pas comme les autres. Quand j'ai repris la route ce soir-là , juste après le coucher du soleil, en montant dans sa voiture, il s'est tourné vers moi et a esquissé un signe, comme un adieu pudique et impossible. Cette nuit-là , je repenserai en me tournant dans un sommeil qui tardera à venir aux garçons de la plage, le regard avide, dressés comme des mâts au beau milieu du sable et des roches, je repenserai à lui surtout - le parfum du regret. Alors quand le lendemain, je me trouve à nouveau sur cette plage, presque par hasard, et qu'il est là, je le contemple avec plus d'insistance. Il n'est sans doute pas le plus beau de la plage, mais il me plaît infiniment. Une heure passe, je nage, l'eau toujours aussi claire, le soleil toujours aussi fort. Il repasse. Mon coeur bat très fort. Il avance devant moi, à deux mètres et je sais que c'est une illusion mais j'ai l'impression qu'il passe très très lentement. Je pourrais sentir son odeur, puisque le vent est favorable. Il s'assoit un peu plus loin. Après moult tergiversations, je me décide, pour la première fois de ma vie, à faire le premier pas. Ce doit être l'esprit des vacances, la légèreté d'être à l'étranger, croire que tout est possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous parlons longtemps, debout sur la plage. Nous dessinons des pas de danse, danse qui cette fois-ci se joue à deux. Les autres doivent nous regarder, spectateurs d'un moment volé, mais nous n'y pensons pas, nous sommes trop occupés à nous regarder, à nous écouter. Il remarque mon coup de soleil, répond à mes sourires, tente quelques compliments mais ce sont ses yeux le plus beau des compliments. Je pourrais vivre l'éternité sous ce regard tendre et généreux. Celui de Y. non loin de là s'est éteint : il ne me regarde plus avec l'amour qui nous a bercés pendant six ans. Ne pas penser au puits sans fond de souffrances qu'est cette rupture qui approche et lever les yeux vers l'amour qui naît sur les cendres encore brûlantes... Le soleil se couche à nouveau tandis que nos corps offerts aux derniers rayons se tournent autour sans se toucher. Il a l'air doux, incroyablement doux. Nous prenons rendez-vous pour dîner une heure plus tard et passons une étrange soirée - Y est là, et parce que cet amour est transparent je ne prends pas la peine de le lui cacher, pour la première fois je lui donne l'éclosion de mon amour en spectacle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Les rues de la ville, la nuit. &lt;br /&gt;Se donner la main sous la table. Se frôler en marchant côte à côte. S'arrêter soudainement, et s'embrasser dans une ruelle déserte. Voilà ce que nous faisons. Nous nous nous découvrons comme deux adolescents, et tout a le goût des premières fois. Nous baissons les armes, ou plutôt lui car moi je ne suis jamais armé dans ces moments-là - inconscient, je n'ai peur de rien et veux bien tout donner, tout prendre et tout perdre. Je sens le moment exact de sa chute, celui où il tombe amoureux. Je jouis de ce moment sans cynisme car moi aussi à cet instant je suis touché par sa présence et je sens que nous vivons un moment unique. Un moment... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Car il faut partir. &lt;br /&gt;Le dernier soir, nous cherchons un endroit où nous aimer pour la première fois (la seule?). La chambre d'hôtel est exclue - Y. y est à ne plus m'attendre, déçu par mon égoïsme. Et mon Italien habite si loin... Alors il m'emmène près du phare, nous trouvons des vestiges de la guerre et nous nous embrassons, oubliant le temps qui passe, l'Histoire étouffée sous nos baisers, les regards d'autres garçons qui se font de plus en plus insistants. Car nous sommes sur un lieu de drague. Ironie, c'est le seul endroit où nous pouvons nous toucher. Mais déjà, je remarque un garçon qui se cache pour nous épier et je l'imagine en train de nous souiller. Nous partons et nous nous arrêtons sur un chemin rocailleux, perdu. Dans sa voiture, nous nous déshabillons pour la première fois. Côte à côte, nous nous caressons. Je touche cette peau si désirée, si brune et si douce. L'étreinte. Je finis par jouir sans même me toucher. Je trace un Pollock sur son torse. J'étale en espérant qu'il garde mon odeur longtemps. La nuit est tombée derrière nous. Nous nous embrassons encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'horloge me rappelle cruellement qu'il faut partir. Et c'est le lieu même de notre amour qui est le véhicule de notre séparation. Sur la route du retour, nous nous taisons. J'essaie quelques paroles réconfortantes, il me réplique qu'il est plus vieux que moi, que je suis Don Giovanni, un méchant, qu'il faut que je revienne et qu'il sait que je ne le ferais pas. Il me dit tout ça en riant, alors moi aussi je ris, je lui dis qu'il exagère, explore quelques théories sur l'amour et la rencontre. Je le sens rageur, au bord d'exploser. Il ne me dit plus que des phrases simples et définitives : il me veut pour lui seul, me demande une exclusivité pour au moins 20 ou 30 ans, je lui dis que ce n'est pas possible, que s'il m'aime un peu il doit aussi aimer ma liberté. Puis silence. Je sais bien qu'il a raison. Je me tourne vers lui qui conduit toujours, inexorablement vers notre séparation. Il a du mal à cacher sa tristesse. Il regarde l'heure, plus que 5 minutes, il est au bord de pleurer. C'est très beau un garçon qui se retient de pleurer. Toutes mes paroles seraient indécentes, alors je regarde par la fenêtre cette mer qui n'en finit pas d'être bleue. Je suis fatigué, je suis toujours plus sensible quand je suis fatigué. Je ne vais pas me mettre à pleurer, quand même, ce serait ridicule. Quand la voiture s'arrêtera quelques minutes plus tard, nous aurons à peine échangé quelques mots de plus. Nous nous regarderons, un vrai, un long regard, et je partirai en emportant les kleenex qui ont servi à nettoyer notre méfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. Cette nuit-là quand je rentre auprès de Y, je ne me sens pas très bien. Je ne me sens pas coupable de l'avoir trompé une fois de plus, non, je me sens d'un égoïsme dévorant. Avoir laissé Y seul, qui savait très bien ce qui était en train de se passer. Avoir aimé, fugitivement, J., avoir construit cette si belle fiction alors que lui est rentré avec sa tristesse et sa solitude. Je me rêvais en ange qui apporte l'amour, et je ne suis qu'un voleur, un petit malfrat, un médiocre qui laisse tomber les garçons comme des quilles sur son passage, tout en les maintenant dans l'espoir d'un grand amour. Et pourtant je suis sincère, terriblement sincère. Tandis que J. m'écrit pour me dire sa souffrance, je me dis que je vais éviter les garçons pendant un moment. Et pour me consoler, je relis le passage du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mythe de Sisyphe&lt;/span&gt; sur Don Juan : &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;"Nous n’appelons amour ce qui nous lie à certains êtres que par référence à une façon de voir collective et dont les livres et les légendes sont responsables. Mais de l’amour, je ne connais que ce mélange de désir, de tendresse et d’intelligence qui me lie à tel être. Ce composé n’est pas le même pour tel autre. Je n’ai pas le droit de recouvrir toutes ces expériences du même nom. Cela dispense de les mener des mêmes gestes. L’homme absurde multiplie encore ici ce qu’il peut unifier. Ainsi découvre-t-il une nouvelle façon d’être qui le libère au moins autant qu’elle libère ceux qui l’approchent. Il n’y a d’amour généreux que celui qui se sait en même temps passager et singulier. Ce sont toutes ces morts et toutes ces renaissances qui font pour Don Juan la gerbe de sa vie. C’est la façon qu’il a de donner et de faire vivre. Je laisse à juger si l’on peut parler d’égoïsme." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. De retour, dans l'avion.&lt;br /&gt;Aujourd'hui, peut-être est-ce la tristesse et la fatigue du retour mais je me sens si loin de toutes les justifications théoriques que j'ai depuis quelques années pris tant d'énergie et de plaisir à élaborer. Car que sont les idées face à la souffrance d'un garçon ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6. Il pleut sur Paris, et je me suis fait prendre à mon propre jeu. Je repense au regard de J., à ces moments volés, qui sont les seuls que je sais vivre, et je lui écris. Je lui dis qu'il m'a donné de la force et que je voudrais lui en avoir donné aussi, ne pas être qu'une source de tristesse... Quelques minutes après, j'ai sa réponse : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Tu m'as donné de la joie, beaucoup de joie. Même si je souffre, je suis content, content de souffrir justement... parce que je ne pensais plus que c'était possible. J'étais devenu un glaçon, je pensais être froid et détaché. J'ai bien vu avec toi que ce n'était pas vrai..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cet instant, ses paroles me donnent l'impression de ne pas m'être trompé sur tout. Je suis incroyablement joyeux et triste à la fois. Ce n'est pas l'état le plus agréable mais c'est ainsi que j'affronte l'absurdité du monde et de ma vie. Oui, j'existe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-3115249821400783403?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/3115249821400783403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=3115249821400783403' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/3115249821400783403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/3115249821400783403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/08/il-ny-damour-gnreux-que-celui-qui-se.html' title='il n&apos;y a d&apos;amour généreux que celui qui se sait en même temps passager et singulier'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rrbn5s2d-bI/AAAAAAAAAHU/hI3KNV6wPj0/s72-c/P1010733.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-5775961325989887028</id><published>2007-07-23T11:37:00.000+02:00</published><updated>2007-07-23T12:35:53.294+02:00</updated><title type='text'>sous la pluie</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RqR3Zc2d-aI/AAAAAAAAAHM/FShH4Ejo0VE/s1600-h/Pluie.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RqR3Zc2d-aI/AAAAAAAAAHM/FShH4Ejo0VE/s400/Pluie.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5090324757960587682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je regarde la pluie tomber par la fenêtre ouverte, et je pense à ces vacances en Sardaigne qui approchent à grands pas (mercredi) et à ces souvenirs qui s'éloignent tout aussi vite. Un dimanche amoureux avec Y m'aura fait oublier toutes les mesquineries professionnelles et les garçons malveillants. Parfois, parfois, le bonheur ne tient vraiment à pas grand chose...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-5775961325989887028?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/5775961325989887028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=5775961325989887028' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/5775961325989887028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/5775961325989887028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/07/sous-la-pluie.html' title='sous la pluie'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RqR3Zc2d-aI/AAAAAAAAAHM/FShH4Ejo0VE/s72-c/Pluie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-4084760953018650376</id><published>2007-07-18T01:03:00.000+02:00</published><updated>2007-07-23T14:38:10.049+02:00</updated><title type='text'>à celui qui ne m'a pas sauvé la vie</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rp0_YslGGHI/AAAAAAAAAHE/7A0YnPQsgR4/s1600-h/raffael.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rp0_YslGGHI/AAAAAAAAAHE/7A0YnPQsgR4/s400/raffael.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5088292847514687602" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le soleil revient. Ma mélancolie aussi : en cette période de doute professionnel et de langueur amoureuse, je n'arrive pas à me sortir de la tête que j'attends quelque chose d'autre, ou plutôt quelqu'un d'autre... Eternelle insatisfaction ? Déceptions répétées ? Ne suis-je capable de construire des relations saines qu'avec ceux qui partent au loin ? Finalement, la lâcheté de M., confirmée définitivement par un ami commun, m'a blessé plus que son désamour. Elle devient le symptôme d'une époque où ces amours - et pire ces amitiés - éjectables, remplaçables les unes par les autres, sont naturelles, communément acceptées. Cela a, bien sûr, fait rire V. quand je lui ai évoqué tout à l'heure mon goût pour les relations fidèles. Il m'a repris: loyales. Oui, si tu veux mais fidèles quand même, ai-je insisté : elles ont tant à voir avec la foi, et puis je crois à la fidélité morale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimerais que quelqu'un me mette sur la voie et donne un sens à cette suite d'événements épars qu'est ma vie - tout en sachant bien que c'est impossible, que cet autre vienne. Je me souviens alors de ce qu'écrivait Duras : "L'histoire de ma vie n'existe pas. ça n'existe pas. Il n'y a jamais de centre. Pas de chemin, pas de ligne. Il y a de vastes endroits où l'on fait croire qu'il y avait quelqu'un, ce n'est pas vrai il n'y avait personne." C'était dans "L'Amant", je crois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-4084760953018650376?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/4084760953018650376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=4084760953018650376' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4084760953018650376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4084760953018650376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/07/celui-qui-ne-ma-pas-sauv-la-vie.html' title='à celui qui ne m&apos;a pas sauvé la vie'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rp0_YslGGHI/AAAAAAAAAHE/7A0YnPQsgR4/s72-c/raffael.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-1773432344100477728</id><published>2007-07-15T21:51:00.000+02:00</published><updated>2007-07-15T20:01:13.203+02:00</updated><title type='text'>le garçon de trente ans</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RppZC8lGGGI/AAAAAAAAAG8/JbRI8Lf-rU4/s1600-h/rodin.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RppZC8lGGGI/AAAAAAAAAG8/JbRI8Lf-rU4/s400/rodin.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087476636224723042" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je ne le vois pas tout de suite. Il est sur le balcon et il parle à P., seul ami présent à cette fête où je ne suis décidément pas à l'aise. Nous regardons tous les trois les lumières encore allumées dans ce bel immeuble parisien qui nous fait face. Nous commentons les pas de deux jeunes femmes dont nous ne verrons jamais les visages. Elles se disputent, dit l'un. Regardez comme celle-là minaude, dit l'autre. Oh non, elles quittent la cuisine et passent hors champs. Vingt minutes plus tard, elles éteignent sagement la lumière, et puis c'est au tour de P. de s'éclipser, me laissant seul avec ce garçon de 30 ans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment est-il ? Comme tous les garçons de 30 ans. Ni jeune, ni vieux. Il a déjà aimé, souffert, il en est revenu. Il sait être superficiel, juste ce qu'il faut dans ce genre de soirée. Il a sa vie, il s'est trouvé, ou bien il en est si près que c'est tout comme. Quand il séduit, il n'est ni insistant, ni maladroit. Il sait ce qu'il veut, mais il restera amical s'il ne l'a pas. Il est audacieux, quand même, il embrasse sur le balcon, ira même jusqu'à glisser une main dans la culotte du garçon qu'il drague - mais après un temps raisonnable d'approche car il maîtrise le tempo à la perfection. Il est sans complications, ne mettra pas trop d'enjeu, mais rien ne lui sera non plus indifférent. Elle est passée, sa période de séduction et de sexe frénétique. Il aime l'amour physique mais il préfère le faire (un peu) moins avec des garçons qui lui plaisent (un peu) plus. C'est le meilleur des amants possibles. Il n'a plus la maladresse des premiers attouchements, pas encore les faiblesses de ses grands frères. Sa peau est douce, mais pas lisse. Il dit les mots justes pendant l'amour. Il caresse bien, accepte qu'on le touche vraiment, relève la tête pour embrasser à intervalles réguliers. L'autre n'est pas un objet dans ses bras. C'est un corps certes, mais il lui offre cette tendresse particulière, gratuite, mâture, et lui montre qu'il est vraiment avec lui. D'ailleurs quand il entre en lui, il sait alterner les moments de lascivité et une violence nécessaire, il sait se servir de son sexe, impérieux mais qui ne fera jamais mal... Il mordille l'oreille de l'aimé, entre complètement pour mieux se figer immobile, joue jusqu'à être au bord de sortir et entre à nouveau complètement. Il veut faire jouir l'autre et peut attendre le matin pour jouir lui. C'est qu'il est généreux, le garçon de 30 ans.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-1773432344100477728?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/1773432344100477728/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=1773432344100477728' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/1773432344100477728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/1773432344100477728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/07/le-garon-de-trente-ans.html' title='le garçon de trente ans'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RppZC8lGGGI/AAAAAAAAAG8/JbRI8Lf-rU4/s72-c/rodin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-323534890272481691</id><published>2007-07-09T14:00:00.000+02:00</published><updated>2007-07-10T10:17:05.695+02:00</updated><title type='text'>retour et détours</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RpIJDENNu0I/AAAAAAAAAG0/hvOW-VYOozE/s1600-h/mera%CC%80boire.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RpIJDENNu0I/AAAAAAAAAG0/hvOW-VYOozE/s400/mera%CC%80boire.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5085136877528136514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le lundi matin. Comme un éternel recommencement. Comme une étrangeté à soi-même. Si déjà en temps normal, il a quelque chose de rouillé et de douloureux, après une absence, le lundi matin sonne comme une douce fatalité - c'est ici et maintenant et tu n'y échapperas pas. Après huit jours au festival de La Rochelle, une trentaine de films, trois restaurants de poissons avec P. un ami un vrai, un nouvel amour et quelques rêveries, me voilà de nouveau perché à Paris dans ma chambre blanche face à mon ordinateur. Comme si rien n'était arrivé. Oui, c'est vrai, je n'ai presque pas vu la mer à La Rochelle, mais j'ai vu l'immense série de Fassbinder "Berlin Alexanderplatz" - une invitation vers la capitale allemande tant désirée ? Sans doute car un voyage en appelle un autre qui en appelle un autre qui en appelle un autre qui... Fuir là-bas fuir, et se trouver si bien dans ce glissement du corps vers l'ailleurs...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-323534890272481691?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/323534890272481691/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=323534890272481691' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/323534890272481691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/323534890272481691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/07/retour-et-dtours.html' title='retour et détours'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RpIJDENNu0I/AAAAAAAAAG0/hvOW-VYOozE/s72-c/mera%CC%80boire.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-4014357659523800630</id><published>2007-06-26T00:24:00.000+02:00</published><updated>2007-07-10T10:17:45.969+02:00</updated><title type='text'>contre les garçons</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RoBFOSupHtI/AAAAAAAAAGs/Cw02iuph1O4/s1600-h/munch.scream2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RoBFOSupHtI/AAAAAAAAAGs/Cw02iuph1O4/s400/munch.scream2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080136491521875666" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi s'infliger cette terrible déception ? Pourquoi avoir voulu y croire ? Se voir un dimanche soir au milieu d'une foule, attendre qu'il soit libre, le regarder se perdre et me perdre. Il revient, nous partons, une heure ensemble avant son prochain rendez-vous. Il trouve que mon sourire est ironique. Il ne m'avait donc jamais vraiment regardé. Il me trouve dur, il ne m'a jamais vraiment écouté, et s'il savait comme je suis gentil et comme je me retiens... Alors oui, je souris, encore, ironique. Sur le chemin du retour, je suis au bord de pleurer, je rentre tristement et je lui en veux de cette tristesse inutile. Pourtant, cette semaine, en son absence, je l'ai oublié. Oui, oublié, le doux M. J'ai même passé d'idylliques moments avec Y., toujours si désirant et bon amant au moment où il sent que mon coeur pourrait basculer ailleurs (mais jamais totalement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi aimer M. alors qu'il ne sera de toute évidence jamais à la hauteur - un demi-mondain qui s'habille comme un adolescent et envoie des textos en langage codé ? Et puis merde, qu'est-ce qu'ils ont tous à être lâches, les garçons ? Est-ce programmer pour décevoir, un garçon ? Pourtant, avec lui, je n'ai pas été pénible, je ne lui ai pas couru après, je ne l'ai pas abreuvé de gentils messages et je n'ai pas attendu qu'il revienne, enfin si j'ai attendu mais sagement... C'est lui qui m'a dragué, qui est venu me chercher, qui m'a embrassé, qui a voulu m'emmener chez lui, c'est lui qui n'a pas cessé de me faire des promesses - auxquelles je n'ai heureusement pas cru - et c'est lui qui m'a fait donné ce rendez-vous hier, qu'il a de nouveau annulé... Alors quoi ? S'il ne m'aime pas, pourquoi ne pas me le dire ? Pourquoi fuir ? Ai-je seulement envie de recoucher avec lui ? N'est-il pas déjà un ami pour moi ? Moi qui voulais en faire un frère... Comme il est lâche ! Et je revois en lui ces garçons qui passent et qu'on oublie, et je ne veux pas oublier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant. Toujours. J'aime le corps des garçons, le sexe, le cou, les fesses, les lèvres, les cuisses, le bas du dos, les épaules, l'odeur, la voix, la poitrine, la démarche, la barbe, les mains, la nuque, le sourire, le front, le ventre, les pieds... J'aime les garçons, mais que diable, un peu de fougue, de lyrisme, de folie, de tendresse, et surtout, surtout, pour que je puisse continuer à les aimer longtemps: de noblesse !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-4014357659523800630?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/4014357659523800630/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=4014357659523800630' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4014357659523800630'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4014357659523800630'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/06/contre-les-garons.html' title='contre les garçons'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RoBFOSupHtI/AAAAAAAAAGs/Cw02iuph1O4/s72-c/munch.scream2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-4826354550157746323</id><published>2007-06-15T01:00:00.000+02:00</published><updated>2007-06-14T23:04:46.682+02:00</updated><title type='text'>tristesse du soir qui tombe</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RnGmSiupHsI/AAAAAAAAAGk/tHf-8TAqZQk/s1600-h/ciel+de+toscane.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RnGmSiupHsI/AAAAAAAAAGk/tHf-8TAqZQk/s400/ciel+de+toscane.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5076021092513554114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je suis allé, comme un idiot, sur le lieu de travail de M. qui ne m'avait pas donné de nouvelles depuis plusieurs jours malgré notre rendez-vous malencontreusement fixé à aujourd'hui ou bien demain (terrible erreur que cet incertain "ou bien"). J'avais assez à faire dans le quartier pour ne pas manquer sa sortie. Je me suis installé à un café à l'angle avec une amie, amusée par mes regards qui passaient par-dessus son épaule. J'étais fébrile, mes ganglions au fond de la gorge semblaient s'être réveillés. Finalement, elle partit et j'attendis encore un peu, hésitant entre un cinéma et une attente ridicule et peut-être même stérile. Je m'étais presque décidé pour le cinéma quand je le vis, peut-être. Peut-être car je vis sortir de son bureau un jeune homme qui aurait pu être lui. Je remarquais essentiellement ses baskets d'un jaune poussin que je pouvais suivre aisément du regard. L'émotion avait embué mes yeux d'un barrage de flou. C'était cette heure d'un jour gris, à la fois trop sombre et trop lumineuse, pendant laquelle, malgré mes corrections, j'étais proprement aveugle. J'ai pu, tout de même, suivre les baskets jaunes qui s'arrêtèrent pour parler avec des talons hauts. M'a-t-il vu ? Il était presque tourné vers moi - il aurait dû me voir. Mais je ne crois pas non. J'étais bien habillé pour faire plus vieux - pour lui plaire - et de loin il ne pouvait imaginer que ce jeune homme qui faisait semblant d'être au téléphone était celui-là même avec qui il partagageait (?) une amitié amoureuse (??). Et était-ce seulement lui ? Si je suis si peu sûr de son identité alors que je l'attendais comment aurait-il pu me reconnaître sans s'attendre à me voir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un ami qui allait voir le même film me sortit de mes interrogations douloureuses. Celui-là même qui m'avait écrit une lettre il y a quelques jours. L'ironie de la situation ne m'échappa pas : je restais avec celui qui me désirait tout en regardant partir celui que je désirais. Mon ami étant plutôt en forme et le film d'un noir et blanc sublime, mes pensées s'apaisèrent, s'éloignant peu à peu de leur objet douloureux. Pourtant, lorsque deux heures plus tard, je sortis du métro et qu'il faisait presque nuit mais encore jour, la douceur soudaine du temps, la beauté de la lumière me donnèrent envie de pleurer. Je pensais à M. qui m'abandonnait et à la cruauté du temps qui passe : bien sûr, je l'oublierai, mais c'est justement cela que je ne voulais pas. Je voulais encore penser à lui, le trouver beau et intelligent, généreux et amical, sensuel et attentionné. Avec lui, je voulais d'un sentiment moins fort peut-être, mais tellement plus durable...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-4826354550157746323?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/4826354550157746323/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=4826354550157746323' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4826354550157746323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4826354550157746323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/06/tristesse-du-soir-qui-tombe.html' title='tristesse du soir qui tombe'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RnGmSiupHsI/AAAAAAAAAGk/tHf-8TAqZQk/s72-c/ciel+de+toscane.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-4735157785994060492</id><published>2007-06-13T17:45:00.000+02:00</published><updated>2007-06-14T11:13:11.419+02:00</updated><title type='text'>de la douleur d'etre désiré</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rm_1HSupHrI/AAAAAAAAAGc/-f14ApVecnQ/s1600-h/wildside2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rm_1HSupHrI/AAAAAAAAAGc/-f14ApVecnQ/s400/wildside2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5075544810705198770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"Depuis des mois, mon désir pour toi montait sans cesse, et en mars j'ai vraiment cru que nous étions au bord de manifester l'un pour l'autre de la tendresse physique. (...) J'ai vraiment cru - ris si tu veux - qu'il y avait de ta part un assentiment."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un extrait d'une lettre que m'a envoyée un ami vieux de 10 ans, et que je considérais comme ma relation la plus pure, la plus éloignée de l'idée même de désir. Comment dire à quelqu'un que le désir est pour moi une façon d'aborder les gens et qu'il n'est jamais venu après ? Comment dire à quelqu'un que la relation qu'il a fantasmée n'exite pas, et que pour moi il n'y a jamais eu l'ombre d'un doute ? ô combien je préfère désirer qu'être désiré, combien ce mouvement infini vers l'autre me convient, et pas son envers...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-4735157785994060492?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/4735157785994060492/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=4735157785994060492' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4735157785994060492'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4735157785994060492'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/06/de-la-douleur-detre-dsir.html' title='de la douleur d&apos;etre désiré'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rm_1HSupHrI/AAAAAAAAAGc/-f14ApVecnQ/s72-c/wildside2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-7039055207996377970</id><published>2007-06-10T19:15:00.000+02:00</published><updated>2007-06-11T11:25:02.513+02:00</updated><title type='text'>flux et reflux</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RmwTQyupHqI/AAAAAAAAAGU/SnnlMV3qeQs/s1600-h/Israe%CC%88l+mer.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RmwTQyupHqI/AAAAAAAAAGU/SnnlMV3qeQs/s400/Israe%CC%88l+mer.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074452059355946658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dans un élan soudain, j'ai supprimé tous mes profils des sites gay - au nombre de trois quand même. Trop banale hystérie homosexuelle sans doute, et pourtant ce geste n'était pas causé par une colère mais plutôt par l'ennui. Le rêve que je projetais dans ces rencontres imaginaires n'est plus. Mes messages sont devenus de plus en plus parodiques, mon coeur de moins en moins battant. Il ne me restait qu'à partir. Mes nombreuses rencontres récentes y sont pour beaucoup. Le destin, malin, comme à chaque fois que je renonce à conquérir, met devant mes yeux (et dans mes pattes) les garçons les plus charmants et les plus intéressants. Mais comment avoir envie de rencontrer toujours plus de garçons quand on n'arrive pas à profiter de ceux qu'on a ? Une fois pour toutes, j'aime vivre chaque rencontre pleinement, comme une vie entière à elle toute seule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques retours. Un message de Max, un autre de mon cher et sensuel Catalan, J. enfin qui revient bien décidé à jouer avec le feu. A., auquel j'avais renoncé, s'est invité chez moi, organisant nos retrouvailles en grande pompe. Pourtant, en préparant mon premier boeuf stroganoff - qui s'est avéré délicieux -  ce n'était pas à lui que je pensais mais à cet autre garçon qui m'avait bouleversé quelques jours plus tôt et que je regrettais de ne pas voir ce soir-là, n'ayant osé annuler le dîner qu'A. attendait avec impatience... J'ai donc revêtu mon teint le plus amical pour l'accueillir. Après dîner, il a tenu à regarder un film que je connaissais par coeur pour que je puisse m'endormir sur son épaule - désormais un rituel. Variante : il s'était cette fois-ci mis torse nu, si bien que je sentais intensément son parfum ambré, et m'étalais sur sa peau douce avec une ferveur retrouvée. Surpris par sa sensualité nouvelle, je me suis laissé aller pendant la nuit à trouver son contact agréable, voire irrésistible. Je tenais toutefois le bas de mon corps à une distance réglementaire afin qu'il ne sentisse pas les effets de sa peau sur la mienne. Puis par provocation, d'un coup, je me suis collé à lui. Au lieu de me rejeter, il s'est soudain retourné, si près... Mes lèvres au bord des siennes n'ont connu aucun barrage. Et nous nous embrassâmes, et nous nous collèrent, et nous nous caressèrent, et pourtant lorsque je mis ma main sur son caleçon qui tenait son sexe généreux, il s'éloigna. Ce fut alors un jeu de touche-moi, ne me touche pas, dont lui seul et les adolescents de 15 ans ont encore le secret. Plus tard, il me glissa à l'oreille : il ne faut pas, j'ai trop peur de tomber amoureux. Son excuse, romantique, combla mes attentes, et je fus même presque content de renoncer à un corps pourtant si désiré il y a encore quelques semaines. De cette esquisse d'acte d'amour, je tire finalement plus de satisfactions que de frustration : 1. la beauté d'un instant non vécu est inégalable, 2. j'ai pu rassurer P. admirateur de la beauté d'A. et qui, perfide, me disait qu'il n'osait pas coucher avec moi car il avait un problème sexuel (il bande et n'a pas un micro-pénis), 3. A. a avoué qu'il me désirait ("J'en ai autant envie que toi..."), mon orgueil est donc sauf, 4. je n'étais pas si frustré parce que je venais de rencontrer M. et que j'ai vécu ce non-acte comme une fidélité précoce (car oui, j'aime être fidèle à mes amants, à ma manière).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux jours plus tard, je vivais donc ma soirée avec M. Il y a des gens qu'on connaît à peine et avec qui on est immédiatement bien. La simple présence de M., sa voix, son regard, me calment. Avec lui, je ne suis même pas séducteur, je le regarde et l'écoute comme un enfant admirant son grand frère. Oui, c'est cela, il est le grand frère dont j'ai toujours rêvé (le sexe en plus). Après un verre et un dîner entrecoupés de promenades dans le 18e, juste après l'amour, il me montra la fin de "Simone Barbès ou la vertu" et je sus que je l'aimerais vraiment beaucoup. Ironiquement, Simone ne couchait pas avec son client mais parlait dans une voiture qui traversait la nuit. J'avais très envie de partir avec lui à cet instant. N'importe où, mais avec lui. Notre deuxième nuit fut marquée par le choix d'un film au titre éloquent : le beau "Veillée d'amour" ("When tomorrow comes"). Ironique aussi parce que c'était cette fois mon tour de servir d'épaule à mon amant endormi. Perturbé par ma patience et aussi parce que je suis son premier homme plus jeune, M. a décidé il y a quelques jours de retrouver son vieil amant marié avec qui rien ne va plus - puis sa solitude. Loin de le prendre pour un revers, j'en profite pour moi aussi regagner mes quartiers : Y., chez moi, mes amis... Je revis lentement et ai envie de lui dire qu'avec lui je suis d'accord pour tout : je veux bien être son amant, son fils, son père, son frère, son mari, son ami, tant que ses yeux ne se départissent pas de leur tendresse et de leur éclat quand ils se tournent ainsi lentement vers moi...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-7039055207996377970?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/7039055207996377970/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=7039055207996377970' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/7039055207996377970'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/7039055207996377970'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/06/flux-et-reflux.html' title='flux et reflux'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RmwTQyupHqI/AAAAAAAAAGU/SnnlMV3qeQs/s72-c/Israe%CC%88l+mer.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-7843705795988521841</id><published>2007-06-05T17:56:00.000+02:00</published><updated>2007-06-10T16:15:10.286+02:00</updated><title type='text'>dialectique amoureuse</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RmwHQyupHpI/AAAAAAAAAGM/PJJ5ctqjqhs/s1600-h/Ile+d%27Yeu+2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RmwHQyupHpI/AAAAAAAAAGM/PJJ5ctqjqhs/s400/Ile+d%27Yeu+2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074438865216413330" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"Oui. Salut c'est M. &lt;br /&gt;Bah, écoute euh euh... juste euh... quelques petits trucs, une bonne soirée, t'embrasser. Bon, je vais aller voir des films à la cinémathèque donc je vais pas être très très joignable.&lt;br /&gt;Et bah, écoute, rien de particulier euh... je pensais à cette jolie soirée un peu décalée, un peu... Voilà. Avec beaucoup de plaisir et et... tac tac tac...&lt;br /&gt;Et ben écoute, on se rappelle... C'est toujours pareil, j'ai des semaines qui se chargent à vue d'oeil entre le boulot, les amis que je dois voir, mais ça me ferait plaisir de te voir, de se retrouver, si tu veux, un de ces... un de ces quatre...&lt;br /&gt;Bon, bah, sinon je t'embrasse, à bientôt..."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-7843705795988521841?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/7843705795988521841/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=7843705795988521841' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/7843705795988521841'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/7843705795988521841'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/06/dialectique-amoureuse.html' title='dialectique amoureuse'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RmwHQyupHpI/AAAAAAAAAGM/PJJ5ctqjqhs/s72-c/Ile+d%27Yeu+2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-7198183315103268447</id><published>2007-05-31T17:09:00.001+02:00</published><updated>2007-05-31T17:30:35.809+02:00</updated><title type='text'>pas sur la bouche</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rl7lREPjVoI/AAAAAAAAAGE/PhnmgsCpTe8/s1600-h/marienbad.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rl7lREPjVoI/AAAAAAAAAGE/PhnmgsCpTe8/s400/marienbad.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5070742311825266306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous ne le savons pas encore mais tout se passera dans la chambre. Première soirée depuis mon retour de Cannes, je suis fatigué, mal à l'aise - ces inconnus qui se connaissent si bien entre eux. Je me réfugie d'abord dans la cuisine, vite envahie, et puis dans la chambre des manteaux, un îlot préservé. Après quelques discussions plus intimes avec trois, quatre personnes, il reste avec moi, seul. On aurait pu se croiser mille fois, mais non, ce soir, c'est la première fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une heure passe, des manteaux repris, d'autres déposés. Tout est flou sauf son sourire malin. Je suis dans le noir et je me laisse guider par sa voix, par la lueur de son regard posé sur moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, de retour parmi la foule, j'ai bu et tout est plus facile. Je parle avec un groupe, lui avec un autre plus loin, mais il me tient toujours par le fil de son regard. Il doit partir. Je l'accompagne dans la chambre, manière si transparente de lui céder. Nous nous regardons, il demande mon numéro, il m'embrasse sur la joue, il hésite à partir, il m'embrasse à nouveau la joue - mais si près des lèvres -, il doit partir, son regard me brûle - je souris de ce feu enfin ravivé. Va-t'en, va-t'en, je n'ose pas ajouter : avant qu'il soit trop tard. Mais peut-être l'entend-il puiqu'il m'arrache un baiser - du bout des lèvres. Après son départ, son sourire reste accroché sur le mien. Oh oui, pars, pars, que je puisse t'aimer encore longtemps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-7198183315103268447?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/7198183315103268447/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=7198183315103268447' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/7198183315103268447'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/7198183315103268447'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/05/pas-sur-la-bouche.html' title='pas sur la bouche'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rl7lREPjVoI/AAAAAAAAAGE/PhnmgsCpTe8/s72-c/marienbad.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-8798366759767186722</id><published>2007-05-26T19:33:00.000+02:00</published><updated>2007-05-26T22:07:53.004+02:00</updated><title type='text'>à la surface</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RlhNDEPjVnI/AAAAAAAAAF8/w5f-qzTnYOA/s1600-h/ile+herbes.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RlhNDEPjVnI/AAAAAAAAAF8/w5f-qzTnYOA/s400/ile+herbes.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5068886095679411826" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Train, hôtel, film, foule, alcool, film, sortir, villa, plage, petit matin, marcher, courir, bus, film, manger, film, dormir, alcool, etc. Flou, grand flou. Un îlot perdu loin de la linéarité de la vie parisienne, le temps volé au temps lui-même pour ces quelques jours à Cannes - 9 jours, une éternité. Se nourrir de champagne, souvent. Minauder bien sûr beaucoup. Fatigue, grande fatigue. La foule mercantile, la vulgarité du Sud et du monde entier dans une seule salle, une agression. Heureusement, j'aurais croisé pas mal d'amis et vu quelques beaux films. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les scènes de sexe incroyablement drôles d'un film venu de Singapour (Pleasure factory).&lt;br /&gt;La beauté de Lumière silencieuse de Reygadas. La caméra s'approche des visages et ressuscite les morts (premier plan : le lever du soleil en 7 minutes).&lt;br /&gt;Le noir et banc du virtuose Homme de Londres de Béla Tarr.&lt;br /&gt;Le grain, la caméra à l'affût des émotions sur le visage d'un enfant sans père dans le Tehilim de Nadjari.&lt;br /&gt;La grâce du montage du nouveau Gus Van Sant (Paranoïd park) et ce plan sur les cheveux d'un adolescent coupable qui illuminent littéralement le spectateur - ou comment la psychologie est montrée de façon purement minérale.&lt;br /&gt;L'émotion d'un James Gray, qui semble, comme tous ses films, écrit pour moi (We Own the night) : un polar sublimée en tragédie grecque, un film d'amour entre frères.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-8798366759767186722?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/8798366759767186722/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=8798366759767186722' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/8798366759767186722'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/8798366759767186722'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/05/la-surface.html' title='à la surface'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RlhNDEPjVnI/AAAAAAAAAF8/w5f-qzTnYOA/s72-c/ile+herbes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-9060837373699117808</id><published>2007-05-16T19:29:00.000+02:00</published><updated>2007-05-17T02:44:56.799+02:00</updated><title type='text'>la naissance des dieux</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RksfnkPjVmI/AAAAAAAAAF0/q4d7AczRrY4/s1600-h/Ile+la+mer.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RksfnkPjVmI/AAAAAAAAAF0/q4d7AczRrY4/s400/Ile+la+mer.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5065176970512520802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous marchons côte à côte pour la première fois. Il parle beaucoup. Il ne me regarde pas vraiment. Moi non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce café près de Beaubourg, nous nous asseyons face à face. D'un coup, son regard, marron et profond. Je m'y noie. Au lieu de le trouver charmant, pour la première fois, je le trouve beau, d'une beauté inouïe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous séparons pour la première fois. Gênés, nous ne savons pas faire. Il me regarde, je baisse les yeux - va-t-il me proposer un dîner, de le suivre ? Je le regarde, il baisse les yeux - vais-je lui proposer de dîner, de me suivre ? Nous partons, lentement, en nous retournant, en nous souriant, en ne nous disant rien, et puis si, il faut se revoir vite, parce qu'il est Catalan et qu'il rentre chez lui dans trois jours. Nous esquissons un "à demain" qui résonne tendrement. Comme une promesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Téméraire, je l'invite cette fois à dîner chez moi. J'ai honte, je sens qu'il pourrait se passer quelque chose, j'essaie de trouver un chaperon, sans succès. C'est que je tiens à ma fidélité nouvelle. Que seraient ces deux mois d'abstinence durement conquise, ces deux mois de refus de séduire et de se donner ? Je suis toujours effrayé devant l'absence de nécessité. J'ai l'impression que je pourrais coucher avec lui, ou pas. Alors je ne veux pas. Mais il me plaît.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il entre chez moi. Il furète partout, sort les livres, les DVD, en déduit que j'aime Fassbinder - il en a vu un. Je me rappelle alors cette conversation avec P. qui me parlait d'un garçon qui me "plairait à mort mais qui n'a sans doute jamais entendu le nom de Fassbinder" ; je lui avais répondu : alors il ne me plairait pas tant que ça. Je souris devant la remarque de mon invité catalan. Il ne le sait pas mais il vient de passer une porte. Le temps passe, léger, il parle avec une loquacité peu commune pour un étranger. C'est qu'il parle sept langues, dont le Japonais, qu'il a vu et vécu tant de choses - il m'impressionne. Mieux : j'aurais pu l'inventer, l'écrire. Et puis ce n'est pas tant son don que sa façon de parler, faite de petites expressions si françaises qui me font oublier qu'il ne l'est pas, des expressions que j'affectionne et que j'entends rarement, si ce n'est dans ma propre bouche. Il parle de lui, me pose des questions, animé par une curiosité dévorante. Il est infiniment séduisant. Il passe une deuxième porte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens de la cusine et le trouve à demi alangui sur mon canapé. Je m'assois par terre à quelques dizaines de centimètres de son visage. Il regarde un film sur le Japon que je lui ai proposé, et moi je le regarde. Il n'a pas voulu sortir tout à l'heure, voir des amis. Il ne dit jamais les choses directement, il a juste dit non à tout ce qui n'était pas rester là, seul avec moi. Nous allons nous embrasser, la ligne est toute tracée. Alors nous jouons à ne pas le faire. Il me regarde droit - une invitation - mais je ne cède pas. Je suis si bien dans cet instant du juste avant, un instant qui prend un malin plaisir à durer, à ne surtout pas s'achever.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, oui, je l'embrasse. C'est toujours moi qui embrasse. Je dois faire un peu peur aux garçons. Je l'embrasse doucement, très doucement. Il faut profiter de chaque frémissement. La première fois que je sens son souffle, la première fois que nos lèvres s'effleurent, entrent en contact, puis cette humidité nouvelle, fraîche, sur la peau brûlante. Le temps s'arrête. Le temps n'existe plus. Il n'y a plus que deux âmes, à la lueur d'une bougie et d'une télévision encore allumée, qui se croisent, se cognent délicatement. Depuis qu'il est entré tout à l'heure, plus aucune question, plus aucun doute. Tout est gracieux, donc beau, donc nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons mis longtemps à nous déshabiller. Très longtemps. Il a embrassé chaque parcelle de ma peau. Et moi, sous ses baisers, je retrouvais des sensations oubliées. Tout remontait à la surface, à la surface de ma peau. Un lent et long orgasme de  près de quatre heures, voilà ce qu'aura été cette première nuit ensemble. D'une main douce, il m'allonge sur le ventre. Il me lèche les pieds. Les genoux. Il caresse mes mollets, mes cuisses. Déjà, je ne sais plus où je suis. Tout est différent. Je regarde la lumière de la flamme devant moi. Et cette sensation qui remonte le long de mon corps. Mon dos, ma nuque, mon dos, mes fesses. Il me dévore entièrement. Je ne pense plus à rien. Je le touche moi aussi. Son ventre, ses poils, ses tétons. Je les mordille et les lèche. Il a encore son slip noir. Mes lèvres le contournent  - et son sexe, que je sens pour la première fois, humide, brûlant. Je ne tarderai pas à le libérer, à le prendre dans ma bouche. Tout à coup, ému, j'enserre ma main autour de ce sexe ferme et droit et je remonte jusqu'à sa bouche pour l'embrasser, l'embrasser, l'embrasser. Je m'arrête et éloigne mon visage juste assez pour le regarder vraiment, ma main est immobile, mon regard dans le sien. Un instant. Nous ne disons rien, nous nous contemplons, nous nous contemplons en train de nous aimer. Je suis submergé par une vague nouvelle, j'ai envie de pleurer, il le voit peut-être, lui aussi il a les yeux humides. Plus tard, encore, après bien des caresses, des rires, des baisers, nous nous regarderons encore ainsi, plusieurs fois, dans le silence de l'amour. Comme dans un film de Gus Van Sant, nous prenons involontairement des poses, figés pour l'éternité dans cet instant de l'amour physique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je suis entré en lui, il n'y avait plus aucune barrière entre nous. Celle du préservatif n'en était même pas une à mon plaisir. Il m'a demandé de rentrer complètement et de rester là, comme ça, un moment. Il y a quelque chose de sacré dans cet acte-là, dans ce plaisir qui nous dépasse. En lui, je ne me sentais pas comme un animal, mais plutôt comme un dieu. Oui nous étions deux divinités sur le Mont Olympe, un désert d'hommes et de pensées, il n'y avait plus que nos deux corps à jamais réunis. Je l'ai pris longtemps, mon plaisir ne comptait pas vraiment, je ne voulais pas lui faire mal, alors j'allais très lentement, j'ai attendu qu'il me demande. Plus profond, plus vite. J'entendais son souffle, ses gémissements légers et réguliers, je sentais sa sueur monter sous mes mouvements. Je cherchais son regard, marron et profond, celui dont j'étais tombé amoureux la veille. Ce regard, il était planté sur moi, ou plutôt il m'enveloppait, comme une douce certitude. Finalement, derrière lui, je me suis collé à son dos, moite, pour lui dire, en me baissant vers son oreille, comme une morsure : je vais jouir. J'aurais pu lui dire que je l'aimais avec la même voix, le même ton. D'un clignement d'oeil, il me dit que lui aussi. Et nous jouissons. En même temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai tout oublié, tout. Nous sommes allongés et nus côte à côte encore enlacés. Je me souviens avoir retiré un préservatif blanchi par le plaisir et l'avoir posé par terre dans un kleenex. Mais je ne me souviens plus comment j'ai atterri là, couché si près de lui, sentant son odeur et son souffle. Je suis bien. Je ferme les yeux, tout est blanc. Bientôt, il ne sera plus là. Il rentrera chez lui, loin. Mais je n'y pense pas. D'ailleurs, je ne pense pas du tout, je ne suis qu'un corps battant, le mien ou le sien, je ne sais plus, ou quelque chose entre les deux, dans l'interstice entre sa cuisse et ma taille, entre mon front et sa main. Bientôt, il ne sera plus là. Il rentrera chez lui, loin. Qu'importe puisqu'il est là, d'une présence évidente, émouvante. C'est sous la douche un peu plus tard que je comprends pourquoi j'ai tant voulu ne plus coucher avec des garçons, et pourquoi j'ai couché avec celui-ci, mon ange, mon amour. C'est sous la douche que je vois la grâce de l'eau qui coule sur son front, son torse, son sexe. C'est sous la douche que je sens que je suis différent d'avant, d'hier - et si je suis différent, c'est que quelque chose a existé, que quelque chose existe. Des larmes inondent mes joues, je brandis le pommeau pour les noyer dans l'océan de l'eau qui coule, comme une dernière pudeur, pour ne pas lui montrer que je pleure de joie. Et puis si, je lui montre, que je pleure, que je l'aime, et je l'embrasse encore, brûlant. Je l'embrasse et renais sous ses baisers - l'eau qui coule et se perd sous nos pieds.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-9060837373699117808?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/9060837373699117808/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=9060837373699117808' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/9060837373699117808'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/9060837373699117808'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/05/la-naissance-des-dieux.html' title='la naissance des dieux'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RksfnkPjVmI/AAAAAAAAAF0/q4d7AczRrY4/s72-c/Ile+la+mer.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-7133826946369565082</id><published>2007-05-07T23:40:00.000+02:00</published><updated>2007-05-10T12:03:40.255+02:00</updated><title type='text'>larmes éphémères et rage amère</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rj-CAVWHNlI/AAAAAAAAAFk/-qvjjNct2v8/s1600-h/Petra+VK.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rj-CAVWHNlI/AAAAAAAAAFk/-qvjjNct2v8/s400/Petra+VK.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5061907448429229650" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas ressenti le désespoir attendu. Au contraire, une forme de rage, de celle qui vous pousse à avancer. Le doute, si faible fut-il, était plus douloureux que la certitude. A présent, je suis libéré et armé. Quelque chose d'inconnu en moi a décidé de profiter comme s'il n'y avait pas de lendemain... Bien sûr, ce bouclier n'a qu'un temps mais, oserais-je le dire, quelle jubilation dans cette rage nouvelle et frondeuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I like the peace in the backseat, I don't have to drive, I don't have to speak, I can watch the country side and I can fall asleep.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ai travaillé jusqu'à trois heures vingt, ai lu un demi scénario en anglais, ai bu du saint émilion 1994, ai acheté quatre CD - un vieux Belle and Sebastian, une résurrection d'Elliot Smith, les Artic Monkeys et Arcade Fire - que j'écoute là maintenant, ai acheté deux livres, ai mangé en neuf minutes, répondu à tous mes mails professionnels, me suis masturbé trois fois, lu à toute vitesse cent pages du nouveau Edmund White - comme quand j'étais adolescent -, suis allé nagé quarante-cinq minutes dans une nouvelle piscine, une alcôve transparente dans un square, faire des courses au monoprix de luxe - celui où je me damne quand je déprime - ai cuisiné du poulet au gingembre et au citron. J'attends Y, là maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;My family tree's loosing all its leaves, crashing towards the driver's seat, the lightening bolt made enough heat to melt the street beneath your feet. Alice died in the night, I've been learning to drive my whole life, I've been learning.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin le métro était un convoi funéraire. Les passagers de 11h étaient sombres comme le ciel. Moi je ne pensais déjà plus à la politique. Ou alors je faisais semblant de ne plus y penser. Je me concentrais sur la musique et revivais ma nuit avec A.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Something filled up my heart with nothing, someone told me not to cry. But now I'm older, my heart's colder, and I can see that it's lie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par provocation, j'avais enlevé mon t-shirt pour dormir, et comme la fois précédente, sur son épaule, je m'étais endormi devant le film que je ne revoyais que pour lui puisque je l'avais déjà visité plus de dix fois. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Nos Années sauvages&lt;/span&gt;, la nuit du vendredi, c'était sur ton épaule. Plus tard, nos deux corps tendrement jouaient dans le lit à dessiner des figures inédites. C'est toi qui t'es collé à moi d'abord. C'est toi qui m'a pris la main. Et puis tu as bougé. Je me suis serré contre ton dos, j'ai senti fort ton odeur. J'ai rêvé que tu étais parti, je me suis réveillé, et tu étais toujours contre moi. Je n'ai pas cherché à avoir plus, je savais que tu ne voudrais pas, et rien n'est moins désirable qu'un garçon sans désir, alors j'essayais juste de cacher mon érection. Bander toute une nuit, ça fait un peu mal à la fin. Mais bon j'avais compris un peu plus tôt. Tu m'avais cité un extrait de Gide - que tu m'avais envoyé le premier jour, celui de notre rencontre - et tu m'avais dit ta peur des relations éphémères, que le sexe pouvait tout tuer, et que bien des fois tu aurais voulu laisser une chance à une histoire éteinte trop tôt par un échange physique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I guess we'll just have to adjust. With lightening bolts a glowing I can see where I am going.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimerais que A. me regarde avec l'amour dont il n'est pas capable. J'aimerais créer cela en lui. Orgueil, péché d'orgueil. Je n'ai pas encore souffert pour lui. Ce n'est pas tellement lui qui me trouble, c'est notre relation. Je n'arrive pas à la nommer. Alors chaque rencontre est une expérience, nouvelle et unique. Tourner autour d'un corps, d'un visage. Il aime mon sourire. C'est la seule chose qu'il m'ait donné. Répété. Presque à chaque fois. Aujourd'hui je n'ai pas souri. Je n'ai pas pleuré non plus - pourtant il y aurait de quoi. J'ai un peu écrit. Là, maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;If you still want me, please forgive me, because the spark is not within me, it's not within me, it's not within me. You gotta be the one, you gotta be the way your name is the only word I can say.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-7133826946369565082?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/7133826946369565082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=7133826946369565082' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/7133826946369565082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/7133826946369565082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/05/larmes-phmres-et-rage-amre.html' title='larmes éphémères et rage amère'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rj-CAVWHNlI/AAAAAAAAAFk/-qvjjNct2v8/s72-c/Petra+VK.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-665960115328661937</id><published>2007-05-01T18:16:00.000+02:00</published><updated>2007-05-02T10:52:59.002+02:00</updated><title type='text'>juste avant l'orage</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RjdHvVWHNjI/AAAAAAAAAFU/2ffz6zrCGuY/s1600-h/Londres+1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RjdHvVWHNjI/AAAAAAAAAFU/2ffz6zrCGuY/s400/Londres+1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5059591584883357234" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette drôle d'absence. Il y a certain jours où j'oublie tout. La douleur, les autres, moi-même. Je me suis oublié quelque part, dans cette ville étrangère, peut-être, cette ville que je connais de mieux en mieux et que j'aime de plus en plus - Londres. Je la trouvais froide et distante, je la regardais derrière une vitre grisée, du haut d'un building. Elle me semblait construite pour rompre, ou mourir dans la foule, qui ne sont pas mes activités préférées. Mais là, non. Je connaissais le labyrinthe de son métro et des ses rues, je me suis fait Ariane pour mes amis innocents à ses dédales. A présent, j'y ai mes petits rituels, mon quartier, mon restaurant, mes tableaux. Après tout ce temps, nous nous sommes finalement apprivoisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste avant de partir, la veille au soir, une première dispute avec A. Forcément, c'était le soir des élections, et je lui en voulais (bêtement) un peu. Alors j'ai joué à tout lui dire. C'est très facile de se décharger, de lancer des mots crus - pour voir. Evidemment, il a été assez froid pour que je puisse lui reprocher et qu'il puisse s'en vouloir. Evidemment, après ma scène du grand deux, je l'ai oublié : je lui en avais trop dit, trop donné, je n'avais plus de pensée libre pour lui. Quand je suis rentré cinq jours plus tard, j'ai été surpris d'avoir un message d'excuse, il voulait me voir dès mon retour. J'ai accepté de le voir. Il était charmant (comme d'habitude) et moi plutôt agréable et même amusant (ce qui peut arriver à tout le monde). Bon, il y a quand même eu ce moment un peu vache où je lui ai dit que j'avais cessé d'être ami avec un garçon le jour où, au sortir d'un film de Chantal Akerman, il m'avait dit que c'était le plus mauvais film qu'il n'avait jamais vu. Et comme nous sortions d'un film qu'il n'avait pas aimé... Un peu plus tôt, au beau milieu du dîner, il m'a avoué qu'il ne me comprenait pas du tout, que j'étais un mystère pour lui. Son drôle d'intérêt pour moi était donc là. Au moment de nous quitter, à trois heures du matin, nous nous sommes (comme d'habitude) embrassés deux fois comme si nous n'arrivions pas à nous quitter. Il m'a dit qu'il voulait dormir chez lui mais que la prochaine fois il dormirait sans doute chez moi. Irrécupérable. Peut-être finirons-nous par nous apprivoiser, je ne sais pas, on ne peut jamais savoir. Capitaliste, froid et sexy, s'il était une ville, il pourrait bien être Londres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oublier. Boire et faire l'amour avec Y. Sortir avec P. Dîner avec Cl. fraîchement revenue de NYC. Travailler - si peu. Oublier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sortant du cinéma dimanche, mon pique-nique était tombé à l'eau. L'orage, la grêle, avaient transformé Paris en un désert blanc. Le film était fini depuis de longues minutes quand je suis sorti pour longer le torrent gris au milieu de la route, seul et téméraire - les spectateurs étaient restés sur le seuil à contempler l'eau qui tombait en rideau puis le jeune homme qui s'y engouffrait. Comme j'aime la pluie ! Quand les vêtements d'été collent à la peau... Et cette lumière qui illumine les visages... Il n'y avait pas une voiture Boulevard Saint-Michel en cette fin d'après-midi, ni même un passant. J'étais seul dans un monde nouveau. A cet instant de l'orage, mon coeur se sentait si pur...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-665960115328661937?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/665960115328661937/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=665960115328661937' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/665960115328661937'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/665960115328661937'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/05/juste-avant-lorage.html' title='juste avant l&apos;orage'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RjdHvVWHNjI/AAAAAAAAAFU/2ffz6zrCGuY/s72-c/Londres+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-5600471838528128441</id><published>2007-04-19T19:30:00.000+02:00</published><updated>2007-04-20T15:23:36.268+02:00</updated><title type='text'>l'ombilic politique (le monde et le moi)</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RieDq_YW7rI/AAAAAAAAAFE/UP9NnQVlIJM/s1600-h/antonioni.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RieDq_YW7rI/AAAAAAAAAFE/UP9NnQVlIJM/s400/antonioni.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5055153881338015410" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, il ne croit plus à la politique. Il va aller voter, bien sûr, mais il sait que les dés sont jetés et que c'est la masse silencieuse qui décidera, celle qui a peur (cliché). Mais, bon, il se dit que si tous les gens qui n'y croient pas y vont quand même, peut-être que...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il aurait voulu qu'on lui parle d'idées, qu'on lui fasse comprendre des choses (il est jeune et naïf). Il aurait voulu être éduqué, vraiment,  c'est-à-dire qu'on lui apprenne à être libre, par la télévision, la radio, les journaux. Il trouve cela idiot parce qu'il va y aller, voter, comme beaucoup d'autres, sans y croire. Il a lu jadis Rousseau, Montesquieu, les révolutionnaires, et il aimerait qu'on lui parle de la Cité comme cela, avec des idées à défendre, à penser. Mais il a du mal à écouter, parce que, quand il se plonge dans les discours, les programmes, on essaie de le persuader et non de le convaincre, on ne lui parle qu'avec des sentiments. Par exemple, on ne dit plus le travail, on dit "valeur travail" pour lui donner l'apparence d'un concept, mais derrière la robe d'apparat il n'y a qu'une émotion tremblante et nue. Par exemple encore, on invente des mots, ou les remet au goût du jour, amer le goût du jour. L'insécurité, qu'est-ce que c'est ? C'est une peur - donc un sentiment, pas une idée. Des voitures enflammées en banlieue, qu'est-ce que c'est ? Une image de cette peur, véhiculée par le dieu télévision, la seule réalité du monde. Elle a sonné les Américains, cette image d'une France à feu et à sang ("The New Revolution in France ?", "Are you OK, alive, in danger ?  Come here, New York is safe... well, I mean..."). Il y repense à cette image parce qu'hier son nouvel ami sarkozyste, le seul de sa vie entière, l'a évoquée comme une preuve : tu vois, il y a des raisons d'avoir peur... Il repense à la Gare du Nord par laquelle il passe souvent, il n'a pas pu s'y arrêter ce fameux soir... Comme un évitement du politique. C'est triste à constater mais il n'est vraiment touché que par les événements qui trouvent un écho en lui, dans sa vie quotidienne. Comme si une fois pour toutes, le monde et le moi avaient été séparé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, tout de même, un événement (du réel) entre dans sa vie (imaginaire). A 22H, il subit un vol, à 23, fait une déposition au poste, à minuit, en veut davantage aux policiers idiots qu'aux voleurs. Le sentiment de rage donnerait presque naissance à une idée politique, une certaine idée humaniste et sans doute dépassée que si tout le monde - les voleurs comme les policiers - était formé, alors peut-être...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre lieu, autre temps (il y a deux ans) : il se rend dans un pays auquel il ne comprend rien, une violence dans l'air, celle d'un conflit. Dans la rue, des voix qui parlent trop fort, des regards qui tranchent durement. Au bout de trois jours, il veut partir, quitter cette agression permanente, au bout d'une semaine il veut rester, pour voir, s'étant attaché à la beauté des paysages et à la sincérité parfois grossière des habitants, et quand après deux semaines il part enfin, il aimerait revenir, vite. Depuis lors, il comprend quelque chose de cette terre, intimement, et dont nul journal (télévisé ou autre) ne pourra jamais rendre compte. Il a aimé un pays, et appris, sur place, la dialectique. Une entrée du monde en lui. L'expérience d'Israël lui a offert cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre temps, autre lieu (hier) : il lit tout ce qu'il peut sur un massacre récent commis par un Sud-Coréen dans cette faculté où tout le monde semblait tant vouloir l'intégrer mais où il a tué 32 personnes. Il se souvient qu'il a écrit un article sur un film qui parlait d'un monstre créé par les Américains en Corée, "The Host". Il disait en substance que le film était une allégorie des rapports entre la Corée et les Etats-Unis, que l’hôte, c’est la bête qu’on a laissée entrer en son sein et qu’on ne peut détruire qu’en se détruisant soi-même. Il trouve cela étrange cette inversion (la Corée dans l'Amérique) et la façon dont le film l'avait préparé à lire cet événement comme terriblement logique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre temps, autre lieu (tout à l'heure) : il appelle une amie qui lui dit avoir croisé des amis communs au meeting d'un certain FB, et qu'un de ceux-là a perdu 30kg. Il pense qu'elle plaisante. Mais non. Il n'y comprend définitivement plus rien. Il regarde tous ces gens qui ont changé, ces 30kg de différence qui ne sont pas que physiques. Il voit bien qu'il y a des gens convaincus, alors, lui, il le veut aussi, être convaincu : il relit les textes qu'on lui a envoyés, tel texte interdit sur NS, tel autre qui explique tel programme de FB, de DV ou de SR, et il a mal au ventre de ce monde auquel il n'a plus accès. Il a 18 ans, 25 ans, 35 ans, il n'a jamais voté pour un président auquel il a cru, ni même qu'il a voulu, et il se sent étranger, étranger au monde qui donnera un nouveau visage à la France, là, demain. Oui, bien sûr, il va y aller, pour éviter le pire, mais pas sûr qu'en sortant de cette petite école rebaptisée bureau de vote, il n'ait pas un peu la nausée...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-5600471838528128441?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/5600471838528128441/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=5600471838528128441' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/5600471838528128441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/5600471838528128441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/04/lombilic-politique-le-monde-et-le-moi.html' title='l&apos;ombilic politique (le monde et le moi)'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RieDq_YW7rI/AAAAAAAAAFE/UP9NnQVlIJM/s72-c/antonioni.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-1216503414334916471</id><published>2007-04-16T16:00:00.000+02:00</published><updated>2007-04-17T13:15:55.400+02:00</updated><title type='text'>la loi du désir</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RiOacnsyITI/AAAAAAAAAE8/yrnbv0TGy0A/s1600-h/Sodoma.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RiOacnsyITI/AAAAAAAAAE8/yrnbv0TGy0A/s400/Sodoma.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5054053023323660594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A. a dormi chez moi, avec moi, à moins d'un mètre de mon corps brûlant. Mon canapé-lit penchait inexorablement vers lui, à la fois offert et interdit. J'ai vu ses bras longilignes, la naissance des ses fesses, ses épaules larges mais peu épaisses, son caleçon moulant, j'ai senti son odeur, caressé ses cheveux, et il m'a même serré dans ses bras. Il avait chaud lui aussi. Pourtant, nous n'avons pas fait l'amour. Je n'arrive pas à me souvenir avoir dormi avec quelqu'un - un garçon, cela va de soi, parce que des filles, si beaucoup - sans avoir fait l'amour. J'étais plutôt fier de moi, même si je crois que c'est davantage sa sagesse qu'il faut vanter. Il est vrai cependant que j'avais quelques réserves puisqu'il est de droite, ce qui me pose un sérieux problème moral : faut-il résister à son désir quand il penche vers un sarkozyste ? A certaines minutes de certains jours, il m'arrive d'être naïf au point de croire que je pourrais le faire changer d'avis en m'offrant à lui, mais nous savons bien que c'est impossible...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après deux jours d'amour avec mon mari retrouvé (ellipse : parce que, honnêtement, qui veut lire des histoires de couple heureux ?), je me réfugie en pleine chaleur dans une salle obscure devant un film érotique crypté. Je dois être le seul dans la salle à trouver ces dialogues profondément ironiques et tordants mais je jouis tranquillement (en esprit, hein) alors que devant moi un jeune homme à lunettes, l'air coincé mais assez sexy, sort de la salle le plus sérieusement du monde. Devant le MK2 Beaubourg, un trentenaire en débardeur me dévisage gentiment, ses bras sont nus et musclés. Dans le métro, un tout jeune homme à la barbe naissante s'essuie le visage en sueur avec son t-shirt en découvrant son ventre ferme et lisse. Je m'assois à côté de lui, son dos en avant en arrière, tandis qu'il lit un manga, va et vient contre mon bras laissé à l'abandon, à sa merci. Il sort précipitamment pour ne pas manquer sa sortie. La jeune femme face à moi lève son chapeau pour, peut-être, me regarder. La goutte de sueur sur sa joue ressemble à une larme. Il était un temps où je désirais les femmes. J'avais certes 8 ou 9 ans, mais je les désirais toutes. Je ne sais pas quand cela a changé. Je les imaginais alors nues contre moi, une à une. Très important le "une à une", car même aujourd'hui j'aimerais conserver l'odeur, la texture de la peau, la forme du sexe, le goût des lèvres des garçons contre qui je m'abandonne. J'aimerais partager avec tous les garçons, chaque garçon plutôt, dans son individualité, rien qu'une fois, la chaleur d'un après-midi estival. Mon humanisme (mysticisme ?) sexuel est heureusement aussi idéal que le paletot de Rimbaud. Je suis sagement assis chez moi, seul, et je repense à quelques oeillades échangées, à telle phrase de Lacan (le plaisir passe par les oreilles) et à ce film d'Oliveira vu ce matin... mais quand je ferme les yeux, le monde est un grand lit, chaque regard une caresse, et mon esprit jouit, ininterrompu... Hum... J'ai dû rester trop longtemps au soleil.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-1216503414334916471?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/1216503414334916471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=1216503414334916471' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/1216503414334916471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/1216503414334916471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/04/la-loi-du-dsir.html' title='la loi du désir'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RiOacnsyITI/AAAAAAAAAE8/yrnbv0TGy0A/s72-c/Sodoma.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-665092649585908696</id><published>2007-04-12T14:33:00.000+02:00</published><updated>2007-04-13T12:24:55.576+02:00</updated><title type='text'>le mausolée des amants (réflexivité)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rh4NJXsyIQI/AAAAAAAAAEk/6jLhUORSWyE/s1600-h/imm009_10A.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rh4NJXsyIQI/AAAAAAAAAEk/6jLhUORSWyE/s400/imm009_10A.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5052490286588109058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je me demandais quoi faire pour changer un peu le ton de ce drôle d'objet qui apparaît en ce moment sous mes doigts, et plus tard, lecteur, sous vos yeux, sous tes yeux - c'est-à-dire, ça y est, maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis dit d'abord que je ne parlais que de mes rencontres, que cela allait vite devenir répétitif, que tout cela n'était peut-être qu'un leurre, de la surface. Ce qu'il fallait raconter ce n'était pas les rencontres, mais bien les moments "entre", la solitude, la pensée l'après-midi, la sieste de 15h, la masturbation de 17h, les doutes de 18h, l'épiphanie de 20h. Mais non, cela deviendrait vite tout aussi répétitif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, j'ai rencontré un garçon, mais je ne vais pas en parler, j'en ai marre de parler des garçons. Et puis nous nous sommes vraiment plu, alors c'est embêtant d'écrire sur ça. Pourtant, quand je lui ai dit j'aurais "La Montagne magique" entre les mains et qu'il m'a dit je prendrais "L'Alchimiste", confondant avec la "5ème Montagne" de Coelho, j'ai failli renoncer. Je savais que Thomas Mann serait content s'il savait l'usage que je faisais de son livre, je savais aussi qu'il devait se retourner dans sa tombe d'avoir été confondu avec un autre. En même temps, ce garçon a voulu me voir parce que je m'étais qualifié d'élitiste, et c'est pour cela que je n'ai pas renoncé. J'aurais dû lui faire la liste : tu n'es pas pour moi et je ne suis pas pour toi si tu aimes Paolo Coelho, Anna Gavalda, Florian Zeller (etc, etc, je ne connais pas tous les grands écrivains de notre époque). Le cinéma, ce serait presque pire, tout le monde aime le cinéma, enfin c'est ce que chacun croit (je fais bien le cynique, là, hein ?). Mais mon dieu, avoir comme cinéaste préféré David Lynch, c'est d'une tristesse... Et aimer "Little Miss Sunshine", et dire que tel film est un "joli film", et défendre l'univers "magique" de Tim Burton (ok il a fait "Ed Wood", ce qui le sauverait presque), et je ne parle pas du dernier Scorsese, de l'intégralité de l'oeuvre de Spielberg, des films "girly" qui inondent les écrans, etc. Fin de la parenthèse misanthrope - je retourne à mon amour des hommes, l'absolu respect qui me caractérise, je suis face à lui, il est charmant, il parle bien, et, miracle, il n'a pas pris le Coelho finalement mais "Mémoires d'Hadrien" de Yourcenar, ce qui me permet de lui expliquer la cadence ternaire des phrases latines et d'être absolument sincère avec lui, osant à présent tout lui dire, bref je lui sors le grand jeu - il y a des portes qu'il faut pousser pour pouvoir se perdre dans les bons méandres d'une personne. Mais il n'y a rien à dire sur lui parce que je suis sûr de le revoir, que je suis sûr de lui plaire (NDLR castratrice : qu'il me plaît), et qu'il se refuse à vivre une passion (NDLR castratrice : avec moi). C'est finalement le meilleur des cas possibles : nous allons, si le temps le permet, devenir amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois surtout que je ne peux pas écrire sur lui parce qu'il n'est pas (encore) assez éphémère. Je ne dois pas le fixer, tel un papillon sur un mur, pour me dire, rassuré, qu'il existe, qu'il est passé dans ma vie, qu'il est quelque part, en moi, ici. Et je ne dois pas encore le retrouver, puisque je ne l'ai pas perdu. Il est dans cet état imprécis où l'esquisse n'est pas encore tracée, le tableau pas encore volé. Voilà, c'est peut-être sur cela qu'il faut écrire, construire un mausolée à tous ces êtres fugitifs ou perdus, rêvés ou retrouvés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-665092649585908696?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/665092649585908696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=665092649585908696' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/665092649585908696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/665092649585908696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/04/le-mausole-des-amants-rflexivit.html' title='le mausolée des amants (réflexivité)'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rh4NJXsyIQI/AAAAAAAAAEk/6jLhUORSWyE/s72-c/imm009_10A.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-4724705717965822052</id><published>2007-04-10T14:44:00.000+02:00</published><updated>2007-04-10T17:20:59.525+02:00</updated><title type='text'>et tout d'un coup, d'un seul coup, le voile se déchire, j'ai compris, j'ai vu</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RhuSNnsyIOI/AAAAAAAAAEU/qQXRi8bx9HI/s1600-h/rothko+red.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RhuSNnsyIOI/AAAAAAAAAEU/qQXRi8bx9HI/s400/rothko+red.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5051792169718915298" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Hier, j'ai fini "La Nausée". Nostalgie. Comment fait-on après, quand il ne reste rien, plus aucune page à tourner ? On contemple le blanc de la page et on revisite le livre, &lt;br /&gt;comme on revit sa vie en pensée, &lt;br /&gt;comme une part de soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je crois que c'est moi qui ai changé : c'est la solution la plus simple. La plus désagréable aussi. Mais enfin je dois reconnaître que je suis sujet à ces transformations soudaines. Ce qu'il y a, c'est que je pense très rarement ; alors une foule de petites métamorphoses s'accumulent en moi sans que j'y prenne garde et puis, un beau jour, il se produit une véritable révolution. C'est ce qui a donné à ma vie cet aspect heurté, incohérent."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ce qui me dégoûte, au fond, c'est avoir été sublime, hier soir. Quand j'avais vingt ans, je me saoulais, et ensuite, j'expliquais que j'étais un type dans le genre de Descartes. Je sentais très bien que je me gonflais d'héroïsme, je me laissais aller, ça me plaisait. Après quoi, le lendemain j'étais aussi écoeuré que si je m'étais réveillé dans un lit rempli de vomissures. Je ne vomis pas, quand je suis saoul, mais ça vaudrait encore mieux. Hier, je n'avais même pas l'excuse de l'ivresse. Je me suis exalté comme un imbécile. J'ai besoin de me nettoyer avec des pensées abstraites, transparentes comme de l'eau."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-4724705717965822052?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/4724705717965822052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=4724705717965822052' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4724705717965822052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/4724705717965822052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/04/et-tout-dun-coup-dun-seul-coup-le-voile.html' title='et tout d&apos;un coup, d&apos;un seul coup, le voile se déchire, j&apos;ai compris, j&apos;ai vu'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RhuSNnsyIOI/AAAAAAAAAEU/qQXRi8bx9HI/s72-c/rothko+red.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-1251252438943429667</id><published>2007-04-08T00:00:00.000+02:00</published><updated>2007-04-08T11:45:09.973+02:00</updated><title type='text'>pour un seul de mes deux yeux</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rhf4zmSHtzI/AAAAAAAAADs/kRIxPp8amww/s1600-h/Nos+Vacances+087.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rhf4zmSHtzI/AAAAAAAAADs/kRIxPp8amww/s400/Nos+Vacances+087.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5050779072452867890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tu me manques. C'est le message que m'a envoyé Y. de la Terre Promise. Moi, je suis un peu inquiet. Voilà une semaine qu'il est parti, et il ne m'a toujours pas manqué. Certes, j'ai été débordé, mais je ne peux nier que ma relation avec lui est incertaine ces derniers temps, qu'il est peu présent quand il est là, et que mes moments de bonheur récents sont davantage dus à des amis, ou à un bien-être solitaire. Je me souviens encore de C* qui trépignait sur le quai en regardant vers la mer attendant son marin. Je me souviens qu'elle a vu le bateau avant même que mon oeil ne devine la moindre tache noire sur le bleu de la mer et du ciel. Je me souviens combien elle était rayonnante quand il est descendu à terre et qu'elle l'a serré dans ses bras. Serai-je aussi heureux quand Y. rentrera ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme quasiment tous les jours en ce moment, je passe près de deux heures au téléphone avec JM qui me dit pour finir que je suis oedipien. Parce que nous avons parlé de ma mère ? Non, parce que tu es aveugle. J'ai oublié à propos de quoi - quelque chose d'anodin sans doute - il s'est ainsi moqué de moi, mais je n'ai pas oublié que j'étais aveugle, et je n'allais d'ailleurs pas cessé de le prouver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques heures plus tard, rendez-vous avec D., un amant récent, et P., un très ancien amant devenu ami (n'est-ce pas à lui que j'ai avoué que le sexe était pour moi un moyen de me faire des amis ?). Après un restaurant quelconque (P., qui l'a choisi et qui est si gourmet, se déversera en excuses par la suite), nous passons la porte d'un premier bar parisien. Nous nous installons au fond de la salle, et mon regard est attiré par un garçon, un beau garçon cela va de soi, mais surtout qui me dit quelque chose - comme si je l'avais déjà désiré. Il est avec un autre garçon, beaucoup moins remarquable, et qui, ainsi plongé dans le noir, me fait même un peu peur. Je me retourne encore pour vérifier : Où ai-je donc vu ce garçon ? Je me retourne une troisième fois : Ce beau garçon est-il vraiment avec cet autre ? Je me retourne une quatrième fois : Oui, c'est certain, je l'ai vu ailleurs, il était différent. L'autre garçon n'a pas manqué mes regards, et je rougis instamment. Dix minutes passent, il y a prescription : je me retourne à nouveau. Le deuxième garçon m'invective par mon prénom et me dit de mettre mes lentilles - que pourtant je porte. Vertige. Je m'approche. Il porte une chemise noire, comme d'habitude - habitude parce que je l'ai vu ainsi vêtu une bonne cinquantaine de fois. C'est un ami de Y., et je le connais très bien. J'ai un peu honte. Il me dit qu'il se demandait pourquoi je ne voulais pas lui parler, si je voulais me cacher. J'ai très honte. Mais non. Je ne t'avais pas reconnu, enfin, j'ai eu comme un trou noir. Un trou noir ? Je suis sous terre de honte, d'autant plus que je viens aussi de comprendre où j'avais vu l'autre garçon, le très beau - à cette fameuse soirée qui m'avait renvoyé à mon narcissisme (Cf. 9 mars). Bien sûr, lui comme moi, nous faisons semblant de ne plus savoir où nous nous sommes vus. Connard, tu m'as dragué, tu pourrais faire un effort... (c'est ce que je pense) Ce ne serait pas au T. pour la soirée du...? (C'est ce que je dis) Bref, je lâche le morceau, il se souvient. Il sourit, il est sûr de lui, il est moins impressionnant que lors de notre première rencontre, mais quand même, il est sacrément beau, et il a même l'air plus intelligent... Nous échangeons quelques mots, et heureusement pour moi le ridicule ne tue pas et peut donner une certaine contenance. Au moment de partir, les deux garçons viennent me dire au revoir. G., oui, nommons-le puisqu'il reviendra bien un jour sous une forme ou une autre, G. donc, me lance un "A bientôt" qui résonne et fait se retourner P. qui n'a rien manqué de notre petit jeu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, D. a accueilli d'autres amis, qui en ont eux-mêmes accueilli d'autres. Il n'a rien vu, et me presse un peu. Il aimerait bien dormir avec moi. Il était déjà contre sa morale de fréquenter de trop près un garçon de mon espèce (lire : marié), et voilà qu'il aiguise lui-même les lames de ses tourments. Non, D., tu sais bien que je suis en période d'ascèse. D. est brésilien, il ne le dit pas mais je sais qu'il ne comprend pas le sens du mot "ascèse". Je le suis néanmoins quand il faut aller dans un deuxième bar. Nous passons une porte, puis une autre, et nous voilà dans un sous-sol. Je reconnais assis au fond deux garçons, des amis de Y. Ayant sans doute retenu la leçon - cela arrive, même aux pires - je leur saute immédiatement dessus. C'est moi qui domine cette fois, et si la scène se joue de la même façon - deux garçons assis qui me regardent debout - je n'endosse définitivement plus le même rôle. Quelques échanges plus tard, je remonte dans l'autre espace. Une odeur persistante de sueur me répugne un peu. La promiscuité soudaine de ces corps inconnus me déplaît franchement. Un bar qui a tout d'une backroom - les corps qui couchent en moins. Envoyés du ciel pour m'égayer, deux garçons partent, je suis sur leur chemin, tous deux me sont inconnus et ont l'air charmant autant que l'absence de lumière me permette d'en juger. Pourtant, l'un d'eux me glisse à l'oreille : Il est amoureux de toi. Ils sont déjà partis, mais ils m'ont fait sourire. Tandis que P. se fait draguer par un garçon avec qui il ne couchera pas, D. tente à nouveau sa chance avec moi. Je n'ai pas beaucoup de volonté ce soir (quand en ai-je ? serait plutôt la question), et je me laisse draguer, toucher - sa peau est si douce, il sent si bon - mais pas embrasser. Sans le vouloir, j'ai repassé la porte. Nous sommes là, dehors. P. part seul. D. me propose de "juste dormir" avec lui et de prendre place sur son scooter. Je ne sais pas dire non à ça. Dormir, je m'en fiche. Mais être derrière quelqu'un, dans le vent, Paris la nuit, tout ça... Il en faut bien peu pour me séduire. Et puis non, je décide que c'est beaucoup ce qu'il m'offre, cette sensation de liberté, ce froid dans les yeux, cette pure jouissance de l'instant. En bon Brésilien, D. sait jouir de l'instant. C'est ce que j'aime chez lui, c'est ce qui explique que j'ai couché avec un garçon apparemment aussi superficiel - et que je dormirai et recoucherai avec lui ce soir et demain matin. Tout à coup, mes voeux pieux n'ont plus aucune espèce d'importance. Envolés, les programmes idiots et les idées toutes faites, je ne suis plus que du vent sur un visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ouvre les yeux. Réveil tardif. Retour à la réalité. C'est le matin. Chez lui, je n'avais pas où mettre mes lentilles, alors j'ai concocté une solution à base d'eau et de sel. En essayant courageusement de les remettre, je me rends compte que ma lentille gauche était repliée et donc pas entièrement trempée : elle est bonne à jeter. Je me retrouve avec un seul oeil. Je sors de chez lui comme un boiteux. Message de Au* : elle aimerait bruncher avec moi. C'est sur mon chemin, et malgré mon oeil manquant, j'accepte sa proposition. Tant bien que mal, je me repère en l'appelant quatre fois pour être sûr que c'est bien à telle rue qu'il faut tourner, celle qui est après telle autre et qui est la seule que je puisse reconnaître dans mon état. Tout à coup, je vois une silhouette plus fine que les autres dans la foule d'ombres autour de moi. C'est elle. Elle m'accueille avec des lunettes noires à faire pâlir de jalousie Isabelle Adjani. Elle n'a pas beaucoup dormi elle non plus, et me demande d'accepter qu'elle n'enlève pas ses lunettes - ce qui lui donne un aspect encore plus fatigué, mais peu importe puisqu'elle les enlèvera d'elle-même un peu plus tard. Au milieu d'une infinité de remarques superficielles sur l'amour, le sexe et autres gourmandises (nous surjouons "Sex and the City"), elle évoque son grand amour (passé) avec une pointe de tristesse. Elle me demande des nouvelles de Y. Le mien va bien, je crois, de grand amour (présent). Je crois, car je ne lui ai pas parlé hier - et cela n'arrive qu'une fois l'an, un jour où l'on ne se parle pas du tout, me dis-je. A ce moment-là, je ressens un pincement étrange du côté du coeur. Il m'aura donc fallu un mauvais restaurant, la solitude de P., les retrouvailles avec G., quelques garçons croisés, le corps de D., les amours de Au* pour m'avouer que oui, il me manque. Aveugle, vous avez dit aveugle ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-1251252438943429667?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/1251252438943429667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=1251252438943429667' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/1251252438943429667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/1251252438943429667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/04/pour-un-seul-de-mes-deux-yeux.html' title='pour un seul de mes deux yeux'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rhf4zmSHtzI/AAAAAAAAADs/kRIxPp8amww/s72-c/Nos+Vacances+087.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-5289064782244448131</id><published>2007-04-02T20:30:00.000+02:00</published><updated>2007-07-13T15:29:00.579+02:00</updated><title type='text'>été précoce</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RhE3veYJZjI/AAAAAAAAADk/O4MGP7_ZWkw/s1600-h/Photo+92bis.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RhE3veYJZjI/AAAAAAAAADk/O4MGP7_ZWkw/s400/Photo+92bis.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5048877946006758962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il est 12h30. Profitant du mot "douceurs" au beau milieu d'un texte d'Aristophane, JM réveille ses élèves hellénistes affamés en leur évoquant un ami (moi !) capable d'interrompre la plus intellectuelle des conversations pour préparer un fondant au chocolat. Et l'un d'entre eux d'ajouter : "Eh bien maintenant, monsieur, je sais comment devenir votre ami." A n'en pas douter, il deviendrait aussi le mien... Une fois pour toutes, mon péché n'est pas la luxure mais la gourmandise. Je goûte à mes amants comme à des mets délicieux, chacun m'évoquant un repas, un plat, une douceur... Il paraît même que j'aime comme je mange - mais passons les détails graveleux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Curieusement, peut-être parce que Y. part en voyage, certainement parce que j'ai beaucoup de travail, je décide d'entrer dans une période de fidélité et même d'ascétisme. Comme il se doit dans ces cas-là, je sors, indifférent, et obtient un succès inédit qui éprouve cruellement ma volonté. Je rejoins deux amis charmants dont l'un me vole un baiser, je croise par hasard trois anciennes conquêtes dont un garçon, pas vu depuis 4 ans, qui faillit être mon premier amant mais auquel je n'ai jamais goûté, je subis les assauts d'une tablée d'inconnus dissertant sur ma pilosité et mon âge supposés, et je rentre enfin, seul, soulagé, soulagé d'être seul, quand, dans le bus de nuit, une belle jeune fille me lance des oeillades sucrées... Le lendemain, après une promenade sur les quais et un film français délicieux avec Au*, je me rends à une dépendaison de crémaillère où la soeur du dépendu (que j'ai aimé et qui me l'a bien rendu) jette son grappin sur moi ; elle s'écrie, ivre au champagne à 18h30 : je crois que tout le monde est pédé à part toi - renoncer à sa sexualité a parfois des conséquences bien curieuses. Je remonte du 9e au 18e, harassé par tant de tentations, mais avec un très joli garçon, un presque voisin que je viens de rencontrer à cette soirée. Au moment de nous séparer, au carrefour peu romantique de Château Rouge, j'ai envie de briser pour lui mon voeu de chasteté, mais il me plaît trop pour que je l'attache à un tel échec, alors nous nous séparons d'un sage baiser sur la joue. Argh, combien j'aurais aimé l'aimer et tout entier le dévorer ! A peine rentré, je compense - et me récompense - en faisant flamber une banane au whisky...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-5289064782244448131?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/5289064782244448131/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=5289064782244448131' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/5289064782244448131'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/5289064782244448131'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/04/t-prcoce.html' title='été précoce'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RhE3veYJZjI/AAAAAAAAADk/O4MGP7_ZWkw/s72-c/Photo+92bis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-2705250264980953497</id><published>2007-03-29T03:40:00.000+02:00</published><updated>2007-04-02T21:39:05.722+02:00</updated><title type='text'>sous-venir</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rgr8OeYJZhI/AAAAAAAAADQ/9nWLA0T15uI/s1600-h/Ile+d%27yeu+1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rgr8OeYJZhI/AAAAAAAAADQ/9nWLA0T15uI/s400/Ile+d%27yeu+1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5047123658024773138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'étais pourtant dans un état de déliquescence avancée lorsque j'ai croisé EL* descendant par hasard de la rame de métro dans laquelle je montais, et qu'elle s'est écriée : ta beauté s'élève. Elle prit à partie quelques passants pour les faire acquiescer, tout en mimant cette montée au ciel avec de grands gestes. Ce fut mon premier éclat rire de la journée, mais loin d'être le dernier puisque, le hasard en ayant décidé ainsi, je la passerais avec elle, cette journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques jours plus tard, je trouve bien ingrates mes lamentations d'enfant gâté - même si, bien sûr, là n'est pas la question - et je me mets sérieusement au travail. L'occupation étant l'ennemi de la dépression, je me surprends à éprouver de la satisfaction - un sentiment bien oublié - et même de la joie, pas une joie hystérique et désordonnée, comme il y a quelques semaines, non, une joie voluptueuse et pérenne. Quand le soleil s'est couché tout à l'heure, toute la grisaille semblait avoir fui dans son sillage. Et pour la première fois, en m'attardant sur une photographie de mon île, je n'ai pas pensé à elle comme à un bonheur perdu. Pendant tout ce temps, elle était donc là, quelque part en moi, lovée et prête à éclore, et moi, à cet instant, je jouissais de l'avoir vécue, cette île, de pouvoir l'évoquer, la faire jaillir à ma guise, comme un diamant qu'on sortirait d'un coffre pour bien se souvenir qu'on est l'homme le plus riche du monde...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-2705250264980953497?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/2705250264980953497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=2705250264980953497' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/2705250264980953497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/2705250264980953497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/03/sous-venir.html' title='sous-venir'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rgr8OeYJZhI/AAAAAAAAADQ/9nWLA0T15uI/s72-c/Ile+d%27yeu+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-2852729212068253069</id><published>2007-03-26T16:28:00.000+02:00</published><updated>2007-03-26T14:39:44.569+02:00</updated><title type='text'>le pas de trop</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rge8nXGULQI/AAAAAAAAAC4/NuJ7xMxGolI/s1600-h/antonioni.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rge8nXGULQI/AAAAAAAAAC4/NuJ7xMxGolI/s400/antonioni.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5046209291893353730" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Se reprendre. Il faut se reprendre. Après le paradis de l'île, plus dure fut la chute. Jour de Vénus. Lumière rouge d'une boîte encombrée d'âmes damnées et jadis aimées. Malaise. Regards torves. Un autre, il y en aura toujours un autre. Désespoir. Whisky. Whisky. Vodka. Whisky. Tu veux qu'on aille chez toi ? Si tu veux. Tu veux me prendre ? Si tu veux. Puis le matin : tu veux que je te prenne ? Si tu veux. Et le soir : qu'est-ce que tu veux manger, ça ou ça ? Ce que tu veux. On prend quelle ligne ? Comme tu veux. Tu préfères y aller à pieds ? Si tu veux. Tu as froid ? Je ne sais pas. Non, ça va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette voix qui crie en moi : j'ai froid, je meurs de froid, je suis en train de mourir. Et pendant l'amour, cette impression que rien ne changera, que cela soit fait ou pas. Que ni ce baiser, ni ce mot, n'y changeront rien. Que demain nous serons les mêmes, toujours les mêmes, qu'il n'y a plus, qu'il n'y aura jamais plus de nécessité. Si tu veux, comme tu veux, puisque je n'existe plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, je m'écoute répondre de loin - cette indécision nouvelle qui est la mienne, dans laquelle je me suis laissé couler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ! L'aventure, l'aventure, l'avventura... Voilà ce que j'ai aimé, là-bas, dans ton île, C*, la douceur de la nécessité, être à sa place, profiter et vivre. Mais le bonheur ne se raconte pas. On ne voit le blanc du drap qu'une fois qu'il est taché...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-2852729212068253069?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/2852729212068253069/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=2852729212068253069' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/2852729212068253069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/2852729212068253069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/03/le-pas-de-trop.html' title='le pas de trop'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rge8nXGULQI/AAAAAAAAAC4/NuJ7xMxGolI/s72-c/antonioni.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-3553972582707543457</id><published>2007-03-21T20:25:00.000+01:00</published><updated>2007-04-05T20:43:40.180+02:00</updated><title type='text'>l'amour est plus froid que la mort</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RgGG7XGULOI/AAAAAAAAACo/OVkn9zdaJwo/s1600-h/Utamaro.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RgGG7XGULOI/AAAAAAAAACo/OVkn9zdaJwo/s400/Utamaro.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044461412002573538" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est avec une certaine distance que je regarde aujourd'hui ma vie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il y a quelques jours, j'ai fait tomber un dvd de ma bibliothèque, et j'ai lu : "C'est un film contre les sentiments, parce que je crois que les sentiments peuvent être source de manipulation et que les gens en abusent effectivement." (R.W. Fassbinder)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme souvent dans les moments de très grande honnêteté envers moi-même, j'ai été foudroyé. En un éclair, j'ai compris ce que JM m'avait dit, quelques mois plus tôt pourtant, et qui me semblait toujours un peu mystérieux. Tandis que je lui lisais ma réponse à un mail où une élève, qui a quasiment le double de mon âge, me demandait comment mener sa vie dans une situation qui lui était particulièrement pénible, l'hilarité nous avait gagnés tous les deux. J'avais répondu très poliment, et même chaleureusement, comme je sais faire, et nous étions en train de rire. JM m'a donc dit, non sans une certaine admiration dans la voix et une légère frayeur dans le regard : "Ce que tu peux être fassbindérien". J'étais sincère, et pourtant il y avait ce je ne sais quoi de distance qui était pire que de la méchanceté. Oui, en jouant sans cesse la carte des sentiments, j'asservissais les autres ; et moi-même par la même occasion. Moi qui avais toujours fustigé la froideur, je me trouvais soudain plus monstrueux que le plus glacé des coeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, dans le train, tandis que je regardais la neige tomber par le scope de la vitre, je pensais à cet amant que je venais de quitter. Il était seul, il m'aimait, il venait de me le dire du moins, et il m'aimait pour les meilleures raisons du monde. Pas comme ce garçon qui m'avait violé du regard dans cette boîte de nuit parisienne quelques jours plus tôt, et qui paraît-il (m'avait-on alors glissé à l'oreille) était une "star de la nuit parisienne". Non, lui était tombé amoureux lors d'une de mes conférences. En m'écoutant, et en me regardant sourire - c'est ce qu'il m'a avoué sans honte, hier. Il est plus âgé que moi et pourtant je ne suis que le troisième homme de sa vie - son troisième corps d'homme. Comme je lui avais décrit ma situation et ma nature avant même notre premier baiser, il ne peut m'en vouloir et veut, bien sûr, profiter de tous les instants que je lui offre... que je lui offre ! Habileté terrible qui, hier dans le train, m'a brûlé les entrailles. C'était moi, avant, celui qui aimait le plus, celui qui souffrait, et comme ma place était glorieuse comparée à celle que j'occupe à présent ! A cet instant dans le train, je me suis juré de ne plus avoir d'amants, de ne plus jouer avec les sentiments et d'atteindre une réserve, froideur aux yeux de certains sans doute, mais aux miens, sagesse durement conquise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin des regards et des boîtes parisiennes (tiens, je vais manquer sans regret une soirée au Pulp), je prends un autre train, pour rejoindre enfin l'île de C*, quitter ce moi vicié, et renaître ailleurs. Dans cet autre train, mon nouvel ordinateur sous le bras, je parviens à dater le début de ma dépression au 1er février - jour du vol de mon précédent ordinateur. Cet enlèvement a été aussi celui d'une part non négligeable de mon intimité. Alors que je tape sur les touches vierges, le nouveau efface l'ancien, et ma légèreté d'antan rejaillit, en avance comme le printemps. Dans le train, C* est à côté de moi, virevolante et émerveillée, comme à son habitude. Je regarde sa force unique qui en effrayerait plus d'un, avec une bienveillance sans cesse renouvelée. Je lui sais gré d'être aussi généreuse, aussi belle, aussi certaine que nous allons passer ensemble des moments sublimes. Plus tard, dans le bateau qui tangue, alors que nous nous racontons n'importe quoi pour nous divertir mutuellement du mal de mer qui nous guette, je me dis que, tout de même, c'est beau l'amitié.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-3553972582707543457?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/3553972582707543457/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=3553972582707543457' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/3553972582707543457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/3553972582707543457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/03/lamour-est-plus-froid-que-la-mort.html' title='l&apos;amour est plus froid que la mort'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RgGG7XGULOI/AAAAAAAAACo/OVkn9zdaJwo/s72-c/Utamaro.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-8317100565873979942</id><published>2007-03-15T13:22:00.000+01:00</published><updated>2007-04-09T12:43:51.728+02:00</updated><title type='text'>C'est drôle, de bien des choses dans ma vie, je peux dire "presque"</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rfk8s8QWLkI/AAAAAAAAACY/gnxq_-ll3jM/s1600-h/gerry+1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rfk8s8QWLkI/AAAAAAAAACY/gnxq_-ll3jM/s400/gerry+1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5042128000604581442" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas tellement pensé à lui depuis qu'il est parti loin et pour longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rencontre eut lieu à la Cinémathèque lors de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Grande Parade&lt;/span&gt; - le premier King Vidor que je revoyais. Trois heures muettes côte à côte. Il faisait froid dans la salle et, déjà, je le trouvais beau, j'admirais l'incroyable douceur de son visage. Sa jeunesse était un leurre, et son goût des voyages aventureux l'avait forgé tel que je ne pouvais que trop bien le fantasmer - romanesque et fuyant. Il n'y avait pourtant, même lors de notre tendre face à face dans ce café ringard de Bercy, aucun jeu de séduction ; c'était le début d'une possible amitié dont je m'étonnais de l'absence d'ambiguïté. Lui aussi il s'étonnait, mais plutôt de trouver un petit Français féru de sa culture américaine - enfin quelqu'un ici qui connaisse Elliot Smith et Jon Brion, ai été au Largo, ai visité le Ghetti, et, petit miracle du hasard, ai traversé la rue de son enfance...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rêvait de voir &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Martha&lt;/span&gt;, il les avait presque tous vus, et plusieurs amis lui en avaient parlé. Évidemment, je l'avais chez moi - deux fois - et notre prochain rendez-vous était fixé. Je lui fis ce que je fais de mieux - un dîner de grand frère nourricier. Nous avons ri au film, bien mangé, beaucoup parlé. J'écoutais son accent tandis que l'heure tournait ; il allait manquer son métro, et je me disais que pour la première fois un garçon allait dormir ici, oui, j'allais l'inviter à dormir avec moi, et qu'il n'y aurait rien. Je souriais de cette pensée quand, sur le canapé-lit non encore déplié, pour la première fois, je vis dans ses yeux une lumière, mieux : une flamme. Il s'est approché de moi, et c'est naturellement que nos lèvres se sont jointes. Quand il est parti le lendemain, je connaissais son corps par coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'appelait Max, alors, bêtement, j'ai eu, très vite, l'envie de le baptiser "Max mon amour" - ah ! le pouvoir des signifiants. Plus tard, je lui expliquerai, pour prononcer cette formule une fois en sa présence, que, dans ce film, Charlotte Rampling couchait avec un singe. Nous en avons ri. C'est ce jour-là aussi qu'il m'avouera que son coeur ne lui appartenait plus, qu'il y avait eu quelqu'un d'autre avant, et qu'il ne pouvait pas encore. Fulgurance - je reste silencieux et comprends sa pudeur, ses silences. Je comprends aussi que les belles rencontres ont parfois lieu trop tôt ou trop tard, et que l'illusion du doux heurt des corps ne compense l'asynchronisme des sentiments que de façon très éphémère. J'ai envie de lui dire que cela m'est égal, que je n'attends rien, juste lui voler quelques instants encore avant son départ, que voir des grands films ensemble c'était pour moi tout ce qui comptait... Mais on ne peut pas dire à quelqu'un qu'on a envie d'être son ami, ce serait ridicule. Ma soudaine réserve a dû lui sembler de la froideur, une indifférence blessée peut-être. Pourtant, dans ma tête, je murmurais une dernière fois "Max mon amour"... C'est "L.A. Boy" qui est sorti de ces lèvres qu'il avait embrassées quelques semaines plus tôt. Ce n'était d'ailleurs pas un mensonge : c'est bien du souvenir de L.A. que je m'étais entiché. Alors, dans un sourire ironique, je lui dis que je suis content, qu'il se souviendra de moi comme du "garçon de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Grande Parade&lt;/span&gt; et de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Martha&lt;/span&gt;", que cela me flatte infiniment. J'en fais un peu trop, et cela l'amuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi dernier, je retourne à la Cinémathèque pour voir les derniers films projetés de King Vidor. Je suis à côté d'une jeune femme, une amie. Il fait très chaud dans la salle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-8317100565873979942?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/8317100565873979942/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=8317100565873979942' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/8317100565873979942'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/8317100565873979942'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/03/cest-drle-de-bien-des-choses-dans-ma.html' title='C&apos;est drôle, de bien des choses dans ma vie, je peux dire &quot;presque&quot;'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Rfk8s8QWLkI/AAAAAAAAACY/gnxq_-ll3jM/s72-c/gerry+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-1382568455251484103</id><published>2007-03-12T13:16:00.000+01:00</published><updated>2007-03-12T22:04:03.265+01:00</updated><title type='text'>la fuite, le désert</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RfVTh8QWLiI/AAAAAAAAACI/amVixPxqpdc/s1600-h/hopper14.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RfVTh8QWLiI/AAAAAAAAACI/amVixPxqpdc/s320/hopper14.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5041027200486616610" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Rage, ô rage sans désespoir, me laisseras-tu enfin tranquille ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, j'ai été réveillé par le bruit des gouttes qui tombaient à côté de mon lit. La voisine, une blonde d'une cinquantaine d'années tout droit sortie d'un épisode de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Desperate Housewives&lt;/span&gt; et dont les seules occupations semblent être - autant que mon oreille puisse en juger - jouer du piano, avoir un orgasme une fois par mois, mais très bruyant pour compenser, et prendre des bains, venait de se livrer à cette dernière activité - bain qu'elle avait laissé couler en prenant béatement son petit déjeuner. Elle m'ouvre en peignoir, sourit, se moque gentiment de moi - ça doit être mon infâme épi qui me donne l'air d'un collégien. Je pense très fort "S... de bourgeoise" qui ne passe malheureusement pas le cap des amygdales. Cela m'aurait fait du bien. Je meurs d'envie de mordre. Ce matin, je me suis réveillé dans un film de Tsai Ming-liang, et s'ils font partie des films que je préfère regarder, ils n'étaient pas de ceux que j'avais envie de vivre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fuir, fuir, fuir. Cet épisode dérisoire n'est que la goutte d'eau, hier déjà je voulais être partout ailleurs que là où j'étais. Une jeune femme, amie de Y., petite bourge qui n'a pas été aimée par sa mère - c'est ainsi qu'elle se présente, et sa lucidité est bien la seule chose que je ne puisse pas lui reprocher - nous a pris en otages, déblatérant sur ses malheurs pendant 2h30 sans interruption, sans poser une seule question et sans être le moins du monde gênée de parsemer son récit de larmes et de petits rires hystériques qui faisaient se retourner les clients du café parisien. Elle s'excusait tout de même de temps en temps, mais reprenait de plus belle, rythmée par les "Hum hum" si tolérants de Y. - qui aurait dû se faire payer la séance, mais c'est moi qui suis allé payer l'addition pour que l'on puisse partir plus vite. &lt;br /&gt;Quel est le moment où j'ai changé ? Certes, j'ai toujours eu honte quand une amie faisait une scène dans un café, parlait trop fort dans le métro de sa vie sexuelle déprimante, ou se mettait à interpeller les gens dans la rue ; mais j'avais, comme je ne sais plus qui, quelqu'un de reconnaissant sans doute, m'a dit une fois, "une forte tolérance à la folie". Oui, je me souviens, j'étais l'être le plus compassionnel qui soit, je me noyais dans les paroles des autres, plongeais dans leur souffrance et essayais d'éponger ce qui pouvait l'être. Au bout de vingt minutes de son discours, j'ai voulu quitter la table, au bout d'une heure, quitter Y., et au bout de 2, quitter le monde... Oh oui, aller m'enfermer ailleurs, loin, très loin...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma maladie a un nom : la misanthropie. Il y a certains jours où je ne peux plus faire semblant - mordre, mordre, mordre. Pourtant, j'aime sincèrement les gens - quand je les aime. Mais depuis quelques semaines, les seules personnes qui ne m'agacent pas sont celles qui partent - à New York, se réfugier sur une île, peu importe, il faut partir, fuir ce Paris vicié. La violence des gens, la méchanceté gratuite, même l'odeur, me rendent mauvais. Et plus que tout j'ai envie de fuir ce moi haineux. &lt;br /&gt;J'ai dit il y a quelques jours à JM : "Le bonheur, c'est l'indifférence." Mais combien l'intelligence de l'esprit est supérieure à celle des actes! La rage au ventre, j'en suis si loin encore, de mon bonheur. Je rêve d'un garçon qui m'arrête dans la rue et me dise : "Je pars à la campagne, me réfugier dans le vert, viens avec moi." Alors, je pourrais écrire, penser (panser ?), aimer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai avancé mon départ sur l'île de C*. Dans l'attente, ma seule consolation est littéraire : JM m'a offert la nouvelle édition des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Lettera amorosa&lt;/span&gt; de René Char, et je me réfugie tous les soirs sur &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Montagne magique&lt;/span&gt; de Thomas Mann - une lecture bien à propos.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-1382568455251484103?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/1382568455251484103/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=1382568455251484103' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/1382568455251484103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/1382568455251484103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/03/la-fuite-le-dsert.html' title='la fuite, le désert'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RfVTh8QWLiI/AAAAAAAAACI/amVixPxqpdc/s72-c/hopper14.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-578525882799326973</id><published>2007-03-09T14:24:00.000+01:00</published><updated>2007-03-27T00:56:42.522+02:00</updated><title type='text'>Narcisse, ou les infortunes de la beauté</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RfF5iMQWLeI/AAAAAAAAABo/otUMVV1Ofac/s1600-h/monet+4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RfF5iMQWLeI/AAAAAAAAABo/otUMVV1Ofac/s320/monet+4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5039943086316596706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1.&lt;br /&gt;Je me souviens d'un film où un jeune homme court dans un stade la nuit. Il tourne, il tourne, à n'en plus finir. Il vient de manger des dizaines de boîtes d'ananas en conserve périmées pour fêter (enterrer ?) les un mois de sa rupture avec sa copine. Il est un peu malade, de toutes ces boîtes d'ananas en sirop, et il a très envie de pleurer. Alors, il se met à courir, toute la nuit. En voix off, il dit qu'il court pour que toute l'eau de son corps s'évacue en sueur : ainsi, il ne pourra plus pleurer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2.&lt;br /&gt;C'est étrange cette expulsion de la douleur par le corps. Avant, il y a quelques années, moi aussi, je courais ; je courais au Jardin des Plantes tous les samedis matins, et j'avais l'impression très précise que c'était toujours ça de larmes en moins. C'est à cette époque que j'ai vu &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Chungking Express&lt;/span&gt;, j'étais alors en convalescence, après ma rupture (plus amicale qu'amoureuse certes, mais ça ne m'empêche pas de l'avoir aimée et d'avoir souffert) avec la cruelle S*. J'ai ri en voyant le film. &lt;br /&gt;Après mon déménagement loin du Jardin des Plantes, je me suis mis à aller à la piscine, me débarrassant de la peur idiote de me montrer en maillot ou assumant enfin son envers, une envie trouble d'exister physiquement aux yeux des autres. Et puis, il est si facile dans l'eau de crier. Essayez pour voir. Personne ne vous entend. Je vous déconseille néanmoins de pleurer, car si le lieu s'y prête en apparence, ce n'est pas très pratique avec les lunettes. De toute façon, je nage, et le mouvement de l'eau sur mon visage me fait sourire. &lt;br /&gt;Comme à chaque fois que je me suis lancé dans quelque chose de nouveau, je me suis mis à nager frénétiquement... Qui eut cru que l'adolescent ingrat et grassouillet de 13-14 ans, celui-là même qui mettait son réveil à 5h du matin pour lire avant de partir à l'école Charlotte Brönté, celui-là encore qui détestait le sport et faisait semblant d'avoir une crise mystique qui lui sciait les jambes sur place à chaque compétition, oui qui eut cru que ce garçon deviendrait ce jeune homme dans le miroir, au corps ferme, presque élégant, désespérément joli, et fade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3.&lt;br /&gt;Il y a six ans, je n'existais pas, ou à peine - aux yeux des autres. Dans les boîtes de nuit que je fréquentais alors régulièrement, amitiés Internet interlopes obligent, on me regardait peu - ou alors je ne voyais rien parce que j'enlevais toujours mes lunettes et que lire Charlotte Brönté trop tôt le matin a des conséquences néfastes sur la vue, comme un chacun sait. &lt;br /&gt;Un jour, j'ai enlevé définitivement mes lunettes, me suis laissé pousser quelques poils sur les joues : je me suis mis, soudainement, à exister. Transformation qui m'a valu un nouveau surnom, moins flatteur que celui qui était alors en vogue, "la Merteuil", qui venait de mon goût des manigances et des relations troubles... Ce nouveau nom, qui n'a heureusement pas fait long feu, venait d'une comédie regressive américaine, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Not another teen movie&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sexe Academy&lt;/span&gt;, en français), et était celui de l'héroïne, salopette, cheveux attachés, grosses lunettes, et regard fuyant, qui en se lâchant les cheveux et en laissant tomber les lunettes devenait immanquablement une "fausse moche". Bref, j'entrais dans un nouveau club, mais je n'oubliais pas, au fond de moi, mes origines (physiques) modestes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4.&lt;br /&gt;Samedi, retour en boîte de nuit. Cela fait des lustres, à tel point que je retrouve le sentiment de gêne de mes débuts dans le grand monde... Je rejoins des amis. C'est toujours plus facile avec des amis. On regarde les gens, on commente, on comble le vide. Ils me parlent d'un garçon très beau. Je dis que moi, mon préféré c'est celui-là, le tee-shirt blanc. Ils ont repéré le même garçon : banalité de la beauté. Je suis des yeux cette tache blanche au milieu des gens qui, tout à coup, me semblent tous des ombres. Il est élégant, à l'aise. Il est jeune. Oh, comme j'aurais aimé être comme lui, cette facilité. Il danse, évidemment, il danse bien, il vient souvent, il doit avoir 23, 24 ans, 25 au plus. Il sait que tout le monde le regarde. D'ailleurs, tout à l'heure, n'a-t-il pa vu qu'on parlait de lui ? N'a-t-il pas eu un petit sourire narquois, non pas de gêne mais de légère satisfaction - légère parce que trop habituelle ? &lt;br /&gt;Bref, il danse, et puis il parle à un garçon chemise noire célibataire que je connais bien. Lui aussi il a l'air de le connaître bien. Ils sont amis, il ne le quitte plus, mais certainement pas amants. Ils n'ont ni les gestes, ni les regards des amants. Il retourne danser, peut-être, en tout cas, il s'éloigne. Comme j'ai un peu bu (deux ou trois vodka orange, particulièrement bonnes chez P. qui revient de l'Est, plus la bière que je tiens à la main), je me retourne vers mes amis et, un tantinet fier, leur dis que je vais leur révèler dans quelques instants l'identité de ce garçon. &lt;br /&gt;Vingt pas plus loin, je suis devant ma cible, chemise noire, que je m'apprête à questionner, quand une voix me salue dans mon dos. Je me retourne : du blanc m'éblouit. Il est là. Le tee-shirt blanc, sa petite barbiche, son sourire, tout est là, devant moi, à un baiser de distance. Il fait immédiatement tomber son briquet. Ah tiens, il est nerveux. Je ne peux m'empêcher d'éclater de rire intérieurement, je vais allumer sa cigarette avec son briquet, non, pas possible ? Je pense très vite, et autant pour cacher mon rire que pour jouer la scène qu'il m'offre si innocemment, je suis déjà par terre, à ses pieds, et puis non déjà debout face à lui, ma main lui tend son briquet. Il a les mains chaudes. Il joue le type à l'aise, me pose quelques questions. Quand je lui dis ce que je fais, il trouve ça génial, comme tout le monde, et cela m'agace un peu parce qu'avant j'étais un petit étudiant et on me trouvait génial quand on me connaissait bien, et on me disait que je gagnais à être connu, et que j'étais une bonne surprise, maintenant tout le monde me dit que je suis comme je suis, c'est normal, ça se voit - une petite prostituée sociale qui appartient un peu à tout le monde, et rarement à quelqu'un... Donc, il est là devant moi, quelques questions, il est gêné de me dire son âge, il aimerait être plus vieux, là, tout à coup, devant moi, alors il joue encore, au petit mec mûr, il est touchant, je pense à ce moment-là qu'il ne me drague peut-être pas, mais quand je lève mes yeux vers les siens, ils me fixent, ses yeux, si bleus, en amande, alors je me dis que quelque chose se passe... Des amis à lui arrivent, l'appellent, il me lance un impérieux "Ne Bouge surtout pas". Et moi je souris et suis prêt à l'attendre la nuit des temps pour ce "surtout pas"-là... et puis je réfléchis, mon attente retombe, je souris, une petite tristesse, au fond nous ne nous sommes rien dit, mes amis passent devant moi, taquins, je vais danser avec eux. Tant pis. &lt;br /&gt;Plus tard, dans mon dos, il me cherche, me dit-on. Je devrais me retourner, mais je ne peux pas. Oui, il est beau, et alors ? Je l'ai réalisé mon fantasme, il est venu à moi, que puis-je espérer de plus ? Cela ressemblera à d'autres histoires qui ressemblaient elles-mêmes à d'autres. Je souris encore, un peu plus tristement. Peut-être, la prochaine fois, dans cette même boîte, un autre échange, d'autres mots, et que tout recommencera, peut-être... Laissons le hasard faire, après tout, il nous a joliment réunis une fois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5.&lt;br /&gt;Je suis assis, plus tard, dans cette même boîte de nuit. Je raconte à J., un ami de P. que je viens de rencontrer, que j'ai été une fois dans ma vie le plus beau garçon d'une soirée, une seule fois. Je ne l'ai jamais vu avant, et pourtant j'ose, ce qui est rare, me montrer aussi directement prétentieux et égocentrique, c'est-à-dire comme je suis. Je lui précise toutefois que ce n'était pas bien difficile, parmi une dizaine d'homosexuels seulement, et vraiment peu gâtés - ouf, je réduis ma prétention. J'ajoute que c'était la soirée la plus désagréable de toute ma vie.&lt;br /&gt;Quatre ans plus tôt... J'entre, un soupir de plaisir, général. Quelques garçons moulés dans des Tee-shirts - c'est l'été - et qui avaient fait du sport pour compenser l'absence de finesse de leur traits, lèvent les yeux vers moi. J'ai l'impression d'être nu et humide. Ils me demandent mon prénom, me disent que c'est un joli prénom, bref comme moi... et d'autres phrases subtiles comme celle-ci qui me donnent à peu près le choix entre deux attitudes : le silence ou la fuite. Je les choisis tour à tour, allant régulièrement me réfugier dans le grenier, et surprenant par hasard une crise de jalousie dont je suis très involontairement la cause. Un garçon pas trop mal, surtout parce qu'un peu plus intelligent que les autres, ayant réussi à faire la conversation plus de cinq minutes avec moi, son petit copain, jeune, lui faisait une petite crise. Je sors du grenier et je dois supporter le regard des autres, toujours affalés sur le canapé, et qui parcourent, la langue sortie de la bouche, mes jambes, ma braguette, mes fesses, mon T-shirt que je m'en veux de porter si moulant, c'est la dernière fois me dis-je. Je sens des taches apparaître sur mon corps et j'ai un goût bizarre dans la bouche. On m'adressera la parole encore, mais pour me dire quoi ? Je vois bien qu'on ne me parle pas à moi. On fixe mes lèvres  - au mieux ; et on ne me demande que des choses banales. J'imagine alors quel supplice cela serait d'être ce beau garçon qu'on regarde toujours ainsi - c'est-à-dire sans le voir - et à qui on s'adresse toujours ainsi - c'est-à-dire sans lui parler. Et je ressens l'incroyable injustice de la beauté : que faire quand tout nous est dû, quand il n'y a plus rien à prouver, juste à être là, comme un pot de fleurs dans lequel on pourrait éjaculer à l'occasion ? Mais rien, il n'y a rien à faire ! Alors, pour la première fois de ma vie, je bénis mes parents d'avoir été si gourmands, d'avoir fait de moi un petit gros, je bénis Charlotte Brönté d'avoir écrit d'aussi longs romans qui m'ont rendu si myope, je bénis ceux qui m'ont adressé la parole avant que j'ôte mes lunettes, qui m'ont parlé comme à un être humain, qui ont voulu faire jaillir de sa coque quelque chose. Oui, juste quelque chose - plutôt que rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6.&lt;br /&gt;Je repense au Tee-shirt blanc, à sa beauté. Peut-être ai-je juste eu peur de savoir, savoir ce qu'elle avait fait de lui, cette trop aveuglante beauté... Peut-être. Pour pouvoir y rêver encore. Mais de loin. &lt;br /&gt;(Sur ce, il alla à la piscine.)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-578525882799326973?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/578525882799326973/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=578525882799326973' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/578525882799326973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/578525882799326973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/03/narcisse.html' title='Narcisse, ou les infortunes de la beauté'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RfF5iMQWLeI/AAAAAAAAABo/otUMVV1Ofac/s72-c/monet+4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-3828777646958640782</id><published>2007-03-06T20:00:00.000+01:00</published><updated>2007-03-07T12:30:21.420+01:00</updated><title type='text'>l'amour l'après-midi</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Re6iQwzjjpI/AAAAAAAAABg/1MumwWz25p4/s1600-h/2046_faye.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Re6iQwzjjpI/AAAAAAAAABg/1MumwWz25p4/s320/2046_faye.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5039143441936912018" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je rêve d'une vie qui ne soit faite que de premières amours et d'amours durables, c'est-à-dire que je veux l'impossible."&lt;br /&gt;Eric Rohmer&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-3828777646958640782?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/3828777646958640782/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=3828777646958640782' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/3828777646958640782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/3828777646958640782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/03/lamour-laprs-midi.html' title='l&apos;amour l&apos;après-midi'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Re6iQwzjjpI/AAAAAAAAABg/1MumwWz25p4/s72-c/2046_faye.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-5075947038439849111</id><published>2007-03-05T22:18:00.000+01:00</published><updated>2007-03-06T19:07:44.237+01:00</updated><title type='text'>la fidélité</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/ReyN3H4HCVI/AAAAAAAAABI/2NzERwzPU-w/s1600-h/Gertrud3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/ReyN3H4HCVI/AAAAAAAAABI/2NzERwzPU-w/s400/Gertrud3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5038558061267454290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;C'est une question que je me pose souvent.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Quand j’ai vu L. immédiatement après avoir passé la nuit avec celui que d’autres appelleraient mon homme, mon petit ami, mon fiancé, mon mari – Yann – j’ai su que je ne coucherai pas avec lui. Pas tout de suite, pas cet après-midi, et peut-être jamais. Il n’était pas comme je l’imaginais, ou alors si, trop comme je l’imaginais justement, à moins que ce ne soit cette voix qui m’avait déjà quelque peu rebuté au téléphone – car le charme d’une belle voix agit sur mon désir de façon souvent plus déterminante que des traits physiques avantageux ; après tout, Yann m’a conquis en chantant… L. ne m’a tout de même pas déplu, ce qui ouvre un possible pour plus tard, lorsqu’il me glissera quelque chose de triste et d’intime entre deux portes – chose à laquelle je ne résiste jamais non plus, d’où le surnom, que quelques amis, sans doute bien intentionnés, m’ont donné - de &lt;i&gt;Mère Teresa du cul&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoNormal"&gt;  &lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal"&gt;Cet après-midi là, tout semblait pouvoir être écrit sur le ciel blanc, pourtant je portais ma tristesse en étendard et, volubile, je jouais à la défier. L. n’a pas été dupe. Il m’écoutait patiemment, généreusement, tandis que moi, bassement, je profitais de son désir – ses « tu as de beaux yeux » et « j’aimerais t’embrasser » touchants de désuétude – pour remédier à l’absence d’oreille amicale que des départs précipités et le trop plein des vies parisiennes avaient creusée dans ma vie.&lt;br /&gt;Nous avons refait le même trajet, celui que j’avais fait dix, vingt, trente fois avec d'autres, ces sempiternels bords de Seine qui semblent avoir été créés pour cela, les promenades amoureuses. Et pourtant, à chaque fois, comme dans la chanson de Barbara, c’est la première fois… Est sans doute pour beaucoup, dans cette impression persistante de nouveau voyage, mon pitoyable sens de l’orientation : le seul point commun est que je m’y perde toujours un peu…&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal"&gt;Si j’avais conduit L. jusqu’à chez moi, il serait sans aucun doute entré dans la liste – la liste de mes amants. C’est un peu triste de faire des listes, diront certains. Je ne trouve pas. Ce n’est pas un carnet de prix, c’est un éloge pour se souvenir. L’Impératrice japonaise dont parle Chris Marker dans &lt;i&gt;Sans soleil&lt;/i&gt; fait une liste « des choses qui font battre le cœur ». Ecrire un nom, c’est y graver un « je t’aime » et le relire sans cesse au présent… Y figurent les personnes amies ou amantes, les films, les livres, les musiques, tous ceux qui m'ont accompagné et changé. Il y a deux semaines, j’ai inscrit sur une page vierge le nom de mon quarante-huitième amant…&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;La fidélité ? Je me souviens d’une phrase qui avait résolu bien des questionnements à ce sujet, prononcée devant le Conservatoire du 9&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; par une bonne connaissance, un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;bear &lt;/span&gt;marqué par son protestantisme et qui pratiquait néanmoins – justement ? – le SM, bref un garçon très sympathique mais qui, si quelqu’un avait eu l’idée un peu sotte de classer les garçons selon des critères bien choisis, aurait atterri à l’exact opposé de ma personne ; ce garçon, donc, avait dit : « On n’est pas fidèle dans l’absolu, on est fidèle à quelqu’un à un moment donné ». Il m’avait ainsi rendu ma fidélité perdue. Pour la journée, du moins. Parce que, bien sûr, j’aurais voulu être fidèle, l’idée me plaisait et me plaît toujours, ce sacrifice conscient - « Ce sera lui et plus aucun autre ». Dans les faits, ma fidélité n’aura tenu, avant d’être maintes fois forcée, qu’un an et demi.&lt;br /&gt;Après tout, on ne demande pas aux fidèles de croire en Dieu toutes les minutes de tous les jours, juste de temps en temps, quand il faut ouvrir la bouche pour recevoir l’hostie, par exemple. Si la fidélité vient de la foi, alors oui, je l’avoue, j’aime le doute, cet état qui permet à tout moment de se mettre à croire follement, ou de tout perdre en un battement de cils…&lt;/p&gt;     &lt;p class="MsoNormal"&gt;Qu’y puis-je si j’aime échanger, faire l’amour, tomber amoureux, construire des amitiés ambiguës ? Je n’ai jamais été au sauna, je n’ai jamais couché dans une backroom, je n’ai jamais dépensé mon énergie sexuelle en allant chez quelqu’un – ou lui chez moi – après une conversation Internet. J’ai toujours aimé, d’une façon plus ou moins forte, plus ou moins tenace, plus ou moins – si j’ose dire – réfléchie, mais aimé, oui. Ces amours-là, parfois montées en passions, sont l’exact opposé de mon amour pour Yann. Je peux donc passer des bras de l’un au lit de l’autre avec une facilité déconcertante et sans une once de culpabilité. Beaucoup m’envient cette perversion. D’autres la fustigent. Moi-même, je serais bien en peine de savoir de quel côté penche la balance...&lt;br /&gt;Aimer quelqu’un au quotidien, ce n’est pas tomber amoureux. Parfois, bien sûr, heureusement, je retombe amoureux de lui – un mot, un sourire, une attention, un regard… Mais ceux qui ne sont jamais restés longtemps avec quelqu’un (et bientôt six ans, c’est un certain temps) ne pourront pas comprendre ce que c’est que la force de l’habitude. C’est très ennuyeux à décrire, je ne connais pas d’œuvre qui ose en faire son sujet. Tous ces films, ces romans et ces poèmes ne donnent d’images de l’amour qu’instantané – c’est la fin et le début d’une histoire, c’est la passion et le sexe…&lt;br /&gt;La peinture peut-être pourrait rendre cette (relative) absence de drame. Le sacré que tisse le temps se prêterait bien à la contemplation, à ce lien étrange, et qui nous dépasse. Il est assis là, à côté de moi et il ne me regarde pas, mais le moindre mouvement de mon corps trouve un écho dans le sien ; son soupir m’appartient si bien que ma bouche n’a pas besoin de s’entrouvrir pour se plaindre à son tour ; nos larmes coulent au même instant devant la même image ; parfois, nous disons des mots que nous seuls pouvons comprendre ; le matin, avant son réveil, je mets la musique qu’il voudrait entendre, avant même qu'il ne le veuille… Oui, il y a du sacré dans cette union-là. Et c’est peu dire qu’elle fait battre mon cœur.&lt;/p&gt; &lt;span style=";font-family:Times;font-size:14;"  &gt;&lt;/span&gt; &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]---&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-5075947038439849111?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/5075947038439849111/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=5075947038439849111' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/5075947038439849111'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/5075947038439849111'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/03/la-fidlit.html' title='la fidélité'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/ReyN3H4HCVI/AAAAAAAAABI/2NzERwzPU-w/s72-c/Gertrud3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-2153469160973920215</id><published>2007-03-03T01:16:00.000+01:00</published><updated>2007-03-05T12:03:22.631+01:00</updated><title type='text'>le journal du séducteur</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Relopn4HCSI/AAAAAAAAAAs/c-ZgRbwtYbU/s1600-h/Annex+-+Barrymore,+John+%28Don+Juan%29_01.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Relopn4HCSI/AAAAAAAAAAs/c-ZgRbwtYbU/s320/Annex+-+Barrymore,+John+%28Don+Juan%29_01.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5037672722478860578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il faut se soumettre au jugement. Et pour cela, il faut tout dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai rencontré L. avec la nouvelle année. Rencontré ne serait pas le mot exact - oui soyons précis - je l'ai contacté par l'intermédiaire d'un site de chat homosexuel. Il m'a plu physiquement, un beau regard, un grand brun viril et doux à la fois. J'ai immédiatement voulu me faire aimer de lui. Comme il serait agréable et flatteur, de plaire à ce beau garçon, ai-je pensé. J'ai relu notre échange, régulier pendant deux mois. Si cela avait été prémédité, je n'aurais pas pu mieux faire. De message taquin en message charmeur, au gré des jours et des nuits, il a mordu, s'est laissé prendre à mes filets. Il y a un mois, il m'a demandé de lui écrire plus longuement, et par mail, pour sortir des cages où nous étions figés, limités. Savait-il que ce qu'il me demandait serait si facile pour moi, et causerait, peut-être, sa perte ? Je lui ai écrit cinq très longs mails, il en sait plus sur ma vie sentimentale que la plupart de mes connaissances de longue date. Je me suis amusé à tout lui dire, à ne rien cacher, et il a été séduit. Je n'ai pas eu besoin de lui mentir, je l'ai juste laissé se projeter, tomber, non, glisser vers moi... Depuis une semaine, il m'appelle "amour". Aujourd'hui, il a pris son téléphone, pour la première fois. Une heure après, il m'avait envoyé trois messages pour vanter la beauté de ma voix, l'ironie de mon ton, ma si douce timidité. Je ne peux m'empêcher de regarder la scène de loin, avec un sourire en coin. Est-ce un grand séducteur, comme ces plus de deux cent amants le laissent supposer ? Ou est-il vraiment en train de s'éprendre ? J'ai été si horriblement sincère à chacun de mes mails. Et je devinais, en les relisant déjà, quel effet aurait sur lui ce tourbillon. Mais voilà, je suis double, diable de la sincérité et dieu de l'artifice. Une auréole peut-elle tenir sur des cornes ? Suis-je monstrueux ? Que faire ? Le conduire dans ma couche et le posséder ? Ou l'exciter puis fuir en le laissant brûler d'un désir sans fin ?&lt;br /&gt;Demain, je vais rencontrer L. pour la première fois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-2153469160973920215?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/2153469160973920215/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=2153469160973920215' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/2153469160973920215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/2153469160973920215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/03/le-journal-du-sducteur.html' title='le journal du séducteur'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/Relopn4HCSI/AAAAAAAAAAs/c-ZgRbwtYbU/s72-c/Annex+-+Barrymore,+John+%28Don+Juan%29_01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8685437105755494457.post-48062657418779086</id><published>2007-03-02T21:33:00.000+01:00</published><updated>2007-03-06T00:24:21.048+01:00</updated><title type='text'>l'attente (introspection)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RelLG34HCRI/AAAAAAAAAAg/02-kpB2BJsA/s1600-h/P1010060.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RelLG34HCRI/AAAAAAAAAAg/02-kpB2BJsA/s320/P1010060.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5037640239641200914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'attente de quelque chose. Mais ne pas savoir &lt;span style="font-style: italic;"&gt;de quoi&lt;/span&gt;. Un sentiment vague, non pas un sentiment, une sensation plutôt, tenace, mélancolique, profonde donc. D'une façon ou d'une autre, quelque chose va bientôt changer. Je le sens. Depuis quelque temps déjà, je ne suis plus moi-même, je me suis perdu quelque part et je n'ai rien trouvé d'autre, aucune autre image rassurante à mettre à la place de... Avant, il m'était si facile de me rêver. Je me pensais grand amoureux, on me disait gentil, je me croyais timide, je paraissais poli, facile, travailleur, j'étais un peu solitaire, j'étais droit, cette obsession à vouloir être juste... Aujourd'hui, j'ai beaucoup d'amis - mais souvent loin - je suis plus froid, mieux aiguisé - mais je pleure encore parfois, l'après-midi, seul, en écoutant de la musique triste - j'ai trouvé l'homme de ma vie - mais j'aime tellement brûler pour d'autres - je n'arrive plus à écrire - mais je commence ce blog - je ne veux plus plaire comme avant, à tout prix - mais j'ai toujours mes moments de faiblesse. Aujourd'hui, être quelque chose et l'inverse. Mes actes ont créé des chemins sinueux, de trop multiples chemins, alors je ne sais plus me nommer. C'est peut-être cela être adulte, accepter de ne plus correspondre à l'image de celui qu'on pensait être.&lt;br /&gt;Pourtant, je me suis perdu, quelque part. L'image ne colle définitivement plus à la vitre. Revoir un film bien connu, attendre sa scène préférée avec une ferveur enfantine ; et qu'elle ne vienne jamais... Est-ce ma faute - me suis-je trompé de film ? Ou est-ce un plaisantin qui a, momentanément, et dans mon dos, trafiqué la donne, mal battu les cartes, changé les plans ?&lt;br /&gt;Alors oui, comment savoir ? S'il y a une réponse, elle doit bien être quelque part. En moi peut-être...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8685437105755494457-48062657418779086?l=torrentsdamour.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/feeds/48062657418779086/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8685437105755494457&amp;postID=48062657418779086' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/48062657418779086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8685437105755494457/posts/default/48062657418779086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://torrentsdamour.blogspot.com/2007/03/2-mars-2007.html' title='l&apos;attente (introspection)'/><author><name>love streams</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15383890862345972751</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BHVgrh-bR0g/RelLG34HCRI/AAAAAAAAAAg/02-kpB2BJsA/s72-c/P1010060.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry></feed>
